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jeudi 12 décembre 2013

La pollution aux particules fines s'intensifie dans plusieurs régions de France

L'épisode de forte pollution aux particules touche désormais plusieurs régions françaises, dont l'Ile-de-France et une grande partie du Sud-est. Le ministère de l'Ecologie prévoit une généralisation sur tout le territoire.

Déclenché à partir d'une concentration de 80 microgrammes de particules par mètre cube d'air, le niveau d'alerte le plus élevé à la pollution aux particules concerne jeudi plusieurs régions de France : l'Ile-de-France et Rhône-Alpes, les Bouches-du Rhône, le Vaucluse, l'agglomération de Lourdes, l'Oise, et localement en Haute-Normandie et en Alsace, selon les organismes régionaux chargés de la qualité de l'air. Dans de nombreuses autres régions, le niveau d'information (à partir de 50 microgrammes) a été dépassé.
"Cet épisode de pollution tend à se généraliser sur le territoire et évolue actuellement vers un accroissement important des concentrations observées et prévues dans certaines régions", indiquait le ministère de l'Ecologie dans un communiqué publié mercredi soir. Cette pollution "devrait perdurer encore plusieurs jours sous l'effet des conditions anticycloniques et des températures basses", poursuit-il, indiquant que les concentrations de PM 10 (particules au  diamètre inférieur à 10 microns) devraient ensuite baisser grâce à une légère dégradation météorologique attendue à partir de vendredi après-midi.
Ne pas utiliser les cheminées à bois et limiter l'usage de sa voiture
Jeudi, "la pollution continuera d'affecter avec des niveaux de particules élevés à très élevés les régions Alsace, Auvergne, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Haute-Normandie, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais et Picardie", annonce le ministère. Dans les régions concernées, "il est demandé notamment de ne pas utiliser les cheminées à bois", "de limiter l'usage des véhicules automobiles, notamment les véhicules diesel non équipés de filtres à particules", "de réduire les vitesses" ou encore "de respecter l'interdiction de brûlage de déchets verts", rappelle-t-il Mais les dispositions, décidées par les préfectures, varient d'une région à une autre.
Les épisodes de pollution aux PM10, poussières de compositions diverses, sont fréquents en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois mais aussi au fioul, et de conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants. Ils sont également favorisés par un phénomène dit d'"inversion de température". En situation normale, la température de l'air diminue avec l'altitude et l'air chaud contenant les polluants tend à s'élever naturellement. En situation d'inversion de température, avec le sol qui se refroidit notamment pendant la nuit en hiver, les polluants se trouvent piégés sous un effet de "couvercle" d'air chaud.
Générées par l'industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
 

lundi 9 décembre 2013

La pollution aux particules fines néfaste même quand la norme UE est respectée

Paris - Une exposition prolongée aux particules fines en suspension dans l'air (PM) a un effet néfaste sur la santé même lorsque les concentrations restent dans la norme dictée par l'Union européenne (UE), selon une analyse publiée lundi.
«Nos résultats suggèrent que des effets néfastes importants sur la santé se produisent même avec des concentrations aux particules PM 2,5 bien inférieures à la limite fixée par l'UE pour la qualité de l'air, à savoir une concentration moyenne annuelle de 25 microgrammes par mètre cube d'air», explique l'auteur principal de cette étude, le Néerlandais Rob Beelen.
Les PM 2,5 sont les plus fines des microparticules, avec un diamètre inférieur à 2,5 microns (soit la taille d'une bactérie). Ce sont celles qui génèrent le plus d'inquiétudes pour la santé car leur taille leur permet de pénétrer plus facilement et profondément dans les poumons.
Cette étude financée par l'Union européenne et publiée par la revue médicale britannique The Lancet se base sur les données de 22 enquêtes de type cohortes, conduites dans 13 pays européens qui ont permis de suivre un total de 367.251 personnes sur près de 14 années en moyenne.
Il ressort de cette analyse qu'une variation relativement fine de la pollution par PM2,5 entraîne un risque nettement accru pour la santé de ceux qui y sont exposés.
«L'étude évalue que pour chaque hausse de 5 microgrammes par mètre cube de la concentration en PM2,5 sur l'année, le risque de mourir d'une cause naturelle s'accroit de 7%», explique The Lancet dans un communiqué. Les décès par «cause naturelle» excluent les morts par accidents ou suicides pour lesquels la pollution ne peut être mise en cause.
Cette différence de pollution de 5 microgrammes/m3 est celle qui existe entre un axe urbain très fréquenté par les voitures et un endroit situé à l'écart du trafic, précise le Dr Beelen de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas.
Sur-mortalité chez les hommes
Les résultats de cette étude, qui a porté sur les différentes classes de particules en suspension, montrent que «l'exposition à long terme» aux particules les plus fines représente une «menace pour la santé même lorsque les concentrations sont bien inférieures aux limites imposées par l'Union européenne», selon The Lancet.
La directive européenne sur l'air de 2008 a imposé aux Etats membres un plafond moyen annuel de 25 microgrammes/m3, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise elle comme valeur limite 10 microgrammes/m3.
«L'association entre exposition prolongée aux PM2,5 et décès prématurés demeure significative même après ajustement pour tenir compte de facteurs tels que tabagisme, statut socio-économique , activité physique, niveau d'éducation, et l'indice de masse corporelle» explique The Lancet.
Les chercheurs ont également noté une sur-mortalité chez les hommes par rapport aux femmes en relation avec la pollution par PM2,5.
Cette analyse n'a pas cherché à quantifier la réduction de l'espérance de vie due à la pollution par PM2,5 mais de «précédentes analyses ont montré que pour des risques similaires (...), la perte de l'espérance de vie peut aller jusqu'à quelques mois», indique le Dr Beelen dans un échange par mail avec l'AFP.
«Bien que cela ne semble pas être beaucoup, vous devez garder à l' esprit que tout le monde est exposé à un certain niveau de pollution de l'air et que ce n'est pas une exposition volontaire», souligne-t-il.
La pollution de l'air extérieur a été classé en octobre comme facteur cancérigène certain pour l'homme par l'OMS et son agence spécialisée sur le cancer le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).
Outre le cancer, une exposition aux particules peut entraîner de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires. Une étude parue récemment indique qu'une exposition même faible augmente les risques d'un faible poids des enfants à la naissance.

http://www.20minutes.fr/planete/1260877-20131209-pollution-particules-fines-nefaste-meme-quand-norme-ue-respectee

vendredi 29 novembre 2013

Pic de pollution en Ile-de-France prévu ce samedi

Un pic aux particules fines aura lieu ce week-end...
La préfecture de police de Paris a alerté ce vendredi sur un dépassement du seuil d’information en Ile-de-France pour la pollution aux particules fines PM10 ce samedi.
La météo défavorable à la dispersion des polluants est en cause. La préfecture recommande aux Franciliens de limiter la température en intérieur à 18°C pour éviter les émissions liées au chauffage et de ne pas faire de feux de cheminée en foyer ouvert. Les automobilistes sont eux appelés à différer leurs déplacements en Ile-de-France et d’emprunter prioritairement les transports en commun. La vitesse devra être réduite sur l’ensemble de la région. Les personnes âgées, sensibles (asthmatiques et allergiques, insuffisants cardiaques ou respiratoires et femmes enceintes)  et les enfants doivent privilégier «des activités calmes».
Les PM10 sont des particules de moins de 10 millimètres de diamètre. Elles sont émises par le trafic routier, le chauffage ou les industries, et sont retenues au-dessus des villes lorsque le vent manque.

http://www.20minutes.fr/planete/1256909-20131129-pic-pollution-ile-de-france-prevu-samedi

samedi 27 février 2010

Pollution aux hydrocarbures en Méditeranée

La forte houle en méditerranée empêche la relocalisation des plaques d'hydrocarbures qui dériveraient vers les côtes varoises.
Impossible de connaitre, vendredi en début d'après-midi, l'évolution de la pollution d'hydrocarbures qui dérivait ce jeudi en direction des côtes varoises.

Issue d'une collision entre un remorqueur italien le "Francia" et un porte-conteneurs de la compagnie française CMA-CGM, le "CC Strauss", à la sortie du port de Gênes (Italie), le 19 février dernier, cette pollution n'a pu être relocalisée ce vendredi malgré la sortie en mer du dispositif de surveillance, et notamment de l'avion Polmar de la douane.

En effet, en raison de conditions météo difficiles développant une forte houle, les plaques repérées la veille, parmi lesquelles l'une qui s'étendait sur 40 km n'ont pu être retrouvées, a-t-on appris auprès de la Préfecture maritime de la Méditerranée.

Afin de suivre l'évolution de la pollution, un nouveau survol de la zone est prévu dans l'après-midi durant tout le week-end.
Metro.fr
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