Les fabricants de téléphonie mobile ne cessent de produire de nouveaux modèles afin de satisfaire l'appétit de clients qui se lassent de leur joujou au bout de quelques mois. Résultat: les vieux téléphones portables s'entassent dans un tiroir. Que faire alors de vos appareils usagers?
Vous pouvez, bien sûr, revendre votre vieux téléphone sur un site d’enchères tel qu’Ebay. Mais il existe désormais d’autres solutions plus responsables et solidaires. Les trois grands opérateurs français sont en effet engagés dans le recyclage des mobiles anciens. Il vous suffit de vous rendre dans une de leurs boutiques afin d’y déposer votre appareil. Selon l’opérateur, plusieurs formules sont proposées. SFR et Bouygues organisent, entre autres, un système d’échange. On rend son mobile contre un bon d’achat correspondant à sa valeur actuelle et son état.
Une fois récupérés, les téléphones sont ensuite remis aux Ateliers du Bocage. L’association, proche des communautés Emmaüs, s’occupe ainsi des appareils confiés aux opérateurs, mais dispose aussi de points de collecte partout en France. Qu’ils viennent d’échange ou de dons, ce sont près de 35 000 mobiles qui sont ainsi récupérés tous les mois. Parmi eux, 30% sont encore en état de marche et bénéficient d’une seconde vie. Les 70% restants passent alors par la filière recyclage et sont envoyés aux prestataires de l’association.
En France, ces portables «jetés» font partie de la catégorie des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE). L’objectif, fixé par une directive européenne, était d’atteindre un taux de collecte de 4 kilos par an et par habitant pour les DEEE. Sur l’année 2010, la France se félicitait d’avoir collecté 6,4 kilos et donc de dépasser largement les objectifs fixés. Mais ne nous réjouissions pas trop vite, les téléphones portables font partie des DEEE les moins collectés, derrière les écrans et le gros électroménager.
Pourtant, sur un mobile, 85 à 90% du matériel peut être recyclé. Tout est bon: du plastique au nickel en passant par l’argent et le cuivre. Les Ateliers du Bocage valorisent alors les matériaux à la tonne. Les structures de recyclage revendront quant à elles leurs métaux ou leur PVC sur les marchés des matières premières et du prêt à l’emploi.
Il est enfin possible de gagner un peu d’argent tout en adoptant un comportement responsable. De nombreux sites proposent de racheter votre téléphone avant de l’envoyer au tri. Sur love2recycle.fr ou planeterecycle.com, pour n’en citer que quelques uns, les prestataires évaluent la valeur de votre mobile et vous proposent de l’envoyer gratuitement au centre de tri. Une fois le téléphone réceptionné, le particulier pourra recevoir son argent et passer des jours tranquilles sans se soucier de l’avenir de son appareil. Ce dernier sera, selon son état, remis en vente sur le marché de l’occasion, envoyé dans des pays souffrant de la fracture numérique, ou décortiqué pour en récupérer les matériaux réutilisables.
Attention: que l’on choisisse l’échange, le don ou le rachat, il faut bien faire attention à vider son mobile de toutes ses informations personnelles (codes bancaires, numéros de téléphone et autres photos privées).
Vous avez la fibre artistique? Sachez que la tendance du «cell phone art» est en marche. Rob Pettit en a fait sa marque de fabrique avec des œuvres réunissant plus de 5000 mobiles. En 2007, le Musée d’art contemporain de Baltimore dédiait une exposition à ce phénomène. «Cell Phone: Art and the Mobile Phone», regroupait alors une trentaine d’artistes et de collectifs internationaux utilisant le téléphone portable comme outil ou matériau dans leur démarche artistique.
http://www.20minutes.fr/article/776906/abandonnez-ancien-telephone-portable-recyclez-le
mardi 30 août 2011
lundi 29 août 2011
La forêt pour raison d'être
L'Onu a décidé que 2011 serait l'Année internationale des forêts. Pour conclure notre série dédiée aux arbres et aux jardins, nous sommes donc allés à la rencontre d'un homme qui passe sa vie entre feuillus et résineux. Optimiste par nature, il s'alarme pourtant de l'avenir du hêtre, un arbre qui risque d'être rayé de la carte.
«C'est une rivière au nom d'arbre, elle arrive de la forêt... avant de s'ouvrir à l'invasion des marées qui, régulièrement, la remplissent... Elle vient des bois, elle vient du nom d'un arbre, elle est Ar Faou». L'amorce du récit de Philippe Le Guillou, «L'intimité de la rivière» (éd. Gallimard) nous plonge dans le sujet:Faou, «hêtre» en breton. Un peu plus en amont, au sud-est de Brest, la forêt du Cranou, moins célèbre que ses illustres voisines d'Huelgoat ou de Brocéliande, rassemble autant d'arbres que d'émotions.
«L'oeil forestier»
Ses 650 ha sont un peu le jardin de Marc Pasqualini, 54 ans, chargé de sylviculture à l'Office national des forêts (ONF). «Les feuillus y sont plus nombreux que les résineux et l'âge moyen des arbres est d'environ 80 ans, mais elle date de plus de trois siècles», confie ce Morlaisien d'origine corse, après que son grand-père a épousé une Bretonne de Plougonven (29). Chaussé de bottes vertes, équipé d'une boussole de forestier et d'un grand pied à coulisse pour mesurer le diamètre des troncs, il en arpente sans cesse les routes et les chemins.
Réservé, comme tout homme des bois, il a «l'oeil forestier». Couleur marron, certes, mais capable de dater un chêne en le jaugeant du haut en bas de ses 35 mètres. «Ceux-ci ont 150 ans, ce sont les plus beaux de tout le Finistère, avec leur cime particulière coiffée de fougères», fait-il remarquer en s'arrêtant au lieu-dit Le Pont Rouge. Du bois qui se vend à 300euros le mètre cube, mais pas question de couper ces vieux messieurs que l'ONF ménage avec respect. Ailleurs, il n'hésite pas à tronçonner, pour éclaircir, mais pas pour élaguer.
Le secret de la forêt bretonne
«Le hêtre fait cela très bien tout seul, il est dominant par rapport au chêne. Mais si on le maintient en dessous des grands chênes, il provoque un élagage naturel en empêchant la lumière d'arriver sur les troncs des chênes qui, du coup, grandissent sans branches basses et montent haut et droit», précise l'expert. Ce mélange de chênes, de hêtres, d'ifs et de houx, et même de saules qui serviront de friandise aux chevreuils, constitue le secret de la forêt bretonne. Elle progresse, tout comme la forêt française, qui est deux fois plus importante qu'au XIXe siècle. Notamment grâce au boisement des landes autour des captages d'eau potable, dans les monts d'Arrée. Les épicéas de Sitka plantés après-guerre doivent y être renouvelés sur les sols acides, ou remplacés par des pins Douglas sur des sols plus secs.
L'Arboretum du Cranou, qui sert de laboratoire à ciel ouvert, le montre avec les sapins de Vancouver, qui ne résistent pas... faute d'humidité. À la différence des séquoias, qui se sont bien adaptés. Quant au pin noir d'Autriche, il marche moins bien que le pin laricio de Corse. À l'instar du chêne pédonculé des talus, qui souffre plus de la sécheresse que le chêne sessile.
Le besoin de mixité sociale des arbres
«Si le réchauffement climatique se poursuit, le hêtre de plaine risque de disparaître, avertit Marc Pasqualini. Les climatologues estiment qu'il sera rayé de la carte en un siècle, sauf à Huelgoat, où les réserves d'eau sont suffisantes». Mais il garde son rôle éducateur et il faut le planter en essence d'accompagnement. Ou pour le bois de chauffage car il sèche rapidement (un an contre trois pour le chêne) et produit une belle braise.
Bref, du châtaignier - «l'arbre à pain» pour les Corses - au bouleau - essence pionnière par excellence, qui pousse et repousse avant les autres -, les arbres ont besoin de mixité sociale. Tout comme les hommes, et le technicien forestier se réjouit que «depuis que nous avons supprimé les poubelles en forêt, dont le ramassage coûtait trop cher, les sous-bois sont plus propres qu'auparavant, car les promeneurs font attention». Ainsi, après être passé par les Vosges, la forêt de Compiègne et dixans dans l'Orne, MarcPasqualini, a trouvé entre chêne et hêtre, sa raison d'être.
«Arbres remarquables de Bretagne», d'Olivier Hamery (éd. Palantines).
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/marc-pasqualini-la-foret-pour-raison-d-etre-28-08-2011-1411812.php
«C'est une rivière au nom d'arbre, elle arrive de la forêt... avant de s'ouvrir à l'invasion des marées qui, régulièrement, la remplissent... Elle vient des bois, elle vient du nom d'un arbre, elle est Ar Faou». L'amorce du récit de Philippe Le Guillou, «L'intimité de la rivière» (éd. Gallimard) nous plonge dans le sujet:Faou, «hêtre» en breton. Un peu plus en amont, au sud-est de Brest, la forêt du Cranou, moins célèbre que ses illustres voisines d'Huelgoat ou de Brocéliande, rassemble autant d'arbres que d'émotions.
«L'oeil forestier»
Ses 650 ha sont un peu le jardin de Marc Pasqualini, 54 ans, chargé de sylviculture à l'Office national des forêts (ONF). «Les feuillus y sont plus nombreux que les résineux et l'âge moyen des arbres est d'environ 80 ans, mais elle date de plus de trois siècles», confie ce Morlaisien d'origine corse, après que son grand-père a épousé une Bretonne de Plougonven (29). Chaussé de bottes vertes, équipé d'une boussole de forestier et d'un grand pied à coulisse pour mesurer le diamètre des troncs, il en arpente sans cesse les routes et les chemins.
Réservé, comme tout homme des bois, il a «l'oeil forestier». Couleur marron, certes, mais capable de dater un chêne en le jaugeant du haut en bas de ses 35 mètres. «Ceux-ci ont 150 ans, ce sont les plus beaux de tout le Finistère, avec leur cime particulière coiffée de fougères», fait-il remarquer en s'arrêtant au lieu-dit Le Pont Rouge. Du bois qui se vend à 300euros le mètre cube, mais pas question de couper ces vieux messieurs que l'ONF ménage avec respect. Ailleurs, il n'hésite pas à tronçonner, pour éclaircir, mais pas pour élaguer.
Le secret de la forêt bretonne
«Le hêtre fait cela très bien tout seul, il est dominant par rapport au chêne. Mais si on le maintient en dessous des grands chênes, il provoque un élagage naturel en empêchant la lumière d'arriver sur les troncs des chênes qui, du coup, grandissent sans branches basses et montent haut et droit», précise l'expert. Ce mélange de chênes, de hêtres, d'ifs et de houx, et même de saules qui serviront de friandise aux chevreuils, constitue le secret de la forêt bretonne. Elle progresse, tout comme la forêt française, qui est deux fois plus importante qu'au XIXe siècle. Notamment grâce au boisement des landes autour des captages d'eau potable, dans les monts d'Arrée. Les épicéas de Sitka plantés après-guerre doivent y être renouvelés sur les sols acides, ou remplacés par des pins Douglas sur des sols plus secs.
L'Arboretum du Cranou, qui sert de laboratoire à ciel ouvert, le montre avec les sapins de Vancouver, qui ne résistent pas... faute d'humidité. À la différence des séquoias, qui se sont bien adaptés. Quant au pin noir d'Autriche, il marche moins bien que le pin laricio de Corse. À l'instar du chêne pédonculé des talus, qui souffre plus de la sécheresse que le chêne sessile.
Le besoin de mixité sociale des arbres
«Si le réchauffement climatique se poursuit, le hêtre de plaine risque de disparaître, avertit Marc Pasqualini. Les climatologues estiment qu'il sera rayé de la carte en un siècle, sauf à Huelgoat, où les réserves d'eau sont suffisantes». Mais il garde son rôle éducateur et il faut le planter en essence d'accompagnement. Ou pour le bois de chauffage car il sèche rapidement (un an contre trois pour le chêne) et produit une belle braise.
Bref, du châtaignier - «l'arbre à pain» pour les Corses - au bouleau - essence pionnière par excellence, qui pousse et repousse avant les autres -, les arbres ont besoin de mixité sociale. Tout comme les hommes, et le technicien forestier se réjouit que «depuis que nous avons supprimé les poubelles en forêt, dont le ramassage coûtait trop cher, les sous-bois sont plus propres qu'auparavant, car les promeneurs font attention». Ainsi, après être passé par les Vosges, la forêt de Compiègne et dixans dans l'Orne, MarcPasqualini, a trouvé entre chêne et hêtre, sa raison d'être.
«Arbres remarquables de Bretagne», d'Olivier Hamery (éd. Palantines).
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/marc-pasqualini-la-foret-pour-raison-d-etre-28-08-2011-1411812.php
dimanche 28 août 2011
La centrale nucléaire de Flamanville pas totalement préparée à un séisme
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé à la centrale de Flamanville (Manche) d'améliorer ses mesures de prévention contre les tremblements de terre, notamment pour un bâtiment de gestion de crise qui n'est pas aux normes sismiques prévues, a-t-on appris vendredi auprès de l'ASN.Tous les bâtiments de la centrale qui le nécessitent sont "dimensionnés" pour un séisme de 5,7 sur l'échelle de Richter sauf le "bloc de sécurité" (BDS), un "bâtiment abritant une partie des équipes de crises et des moyens de télécommunication utilisés" en cas de "plan d'urgence interne", selon une lettre de l'ASN à EDF datée du 10 août.
Les installations nucléaires du Cotentin sont normalement conçues pour résister à un séisme de 5,7 sur l'échelle ouverte de Richter, soit un tremblement de terre un peu plus important que le plus grave survenu dans la région de mémoire d'homme (à Jersey en 1926, avec 5,2).
Le gendarme du nucléaire a demandé à l'exploitant de "confirmer que le futur BDS commun à l'EPR (le réacteur en construction à Flamanville à côté des deux actuels, ndlr) sera bien dimensionné" pour un tel séisme.
Si l'ASN garde une "impression mitigée" concernant la conformité au risque sismique du site, l'inspection est "globalement satisfaisante" sur les quatre autres points étudiés: "gestion des situations d'urgence, inondations, alimentation électriques et refroidissement".
L'ASN, qui mène une vague d'inspections pour vérifier la conformité des installations françaises à la lumière des problèmes rencontrés par la centrale de Fukushima en mars au Japon, a aussi presque terminé son inspection à l'usine Areva de retraitement de déchets nucléaires de La Hague.
Le gendarme est "globalement satisfait" pour les bâtiments du coeur de l'usine qu'il a inspectés en juillet mais dans un (...) Lire la suite sur Liberation.fr
Les installations nucléaires du Cotentin sont normalement conçues pour résister à un séisme de 5,7 sur l'échelle ouverte de Richter, soit un tremblement de terre un peu plus important que le plus grave survenu dans la région de mémoire d'homme (à Jersey en 1926, avec 5,2).
Le gendarme du nucléaire a demandé à l'exploitant de "confirmer que le futur BDS commun à l'EPR (le réacteur en construction à Flamanville à côté des deux actuels, ndlr) sera bien dimensionné" pour un tel séisme.
Si l'ASN garde une "impression mitigée" concernant la conformité au risque sismique du site, l'inspection est "globalement satisfaisante" sur les quatre autres points étudiés: "gestion des situations d'urgence, inondations, alimentation électriques et refroidissement".
L'ASN, qui mène une vague d'inspections pour vérifier la conformité des installations françaises à la lumière des problèmes rencontrés par la centrale de Fukushima en mars au Japon, a aussi presque terminé son inspection à l'usine Areva de retraitement de déchets nucléaires de La Hague.
Le gendarme est "globalement satisfait" pour les bâtiments du coeur de l'usine qu'il a inspectés en juillet mais dans un (...) Lire la suite sur Liberation.fr
samedi 27 août 2011
Une étude sur la formation des nuages pourrait remettre en cause les modèles climatiques
Grâce à une machine à fabriquer les nuages, les scientifiques se sont aperçus que les modélisations du climat reposaient sur des hypothèses incomplètes...
Les chercheurs qui travaillent sur l’expérience Cloud ont la tête dans les nuages mais pourraient bien remettre profondément en cause les modèles d’étude du climat. Dans une étude publiée mercredi dans la revue scientifique Nature, les physiciens du laboratoire spécialisé du Cern, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire basée à Genève, ont démontré que les aérosols, ces particules en suspension qui permettent la formation des nuages, pourraient avoir un effet jusqu’ici ignoré sur le climat.
Mais les gaz qui entrent dans la formation des nuages ne sont pas ceux que l’on croyait: «Jusqu’à ce jour, on pensait que l’acide sulfurique et l’ammoniaque étaient les principaux responsables de la production d’aérosols dans la basse atmosphère (environ un kilomètre de la surface de la Terre), précise Jasper Kirkby, responsable de l’expérience. Or notre travail montre que ce n’est pas du tout le cas! Ils n’interviennent que dans une proportion d’un dixième à un millième dans la formation des noyaux de condensation.»
En réfléchissant les rayons du soleil, les nuages auraient un effet «rafraîchissant» sur la planète. Donc si l’homme produit des particules qui favorisent la production de nuages, il ralentirait le réchauffement climatique. Une conclusion hâtive pour un grand nombre de scientifiques, qui rappellent que le phénomène d’effet de serre provoqué par les émissions de gaz dans l’atmosphère reste le principal contributeur du réchauffement climatique. L’effet des rayons solaires sur le climat est également sujet à controverses, les climato-sceptiques ayant toujours imputé les variations de températures à l’intensité du rayonnement et non à l’effet de serre.
http://www.20minutes.fr/article/775204/etude-formation-nuages-pourrait-remettre-cause-modeles-climatiques
Les chercheurs qui travaillent sur l’expérience Cloud ont la tête dans les nuages mais pourraient bien remettre profondément en cause les modèles d’étude du climat. Dans une étude publiée mercredi dans la revue scientifique Nature, les physiciens du laboratoire spécialisé du Cern, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire basée à Genève, ont démontré que les aérosols, ces particules en suspension qui permettent la formation des nuages, pourraient avoir un effet jusqu’ici ignoré sur le climat.
Des gaz encore inconnus entrent dans la recette des nuages
Dans leur «chambre à brouillard», les scientifiques ont recréé des nuages. La recette leur semblait simple: prenez l’humidité de l’air, mettez la en contact avec des aérosols (poussières, particules émises par la combustion de matières, pollution,…) ou des gaz présents dans l’atmosphère, attendez que l’humidité se condense autour de ces particules et laissez le nuage se former.Mais les gaz qui entrent dans la formation des nuages ne sont pas ceux que l’on croyait: «Jusqu’à ce jour, on pensait que l’acide sulfurique et l’ammoniaque étaient les principaux responsables de la production d’aérosols dans la basse atmosphère (environ un kilomètre de la surface de la Terre), précise Jasper Kirkby, responsable de l’expérience. Or notre travail montre que ce n’est pas du tout le cas! Ils n’interviennent que dans une proportion d’un dixième à un millième dans la formation des noyaux de condensation.»
Polluer pour rafraîchir l’atmosphère?
Si les chercheurs ignorent encore quels autres gaz entrent en jeu, l’impact de cette découverte remet déjà en question les modèles climatiques: «S’ils proviennent de l’activité humaine, cela soulève la possibilité que les hommes aient un impact différent sur le climat. S’ils sont d’origine naturelle, alors nous pourrions y voir une nouvelle forme de rétroactions climatiques», explique Jasper Kirkby.En réfléchissant les rayons du soleil, les nuages auraient un effet «rafraîchissant» sur la planète. Donc si l’homme produit des particules qui favorisent la production de nuages, il ralentirait le réchauffement climatique. Une conclusion hâtive pour un grand nombre de scientifiques, qui rappellent que le phénomène d’effet de serre provoqué par les émissions de gaz dans l’atmosphère reste le principal contributeur du réchauffement climatique. L’effet des rayons solaires sur le climat est également sujet à controverses, les climato-sceptiques ayant toujours imputé les variations de températures à l’intensité du rayonnement et non à l’effet de serre.
http://www.20minutes.fr/article/775204/etude-formation-nuages-pourrait-remettre-cause-modeles-climatiques
vendredi 26 août 2011
Fukushima: Les rejets de césium 137 sont 168 fois plus importants qu'à Hiroshima
Depuis le 11 mars, la centrale de Fukushima a rejeté 168 fois plus de césium radioactif que l'explosion d'Hiroshima...
La quantité de césium radioactif dégagée depuis le 11 mars par la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est du Japon) est 168 fois plus importante que celle dispersée en un instant par la bombe atomique d'Hiroshima, a affirmé jeudi un journal nippon. Selon le Tokyo Shimbun, qui dit s'appuyer sur des estimations du gouvernement, les réacteurs endommagés par un tsunami géant ont dégagé jusqu'ici 15.000 terabecquerels de césium 137 au fil des mois. En août 1945, la bombe atomique larguée par l'armée américaine au-dessus de la ville d'Hiroshima (sud-ouest) avait relâché instantanément dans l'atmosphère 89 terabecquerels de cet isotope dont la période radioactive est de 30 ans, a ajouté le journal.
«En théorie, la quantité de césium 137 échappé de la centrale de Fukushima est donc 168,5 fois plus importante que celle de la bombe américaine», a-t-il souligné, en affirmant que cette estimation avait été calculée par le gouvernement à la demande d'une commission du Parlement. Mais là s'arrête la comparaison, car la bombe A a fait 140.000 morts, tués immédiatement par la chaleur ou le souffle de l'explosion, ou dans les mois suivant à cause des effets des radiations, alors que l'accident de Fukushima n'a causé jusqu'ici aucun décès.
Après l'éclatement de la crise nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi (exploitée par Tepco), la plus grave depuis celle de Tchernobyl, les autorités japonaises ont décrété une zone d'évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour site. Plus de 85.000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d'accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation.
http://www.20minutes.fr/monde/775078-rejets-cesium-137-fukushima-168-fois-plus-importants-hiroshima
La quantité de césium radioactif dégagée depuis le 11 mars par la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est du Japon) est 168 fois plus importante que celle dispersée en un instant par la bombe atomique d'Hiroshima, a affirmé jeudi un journal nippon. Selon le Tokyo Shimbun, qui dit s'appuyer sur des estimations du gouvernement, les réacteurs endommagés par un tsunami géant ont dégagé jusqu'ici 15.000 terabecquerels de césium 137 au fil des mois. En août 1945, la bombe atomique larguée par l'armée américaine au-dessus de la ville d'Hiroshima (sud-ouest) avait relâché instantanément dans l'atmosphère 89 terabecquerels de cet isotope dont la période radioactive est de 30 ans, a ajouté le journal.
«En théorie, la quantité de césium 137 échappé de la centrale de Fukushima est donc 168,5 fois plus importante que celle de la bombe américaine», a-t-il souligné, en affirmant que cette estimation avait été calculée par le gouvernement à la demande d'une commission du Parlement. Mais là s'arrête la comparaison, car la bombe A a fait 140.000 morts, tués immédiatement par la chaleur ou le souffle de l'explosion, ou dans les mois suivant à cause des effets des radiations, alors que l'accident de Fukushima n'a causé jusqu'ici aucun décès.
Tchernobyl équivaudrait à 900 fois Hiroshima
Le gouvernement juge d'ailleurs «non rationnel» de comparer ainsi la contamination radioactive d'une centrale nucléaire avec celle d'une arme atomique destinée à tuer. La même comparaison révèlerait que l'explosion du réacteur de Tchernobyl (Ukraine) en 1986 a dispersé dans l'environnement 900 fois plus de césium 137 que la bombe d'Hiroshima, si l'on s'en réfère aux évaluations de l'Institut français de la radioprotection et de la sûreté nucléaire (IRSN).Après l'éclatement de la crise nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi (exploitée par Tepco), la plus grave depuis celle de Tchernobyl, les autorités japonaises ont décrété une zone d'évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour site. Plus de 85.000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d'accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation.
http://www.20minutes.fr/monde/775078-rejets-cesium-137-fukushima-168-fois-plus-importants-hiroshima
jeudi 25 août 2011
La côte Est des Etats-Unis se prépare à l'arrivée d'Irene
Des vents de plus de 150km/h pourraient toucher Washington et New York...
L'ouragan Irene, qui continue de se renforcer, a été classé mercredi en catégorie 2 sur une échelle de cinq, incitant les habitants de la côte Est des Etats-Unis à se préparer à sa possible arrivée ce week-end. Le Centre national de veille des ouragans (NHC) a précisé qu'Irene, localisé mercredi à 06h00 GMT à environ 650 km au sud-est des Bahamas, charrie désormais des vents de plus de 150 km/h. «Irene devrait se transformer en ouragan majeur dans les prochains jours», estime le NHC.
L'ouragan se trouve encore à 1.570 km au sud de la Caroline du Nord. Première dépression majeure de la saison 2011 dans l'Atlantique, il pourrait également être la première intempérie de cette ampleur à toucher le sol américain depuis le passage de Ike sur le Texas en 2008. Selon les prévisions météorologiques, il ne devrait pas constituer une menace pour les installations pétrolières et gazières américaines dans le golfe du Mexique.
Le gouverneur de la Caroline du Nord, Bev Perdue, a appelé les habitants à s'assurer qu'ils disposaient de réserves de nourriture, d'eau et de matériels pour trois jours. Des évacuations volontaires devaient débuter mercredi dans les Outer Banks, un ensemble d'îles et de plages de Caroline du Nord qui attirent des touristes en été.
http://www.20minutes.fr/article/774398/cote-etats-unis-prepare-arrivee-irene
L'ouragan Irene, qui continue de se renforcer, a été classé mercredi en catégorie 2 sur une échelle de cinq, incitant les habitants de la côte Est des Etats-Unis à se préparer à sa possible arrivée ce week-end. Le Centre national de veille des ouragans (NHC) a précisé qu'Irene, localisé mercredi à 06h00 GMT à environ 650 km au sud-est des Bahamas, charrie désormais des vents de plus de 150 km/h. «Irene devrait se transformer en ouragan majeur dans les prochains jours», estime le NHC.
L'ouragan se trouve encore à 1.570 km au sud de la Caroline du Nord. Première dépression majeure de la saison 2011 dans l'Atlantique, il pourrait également être la première intempérie de cette ampleur à toucher le sol américain depuis le passage de Ike sur le Texas en 2008. Selon les prévisions météorologiques, il ne devrait pas constituer une menace pour les installations pétrolières et gazières américaines dans le golfe du Mexique.
Des évacuations volontaires prévues en Caroline du Nord
Irene qui avait perdu de son intensité mardi (catégorie 1) pourrait reprendre de la vigueur et passer en catégorie 3 jeudi avec des vents à près de 180 km/h, précise le NHC. Il pourrait approcher des côtes de la Caroline du Nord et de la Caroline du Sud samedi matin. Toute la région de la Nouvelle-Angleterre pourrait ensuite être touchée par des pluies torrentielles, des vents violents et des inondations, a déclaré Craig Fugate, administrateur de l'Agence fédérale américaine de gestion des situations d'urgence (Fema). Une partie de son impact pourrait être ressentie dans des villes comme Washington et New York, selon les prévisions.Le gouverneur de la Caroline du Nord, Bev Perdue, a appelé les habitants à s'assurer qu'ils disposaient de réserves de nourriture, d'eau et de matériels pour trois jours. Des évacuations volontaires devaient débuter mercredi dans les Outer Banks, un ensemble d'îles et de plages de Caroline du Nord qui attirent des touristes en été.
http://www.20minutes.fr/article/774398/cote-etats-unis-prepare-arrivee-irene
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mercredi 24 août 2011
Le nouveau film de Yann Arthus-Bertrand dédié aux océans
Du partenariat entre la marque de montres Omega et GoodPlanet, la Fondation pour le développement durable de Yann Arthus-Bertrand, va naître un film documentaire sur la splendeur de nos océans. Rendez-vous en juin 2012 pour le découvrir...
«Personne ne pouvait mieux le faire. Yann Arthus-Bertrand est à la fois un écologiste et un spécialiste dans la photographie aérienne, explique sur le site de la marque, le président d’Omega Stephen Urquhart. Il a une combinaison unique de compétences qui lui permettra de communiquer la majesté et la beauté des océans de manière cinématographique. »
Omega et Goodplanet, une association insolite ? Pas tant que cela. Ces dernières années, la marque suisse a souvent accompagné les amoureux de la mer dans leurs projets, comme Jacques-Yves Cousteau (océanographe et scientifique français), Sir Peter Blake (navigateur néo-zélandais), Charles William Beebe (naturaliste et explorateur américain) ou encore Jacques Mayol (plongeur apnéiste français).
Avec ce film, Omega et GoodPlanet espèrent sensibiliser les gens à la nécessité de protéger les océans en montrant leur beauté et en expliquant les défis qu’il faudra relever pour les préserver. Pour la petite histoire, c’est lors du lancement des montres de plongée d’Omega Seamaster Planet Océan, le 19 mai dernier à Capri, que l’annonce de cette association a été faite.
Le film sera diffusé (sans droit ni copyright) partout dans le monde sur toutes les chaines le 5 juin 2012, lors du prochain sommet de la Terre RIO+20.
http://www.20minutes.fr/article/773908/nouveau-film-yann-arthus-bertrand-dedie-oceans
«Personne ne pouvait mieux le faire. Yann Arthus-Bertrand est à la fois un écologiste et un spécialiste dans la photographie aérienne, explique sur le site de la marque, le président d’Omega Stephen Urquhart. Il a une combinaison unique de compétences qui lui permettra de communiquer la majesté et la beauté des océans de manière cinématographique. »
Omega et Goodplanet, une association insolite ? Pas tant que cela. Ces dernières années, la marque suisse a souvent accompagné les amoureux de la mer dans leurs projets, comme Jacques-Yves Cousteau (océanographe et scientifique français), Sir Peter Blake (navigateur néo-zélandais), Charles William Beebe (naturaliste et explorateur américain) ou encore Jacques Mayol (plongeur apnéiste français).
Avec ce film, Omega et GoodPlanet espèrent sensibiliser les gens à la nécessité de protéger les océans en montrant leur beauté et en expliquant les défis qu’il faudra relever pour les préserver. Pour la petite histoire, c’est lors du lancement des montres de plongée d’Omega Seamaster Planet Océan, le 19 mai dernier à Capri, que l’annonce de cette association a été faite.
Le film sera diffusé (sans droit ni copyright) partout dans le monde sur toutes les chaines le 5 juin 2012, lors du prochain sommet de la Terre RIO+20.
http://www.20minutes.fr/article/773908/nouveau-film-yann-arthus-bertrand-dedie-oceans
mardi 23 août 2011
Japon: des zones autour de Fukushima seront interdites pendant des décennies
Ces zones pourraient être rachetées par le gouvernement, pour y stocker des déchets nucléaires...
Certaines zones proches de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, dans le nord-est du Japon, vont probablement rester interdites «pendant plusieurs décennies», ont rapporté lundi les médias citant des sources officielles.
Le Premier ministre nippon, Naoto Kan, qui doit quitter le pouvoir à la fin du mois, devrait se rendre dans la région ce samedi pour présenter des excuses aux habitants évacués après le début de l'accident provoqué par un violent séisme et un tsunami géant le 11 mars. Le journal Yomiuri, citant une source gouvernementale non identifiée, a indiqué que les zones se trouvant dans un rayon de trois kilomètres autour de la centrale Fukushima Daiichi seront probablement maintenues hors d'accès «pour une longue période -- peut-être plusieurs décennies». Le gouvernement pourrait racheter certains terrains aux habitants afin d'y stocker temporairement les déchets radioactifs, y compris les débris et les boues contaminés de l'usine atomique, a ajouté le plus grand quotidien nippon.
Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, n'a pas démenti ces informations. «Je ne peux pas nier le fait qu'il puisse être difficile pour les résidents de certaines régions de revenir chez eux avant longtemps. Je m'en excuse profondément», a-t-il dit.
Après l'éclatement de la crise nucléaire la plus grave depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans, les autorités japonaises ont décrété une zone d'évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale. Plus de 85.000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d'accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation. Des analyses récentes effectuées par le ministère des Sciences et de la Technologie ont révélé des taux de radioactivité cinq fois supérieurs à la limite légale de 20 millisieverts par an dans 15 des 50 stations d'observation installées à l'intérieur de ce périmètre.
L'opérateur de la centrale nucléaire, Tokyo Electric Power (Tepco), a indiqué que les rejets radioactifs ont baissé de façon importante depuis l'accident et espère pouvoir ramener la température du combustible nucléaire en dessous des 100 degrés Celsius d'ici à janvier.
http://www.20minutes.fr/article/773426/japon-zones-autour-fukushima-interdites-pendant-decennies
Certaines zones proches de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, dans le nord-est du Japon, vont probablement rester interdites «pendant plusieurs décennies», ont rapporté lundi les médias citant des sources officielles.
Le Premier ministre nippon, Naoto Kan, qui doit quitter le pouvoir à la fin du mois, devrait se rendre dans la région ce samedi pour présenter des excuses aux habitants évacués après le début de l'accident provoqué par un violent séisme et un tsunami géant le 11 mars. Le journal Yomiuri, citant une source gouvernementale non identifiée, a indiqué que les zones se trouvant dans un rayon de trois kilomètres autour de la centrale Fukushima Daiichi seront probablement maintenues hors d'accès «pour une longue période -- peut-être plusieurs décennies». Le gouvernement pourrait racheter certains terrains aux habitants afin d'y stocker temporairement les déchets radioactifs, y compris les débris et les boues contaminés de l'usine atomique, a ajouté le plus grand quotidien nippon.
Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, n'a pas démenti ces informations. «Je ne peux pas nier le fait qu'il puisse être difficile pour les résidents de certaines régions de revenir chez eux avant longtemps. Je m'en excuse profondément», a-t-il dit.
Après l'éclatement de la crise nucléaire la plus grave depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans, les autorités japonaises ont décrété une zone d'évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale. Plus de 85.000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d'accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation. Des analyses récentes effectuées par le ministère des Sciences et de la Technologie ont révélé des taux de radioactivité cinq fois supérieurs à la limite légale de 20 millisieverts par an dans 15 des 50 stations d'observation installées à l'intérieur de ce périmètre.
L'opérateur de la centrale nucléaire, Tokyo Electric Power (Tepco), a indiqué que les rejets radioactifs ont baissé de façon importante depuis l'accident et espère pouvoir ramener la température du combustible nucléaire en dessous des 100 degrés Celsius d'ici à janvier.
http://www.20minutes.fr/article/773426/japon-zones-autour-fukushima-interdites-pendant-decennies
lundi 22 août 2011
La pêche du corail rouge interdite sur la Côte Vermeille à faible profondeur
L'Etat vient d'interdire la pêche du corail rouge à moins de 50 mètres de profondeur en Méditerranée sur les côtes de la Catalogne française, a-t-on appris jeudi 18 août auprès du Laboratoire océanologique de Banyuls-sur-mer (Pyrénées-Orientales).
La mesure est mal prise par les plongeurs professionnels pour lesquels le corail rouge, utilisé en joaillerie et parfois surnommé «or rouge», peut constituer une source de profit appréciable. Mais, pour ceux qui soutiennent cette décision, il s'agit de protéger le corail et l'activité touristique qu'il génère. Les prélèvements en eaux peu profondes étaient jusqu'alors autorisés du 1er mai au 30 septembre avec une limitation à 50 kilos annuels par pêcheur. La préfecture de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur - c'est elle qui a compétence sur ces eaux - vient donc de modifier la réglementation.
Le corail rouge n'est pas classé dans les espèces protégées ou menacées. Mais les études des stocks montraient un risque pour ce patrimoine dans les zones proches de la Réserve naturelle marine située au large du Roussillon, a expliqué à l'AFP Philippe Lebaron, directeur du Laboratoire océanologique Arago de Banyuls-sur-Mer. Animal invertébré possédant un squelette rigide qui peut atteindre 20 cm de haut avec des branches de 8 mm de diamètre en 20 ans, le corail rouge (Corallium rubrum) se fixe sur des roches peu exposées à la lumière, donc généralement à de grandes profondeurs, jusqu'à 400 m. Mais, au large du Roussillon, il est présent dès 20 m de profondeur car les eaux sont troubles et il y a de nombreuses anfractuosités.
Jusqu'à 3.000 euros le kilo
Ce corail peut se vendre jusqu'à 3.000 euros le kilo pour les branches de 8 mm. Celles de qualité inférieure, (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
La mesure est mal prise par les plongeurs professionnels pour lesquels le corail rouge, utilisé en joaillerie et parfois surnommé «or rouge», peut constituer une source de profit appréciable. Mais, pour ceux qui soutiennent cette décision, il s'agit de protéger le corail et l'activité touristique qu'il génère. Les prélèvements en eaux peu profondes étaient jusqu'alors autorisés du 1er mai au 30 septembre avec une limitation à 50 kilos annuels par pêcheur. La préfecture de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur - c'est elle qui a compétence sur ces eaux - vient donc de modifier la réglementation.
Le corail rouge n'est pas classé dans les espèces protégées ou menacées. Mais les études des stocks montraient un risque pour ce patrimoine dans les zones proches de la Réserve naturelle marine située au large du Roussillon, a expliqué à l'AFP Philippe Lebaron, directeur du Laboratoire océanologique Arago de Banyuls-sur-Mer. Animal invertébré possédant un squelette rigide qui peut atteindre 20 cm de haut avec des branches de 8 mm de diamètre en 20 ans, le corail rouge (Corallium rubrum) se fixe sur des roches peu exposées à la lumière, donc généralement à de grandes profondeurs, jusqu'à 400 m. Mais, au large du Roussillon, il est présent dès 20 m de profondeur car les eaux sont troubles et il y a de nombreuses anfractuosités.
Jusqu'à 3.000 euros le kilo
Ce corail peut se vendre jusqu'à 3.000 euros le kilo pour les branches de 8 mm. Celles de qualité inférieure, (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
dimanche 21 août 2011
En Alsace, une maison écolo se nourrit du soleil
Orientée plein sud, son immense verrière inclinée est inondée de soleil l'hiver, mais toujours à l'ombre l'été: l'Héliodome, étonnante maison en forme de cadran solaire, vient de sortir de terre dans un village alsacien et se rêve en pionnier de l'habitat vert
Contrairement à d'autres projets conçus autour du soleil, cet intrigant bâtiment aux allures de toupie - ou d'OVNI - de bois et de verre ne se tourne pas pour suivre la course de l'astre. Il profite au maximum de sa trajectoire. L'originalité repose sur la verrière de 160 m2 en forme de corolle de fleur, qui s'avance hors de la maison côté sud, donnant au logement de très beaux volumes. Son inclinaison a été calculée en fonction de la latitude: une maison similaire en Italie serait moins inclinée, mais en Scandinavie elle le serait davantage. «On a ainsi une luminosité maximum, on tire avantage du soleil, mais sans le subir», explique Eric Wasser, l'heureux propriétaire de l'Héliodome à Cosswiller (Bas-Rhin). M. Wasser, designer et ébéniste âgé de 54 ans, porte depuis plus de dix ans ce projet dont le principe breveté a été primé en 2003 au concours Lépine.
Pas besoin de climatisation en été, et presque pas de chauffage en hiver. C'est le soleil qui apporte la quasi-totalité des besoins énergétiques de la maison, aux murs bien isolés, et qui ne dispose d'aucun radiateur. L'hiver, le soleil chauffe naturellement la maison à travers les vitres. Quelques panneaux solaires surmontant la coupole suffisent pour alimenter le chauffe-eau. Une partie de l'eau chaude circule dans la dalle en béton du rez-de-chaussée, créant ainsi un système de chauffage complémentaire. Et au cas où il ferait malgré tout un peu trop frisquet dans la maison de 200 m2, (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
Contrairement à d'autres projets conçus autour du soleil, cet intrigant bâtiment aux allures de toupie - ou d'OVNI - de bois et de verre ne se tourne pas pour suivre la course de l'astre. Il profite au maximum de sa trajectoire. L'originalité repose sur la verrière de 160 m2 en forme de corolle de fleur, qui s'avance hors de la maison côté sud, donnant au logement de très beaux volumes. Son inclinaison a été calculée en fonction de la latitude: une maison similaire en Italie serait moins inclinée, mais en Scandinavie elle le serait davantage. «On a ainsi une luminosité maximum, on tire avantage du soleil, mais sans le subir», explique Eric Wasser, l'heureux propriétaire de l'Héliodome à Cosswiller (Bas-Rhin). M. Wasser, designer et ébéniste âgé de 54 ans, porte depuis plus de dix ans ce projet dont le principe breveté a été primé en 2003 au concours Lépine.
Pas besoin de climatisation en été, et presque pas de chauffage en hiver. C'est le soleil qui apporte la quasi-totalité des besoins énergétiques de la maison, aux murs bien isolés, et qui ne dispose d'aucun radiateur. L'hiver, le soleil chauffe naturellement la maison à travers les vitres. Quelques panneaux solaires surmontant la coupole suffisent pour alimenter le chauffe-eau. Une partie de l'eau chaude circule dans la dalle en béton du rez-de-chaussée, créant ainsi un système de chauffage complémentaire. Et au cas où il ferait malgré tout un peu trop frisquet dans la maison de 200 m2, (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
samedi 20 août 2011
Les petits hommes verts pourraient ne pas supporter nos gaz à effet de serre
Et si les extraterrestres étaient des écolos convaincus? Des scientifiques de la Nasa estiment qu'ils pourraient décider de s'attaquer à la Terre s'ils apercevaient une modification trop importante de notre atmosphère...
Et si la principale raison de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, était de se prémunir contre une attaque extra-terrestre? De très sérieux scientifiques de la Nasa et l’Université de Pennsylvanie affirment dans le Guardian que ce scénario, qu’ils jugent tout de même «peu probable», est plausible. Un changement de l’atmosphère terrestre serait en effet visible depuis l’espace, et une vie extra-terrestre pourrait considérer cela comme une menace, car symptomatique d’une civilisation dont l’expansion deviendrait «hors de contrôle». Elle pourrait alors prendre des mesures drastiques pour enrayer cette menace.
Les auteurs de cette étude ont dressé différents scénarios en cas de rencontre entre les humains et des extra-terrestres. Ils avertissent que ces derniers pourraient se méfier de civilisations qui se développent très rapidement, car elles pourraient détruire la vie d’autres civilisations. Les humains ne sont-ils pas déjà responsables d’extinctions d’espèces sur la terre, rappellent les scientifiques.
Dans un de leurs scénarios, le plus extrême, ils estiment que les aliens pourraient procéder à des frappes préventives pour se prémunir. Et de mettre en garde sur le fait que nous pourrions être entrés dans la période où cette expansion serait détectable, via les émissions de gaz à effet de serre.
Ce scénario devrait «nous donner des raisons de limiter notre croissance et de réduire notre impact sur les écosystèmes» alertent les scientifiques. Plus que jamais notre survie est en jeu.
http://www.20minutes.fr/article/772402/petits-hommes-verts-pourraient-supporter-gaz-effet-serre
Et si la principale raison de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, était de se prémunir contre une attaque extra-terrestre? De très sérieux scientifiques de la Nasa et l’Université de Pennsylvanie affirment dans le Guardian que ce scénario, qu’ils jugent tout de même «peu probable», est plausible. Un changement de l’atmosphère terrestre serait en effet visible depuis l’espace, et une vie extra-terrestre pourrait considérer cela comme une menace, car symptomatique d’une civilisation dont l’expansion deviendrait «hors de contrôle». Elle pourrait alors prendre des mesures drastiques pour enrayer cette menace.
Les auteurs de cette étude ont dressé différents scénarios en cas de rencontre entre les humains et des extra-terrestres. Ils avertissent que ces derniers pourraient se méfier de civilisations qui se développent très rapidement, car elles pourraient détruire la vie d’autres civilisations. Les humains ne sont-ils pas déjà responsables d’extinctions d’espèces sur la terre, rappellent les scientifiques.
Dans un de leurs scénarios, le plus extrême, ils estiment que les aliens pourraient procéder à des frappes préventives pour se prémunir. Et de mettre en garde sur le fait que nous pourrions être entrés dans la période où cette expansion serait détectable, via les émissions de gaz à effet de serre.
Ce scénario devrait «nous donner des raisons de limiter notre croissance et de réduire notre impact sur les écosystèmes» alertent les scientifiques. Plus que jamais notre survie est en jeu.
http://www.20minutes.fr/article/772402/petits-hommes-verts-pourraient-supporter-gaz-effet-serre
vendredi 19 août 2011
Japon: traces radioactives dans la glande thyroïde d'enfants de Fukushima
Les tests avaient été effectués moins de deux semaines après le tsunami. Les concentrations d'iode observées ne seraient pas alarmantes selon les autorités...
Des traces d'éléments radioactifs ont été détectées dans la glande thyroïde de quelque 45% des enfants de municipalités voisines de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima ayant subi des contrôles, a-t-on appris jeudi de source officielle.
Les concentrations d'iode radioactif observées lors de tests effectués il y a cinq mois dans la préfecture de Fukushima (nord-est) ne sont toutefois pas alarmantes, en termes d'impact sur la santé, a précisé un fonctionnaire. «La position officielle du gouvernement est qu'aucun des enfants testés n'a montré des niveaux problématiques de contamination radioactive», a-t-il déclaré à l'AFP, en souhaitant conserver l'anonymat.
Un groupe d'experts gouvernementaux a conduit des contrôles auprès de 1.149 enfants âgés de moins de 15 ans, deux semaines après le séisme et le tsunami du 11 mars qui ont déclenché une série d'avaries à la centrale Fukushima Daiichi et entraîné des explosions d'hydrogène accompagnées d'importants rejets radioactifs. Au total, 44,6% des 1.080 enfants dont les tests sont valides ont présenté une contamination au niveau de la glande thyroïde, où l'iode radioactif va généralement se fixer, augmentant le risque de développer un cancer ultérieurement.
Selon le fonctionnaire, aucun des enfants ne souffre toutefois de contamination au-delà de la norme déterminée par la Commission japonaise de sûreté nucléaire (0,2 microsievert par heure), niveau à partir duquel est exigé un examen médical approfondi. La Commission envisage de l'abaisser à 0,1 microsievert par heure, un niveau atteint par un seul des sujets. Les enfants contrôlés provenaient de trois municipalités (Iwaki, Kawamata et Iitate) où des niveaux particulièrement élevés de radiations avait été constatés après l'accident.
Les résultats des tests ont été communiqués la semaine dernière aux familles dont certaines ont jugé inadmissible d'avoir dû patienter des mois malgré la gravité de la catastrophe nucléaire, la pire au monde depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans. Les autorités de Fukushima envisagent désormais un suivi permanent pour les 360.000 personnes âgées de 18 ans ou moins qui se trouvaient dans la préfecture au moment de l'accident.
http://www.20minutes.fr/article/771944/japon-traces-radioactives-glande-thyroide-enfants-fukushima
Des traces d'éléments radioactifs ont été détectées dans la glande thyroïde de quelque 45% des enfants de municipalités voisines de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima ayant subi des contrôles, a-t-on appris jeudi de source officielle.
Les concentrations d'iode radioactif observées lors de tests effectués il y a cinq mois dans la préfecture de Fukushima (nord-est) ne sont toutefois pas alarmantes, en termes d'impact sur la santé, a précisé un fonctionnaire. «La position officielle du gouvernement est qu'aucun des enfants testés n'a montré des niveaux problématiques de contamination radioactive», a-t-il déclaré à l'AFP, en souhaitant conserver l'anonymat.
Un groupe d'experts gouvernementaux a conduit des contrôles auprès de 1.149 enfants âgés de moins de 15 ans, deux semaines après le séisme et le tsunami du 11 mars qui ont déclenché une série d'avaries à la centrale Fukushima Daiichi et entraîné des explosions d'hydrogène accompagnées d'importants rejets radioactifs. Au total, 44,6% des 1.080 enfants dont les tests sont valides ont présenté une contamination au niveau de la glande thyroïde, où l'iode radioactif va généralement se fixer, augmentant le risque de développer un cancer ultérieurement.
Selon le fonctionnaire, aucun des enfants ne souffre toutefois de contamination au-delà de la norme déterminée par la Commission japonaise de sûreté nucléaire (0,2 microsievert par heure), niveau à partir duquel est exigé un examen médical approfondi. La Commission envisage de l'abaisser à 0,1 microsievert par heure, un niveau atteint par un seul des sujets. Les enfants contrôlés provenaient de trois municipalités (Iwaki, Kawamata et Iitate) où des niveaux particulièrement élevés de radiations avait été constatés après l'accident.
Les résultats des tests ont été communiqués la semaine dernière aux familles dont certaines ont jugé inadmissible d'avoir dû patienter des mois malgré la gravité de la catastrophe nucléaire, la pire au monde depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans. Les autorités de Fukushima envisagent désormais un suivi permanent pour les 360.000 personnes âgées de 18 ans ou moins qui se trouvaient dans la préfecture au moment de l'accident.
http://www.20minutes.fr/article/771944/japon-traces-radioactives-glande-thyroide-enfants-fukushima
jeudi 18 août 2011
Un accord pour mieux contrôler la pollution pétrolière en mer Caspienne
Les cinq pays bordant cette mer à la biodiversité unique au monde, ont décidé de mesures pour mieux contrôler d'éventuelles pollutions...
Contrôler et limiter les pollutions pétrolières dans la plus grande étendue d’eau fermée au monde. C’est tout l’enjeu de l’accord que viennent de signer à Aqtau (Kazakhstan) les cinq pays riverains de la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, l’Iran, le Kazakhstan, la Russie et le Turkménistan. Ils se sont mis d’accord lors d’une réunion de la Conférence des parties de la Convention de Téhéran, dont le secrétariat est assuré par le Programme environnement des Nations Unies (PNUE).
«L’adoption du protocole marque une étape historique dans la détermination des cinq Etats à préserver l’environnement de la mer Caspienne contre les menaces posées par la pollution pétrolière», assure les Nations-Unies dans un communiqué.
Isolée depuis plus de deux millions d’années, cette mer renferme aujourd’hui un système écologique unique avec plus de 400 espèces endémiques, dont 115 de poissons. Parmi eux, l’esturgeon de la Caspienne, célèbre pour son caviar.
Le protocole prévoit l’introduction d’un système d’intervention d’urgence en cas de pollution pétrolière. Les cinq pays ont également prévu des règles communes pour évaluer l’impact des activités susceptibles de causer des dégâts sur l’environnement.
http://www.20minutes.fr/article/771012/accord-mieux-controler-pollution-petroliere-mer-caspienne
Contrôler et limiter les pollutions pétrolières dans la plus grande étendue d’eau fermée au monde. C’est tout l’enjeu de l’accord que viennent de signer à Aqtau (Kazakhstan) les cinq pays riverains de la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, l’Iran, le Kazakhstan, la Russie et le Turkménistan. Ils se sont mis d’accord lors d’une réunion de la Conférence des parties de la Convention de Téhéran, dont le secrétariat est assuré par le Programme environnement des Nations Unies (PNUE).
«L’adoption du protocole marque une étape historique dans la détermination des cinq Etats à préserver l’environnement de la mer Caspienne contre les menaces posées par la pollution pétrolière», assure les Nations-Unies dans un communiqué.
Un système écologique unique
Au cours des deux dernières décennies, la mer Caspienne est devenue de plus en plus exposée aux risques de pollution provenant de l’exploitation pétrolière et de gaz, ainsi que du transport de ces matières, qui engendrent 10.000 mouvements de navires par an.Isolée depuis plus de deux millions d’années, cette mer renferme aujourd’hui un système écologique unique avec plus de 400 espèces endémiques, dont 115 de poissons. Parmi eux, l’esturgeon de la Caspienne, célèbre pour son caviar.
Le protocole prévoit l’introduction d’un système d’intervention d’urgence en cas de pollution pétrolière. Les cinq pays ont également prévu des règles communes pour évaluer l’impact des activités susceptibles de causer des dégâts sur l’environnement.
http://www.20minutes.fr/article/771012/accord-mieux-controler-pollution-petroliere-mer-caspienne
mercredi 17 août 2011
Les nitrates ont toujours cours dans les régions les plus agricoles
Le ministère de l'Ecologie et du Développement durable vient de publier les dernières statistiques de la teneur en nitrates dans les cours d'eau français. C'est toujours le quart nord-ouest de la France qui est le plus touché...
Les teneurs en nitrates «semblent globalement assez stables ces dernières années.» Le Commissariat général au développement durable vient de publier les dernières statistiques concernant le taux de nitrates dans les cours d’eau français. Les nitrates constituent «un des paramètres physico-chimiques permettant de qualifier l’état des eaux, rappelle le Commissariat général. En cas de présence excessive dans l’eau, ces nutriments peuvent être à l’origine, avec d’autres facteurs, de déséquilibre des milieux, avec par exemple des phénomènes d’eutrophisation.» Au-delà d’un seuil de 50 mg/l, l’eau est réglementairement impropre à la fabrication d’eau potable.
Treize des 1.628 stations de suivi présentent des concentrations moyennes supérieures à ce taux de 50 mg/l. Elles sont situées en Bretagne, Poitou-Charentes, dans le Centre et en Normandie. «Les concentrations de nitrates dans les eaux de surface sont plus élevées dans un grand quart nord-ouest de la France, indique le rapport, c’est-à-dire dans les régions où l’agriculture occupe une grande partie des sols et où elle est plus intensive.» Les nitrates dans l’eau sont issus majoritairement d’effluents d’élevage et d’apports excessifs d’engrais azotés aux cultures. Les rejets d’eaux usées urbaines et industrielles, après épuration, sont également impliqués dans la pollution par les nitrates.
«Depuis une dizaine d’années, on observe une dégradation dans les bassins où les teneurs étaient les plus faibles. Au contraire, la situation tend à s’améliorer là où les concentrations étaient parmi les plus élevées, où l’utilisation d’intrants azotés a diminué.» Ainsi, en Bretagne, quelque un milliard d’euros d’aides publiques a été versé en quinze ans pour la réduction du taux de nitrate.
Malgré une stabilisation générale, le rapport s’inquiète néanmoins de la situation dans les bassins de la Seine et de la Somme, qui «font exception: les teneurs, déjà élevées, continuent d’augmenter.»
http://www.20minutes.fr/article/770898/nitrates-toujours-cours-regions-plus-agricoles
Les teneurs en nitrates «semblent globalement assez stables ces dernières années.» Le Commissariat général au développement durable vient de publier les dernières statistiques concernant le taux de nitrates dans les cours d’eau français. Les nitrates constituent «un des paramètres physico-chimiques permettant de qualifier l’état des eaux, rappelle le Commissariat général. En cas de présence excessive dans l’eau, ces nutriments peuvent être à l’origine, avec d’autres facteurs, de déséquilibre des milieux, avec par exemple des phénomènes d’eutrophisation.» Au-delà d’un seuil de 50 mg/l, l’eau est réglementairement impropre à la fabrication d’eau potable.
Treize des 1.628 stations de suivi présentent des concentrations moyennes supérieures à ce taux de 50 mg/l. Elles sont situées en Bretagne, Poitou-Charentes, dans le Centre et en Normandie. «Les concentrations de nitrates dans les eaux de surface sont plus élevées dans un grand quart nord-ouest de la France, indique le rapport, c’est-à-dire dans les régions où l’agriculture occupe une grande partie des sols et où elle est plus intensive.» Les nitrates dans l’eau sont issus majoritairement d’effluents d’élevage et d’apports excessifs d’engrais azotés aux cultures. Les rejets d’eaux usées urbaines et industrielles, après épuration, sont également impliqués dans la pollution par les nitrates.
«Depuis une dizaine d’années, on observe une dégradation dans les bassins où les teneurs étaient les plus faibles. Au contraire, la situation tend à s’améliorer là où les concentrations étaient parmi les plus élevées, où l’utilisation d’intrants azotés a diminué.» Ainsi, en Bretagne, quelque un milliard d’euros d’aides publiques a été versé en quinze ans pour la réduction du taux de nitrate.
Malgré une stabilisation générale, le rapport s’inquiète néanmoins de la situation dans les bassins de la Seine et de la Somme, qui «font exception: les teneurs, déjà élevées, continuent d’augmenter.»
http://www.20minutes.fr/article/770898/nitrates-toujours-cours-regions-plus-agricoles
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