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lundi 9 mai 2011

Les tourbillons océaniques atteignent les fonds marins

De nouvelles études publiées dans la revue Science révèlent que les tourbillons à la surface des océans peuvent atteindre les profondeurs et déplacer de la chaleur, des larves et des substances chimiques vers les fonds marins.
Des scientifiques de la Woods Hole Oceanographic Institution ont étudié de quelle manière les différents éléments des émissions hydrothermales océaniques (organismes, minéraux, chaleur) étaient véhiculés à travers les océans. En effet, malgré des dizaines d'années de recherches, ce mécanisme de transport était jusqu'ici resté incompris.
Les scientifiques ont ainsi découvert que ces différents éléments étaient très probablement transportés par des tourbillons océaniques. Générés par des vents violents, renforcés par des phénomènes atmosphériques et océaniques comme El Niño, ces tourbillons peuvent atteindre jusqu'à 500 kilomètres de diamètre et brasser les fonds marins jusqu'à 2.500 mètres de profondeur.
Sciences et Avenir précise qu'il s'agit d'une surprise pour les scientifiques qui pensaient que les grandes profondeurs marines étaient isolées de la surface et de l'atmosphère. Comme l'explique la principale auteure de l'étude, Diane K. Adams, "nous savions que ces tourbillons existaient, mais personne ne s'était aperçu qu'ils pouvaient affecter les processus qui sont en cours dans les profondeurs des océans".

Retrouvez cet article sur maxisciences.com

mercredi 23 février 2011

La vie de groupe des jeunes corbeaux plus stressante que la vie de couple des adultes

Publiée dans Biology Letters, une étude faite par des chercheurs allemands et polonais sur les corbeaux d'une forêt polonaise montre que la vie en "gangs" des jeunes volatiles génère plus de stress que la vie en couple qu'ils mènent une fois adultes
En analysant les déjections des jeunes corbeaux vivant en groupe dans la forêt de Bialowieza, en Pologne, des scientifiques ont noté des taux de corticostérone, surnommée l'hormone du stress, supérieurs à ceux constatés chez les adultes de la même espèce, nichant en couple dans ce même environnement.


"Dans le cas des corbeaux, il est clair que trouver de la nourriture et la partager est plus facile quand un groupe de 30 individus est à la recherche d'une carcasse, que lorsque seulement deux corbeaux le font", explique le Dr Nuria Selva. Mais ces nouveaux résultats suggèrent qu'il peut être plus coûteux en énergie de vivre en bande que de défendre en couple un territoire et ses ressources : la concurrence pour la domination au sein du groupe pourrait causer une augmentation du stress.


Mieux : les pressions vécues lors de la vie en gang pourraient conduire les jeunes corbeaux à s'installer dans une relation de couple, plus stable ; vers leur vie d'adulte, donc. "D'une certaine manière, nous croyons qu'il y a beaucoup de similitudes avec la vie humaine : la vie stressante des gangs d'adolescents par rapport à une vie plus paisible, en couple", conclut le Dr Selva.


http://www.maxisciences.com/corbeau/la-vie-de-groupe-des-jeunes-corbeaux-plus-stressante-que-la-vie-de-couple-des-adultes_art12446.html

mardi 22 février 2011

Les oiseaux de Tchernobyl ont de petits cerveaux

Une étude menée sur 550 oiseaux de 48 espèces différentes vivant dans la région de Tchernobyl, en ex-URSS, indique qu'ils présentent une diminution de 5% de la taille de leur cerveau. Cette diminution, directement liée aux radiations émises suite à l'accident de la centrale en avril 1986, réduirait les possibilités cognitives de ces oiseaux.


Après l'accident, des dépôts radioactifs ont été retrouvés dans presque tous les pays de l'hémisphère nord. Bien que le site soit désormais interdit d'accès, les scientifiques d'une équipe internationale ont été autorisés à effectuer des mesures afin d'évaluer l'impact des radiations sur l'écosystème de la région.


La BBC rapporte que les résultats indiquent un déclin significatif des mammifères et des insectes qui vivaient dans la région de Tchernobyl. Les chercheurs ont également étudié dans quelles mesures l'ADN des animaux avait été recombiné après avoir été exposé aux radiations nucléaires.


C'est leur dernière étude qui porte sur les oiseaux. La diminution de 5% de leur masse cérébrale a pu être évaluée en la comparant avec celle d'oiseaux qui n'avaient pas été soumis à ces radiations. Cette différence s'est révélée être particulièrement marquée chez les oisillons de moins d'un an. Ce résultat laisse supposer que de nombreux embryons n'ont pas du tout survécu en raison d'un système cérébral qui n'a pas pu se développer.


Les chercheurs expliquent que les oiseaux ont la capacité de modifier la taille de leurs organes en fonction des conditions environnementales. Les oiseaux migrateurs par exemple, mettent certains organes en veille pour économiser de l'énergie. Toutefois, le cerveau, lui, n'est jamais sacrifié. C'est donc que les effets radioactifs ont été plus marqués encore sur les autres organes des oiseaux.


http://www.maxisciences.com/tchernobyl/les-oiseaux-de-tchernobyl-ont-de-petits-cerveaux_art12369.html

dimanche 19 décembre 2010

Baleine bleue : d’une bouchée, elle engloutit son propre poids d’eau

Des chercheurs américains et canadiens exposent dans le Journal of Experimental Biology la façon dont la baleine bleue fait le plein d'énergie en engloutissant, d'une bouchée, jusqu'à 90 tonnes d'eau, qu'elle filtre ensuite pour en retenir le zooplancton.




"C'est comme si vous pouviez introduire vos mains dans votre bouche, et l'étirer, sous la peau, jusqu'à votre nombril", explique Robert Shadwick, zoologiste à l'Université de Colombie-Britannique (Canada), décrivant l'ouverture démesurée de la gueule de la baleine bleue.


Lui et son collègue Jeremy Goldbogen, de l'Université de Californie de San Diego, ont étudié quantitativement les capacités des baleines grâce à des capteurs fixés sur le corps des cétacés et à des modélisations informatiques. Comment l'animal peut-il, en quelques plongées de seulement 11 minutes en moyenne, absorber suffisamment de nourriture pour amortir la dépense énergétique occasionnée par cet effort ?


Fonçant "comme un missile", gueule fermée, jusqu'à environ 200 mètres de profondeur, la baleine remonte lentement en ouvrant largement la bouche, gonflant les replis extensibles de peau qui tapissent sa mâchoire inférieure, formant une extension caverneuse à sa bouche : une baleine de 90 tonnes pourrait ainsi engloutir... 90 tonnes d'eau de mer.


Expulsant l'eau à travers ses fanons - gigantesque "peigne" remplaçant les dents et servant de filtre -, elle ne conserve qu'une énorme bouchée de krill ou autres petits organismes. En répétant quelques fois ce processus, elle parvient à ingurgiter une quantité de nourriture représentant près de cent fois l'énergie qu'elle dépense en une plongée !


http://www.maxisciences.com/baleine/baleine-bleue-d-une-bouchee-elle-engloutit-son-propre-poids-d-eau_art11049.html

dimanche 5 décembre 2010

Fourmis légionnaires : raids meurtriers et sources de vie à la fois

Amérique du sud - Durant plus de 50 ans, un couple de naturalistes américains a étudié les moeurs de 1.200 colonies de fourmis légionnaires, dont les raids font d'innombrables victimes parmi la microfaune, mais aussi le bonheur de centaines d'espèces qui profitent du remue-ménage pour trouver proies ou logis
"C'est un paradoxe que Eciton burchellii, qui cause la mort de tant d'espèces, ait cet autre rôle pour un nombre encore plus grand d'espèces associées", explique le Dr Bergoff, qui a complété l'étude des naturalistes Carl et Marian Rettenmeyer, de l'université du Connecticut. Cette espèce particulière de fourmi légionnaire, sédentaire le temps que la colonie élève ses larves et nomade le reste du temps, lance des raids à travers la jungle, capturant insectes, araignées et autres arthropodes pour se nourrir.


Mais les chercheurs ont recensé 557 espèces, dites associées, qui "s'invitent" à la razzia des fourmis pour exploiter diverses ressources. Trois cents de ces "pique-assiettes" dépendent des insectes soldats pour leur survie. Ainsi, au moins 29 espèces d'oiseaux se régalent des mille-pattes, cancrelats et phasmes délogés par les fourmis, et au moins 239 espèces de papillons peuvent escorter les volatiles, trouvant leur pâture dans leurs fientes. De minuscules guêpes fondent sur les araignées en fuite pour y déposer leurs oeufs, tandis que diverses espèces de mouches pondent dans les carcasses d'insectes fraîchement tués par les fourmis.


Celles-ci laissent derrière elles de nombreux débris trop indigestes pour elles, telles des pattes d'insectes, qui sont, là encore, une aubaine pour d'autres insectes pondeurs ou nécrophages. "Et je crois que ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Avec des études plus approfondies, je dirais qu'on pourrait multiplier par deux le nombre d'espèces associées à Eciton burchellii", conclut le Dr Bergoff.


http://www.maxisciences.com/fourmi-l%e9gionnaire/fourmis-legionnaires-raids-meurtriers-et-sources-de-vie-a-la-fois_art10602.html