Un fort séisme de magnitude 7,4 s'est produit aujourd'hui à une quarantaine de kilomètres des côtes nord-est du Japon, a annoncé l'Agence météorologique japonaise, qui a mis en garde contre un tsunami pouvant aller jusqu'à deux mètres de haut.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/07/97001-20110407FILWWW00578-fort-seisme-dans-le-nord-est-du-japon-alerte-au-tusnami.php
jeudi 7 avril 2011
Fukushima trouble les eaux du Pacifique
Malgré un premier succès des tentatives de colmatage d'un puits, la fuite d'eau très radioactive vers l'océan faisait sentir ses effets hier près de la centrale nucléaire de Fukushima.
Des mesures effectuées dans la mer près des bâtiments montraient des concentrations très élevées d'iode 131 et de césium 137 radioactifs : jusqu'à 300 000 becquerels par centimètre cube pour le premier, indique l'opérateur japonais, Tepco. Cette contamination provient manifestement de l'eau très radioactive qui s'est déversée dans la salle des machines du réacteur numéro 2. Cette eau interdit tout travail à proximité, avec un débit de dose d'un sievert par heure (information peu claire car on ne sait pas à quelle distance la mesure est réalisée). Un échantillon a été analysé à treize millions de becquerels par centimètre cube.
Fuite. Un tel niveau s'explique probablement par la rupture du tore (un anneau) situé à la base du réacteur numéro 2 et qui recueille de l'eau très radioactive qui passe par le réacteur. Une rupture survenue lors d'une explosion d'hydrogène, au début de l'accident, le 14 mars. Cette eau s'est déversée dans la salle des machines en contrebas.Les tentatives de colmatage d'un puits fissuré ont montré un premier effet, avec une diminution du débit de la fuite. Mais l'eau pourrait également passer par d'autres chemins, des canalisations percées, ou diffuser par le sol.
Pendant ce temps, se poursuivent les travaux de pompage de 11 000 tonnes d'eau faiblement contaminée, stockée sur le site de la centrale, pour la rejeter à la mer, afin de libérer des espaces de stockage pour celle qui est très fortement radioactive.
Cette importante contamination des eaux a conduit le gouvernement à «appliquer les taux de contamination interdisant la commercialisation des légumes aux poissons et aux crustacés», a déclaré son porte-parole, Yukio Edano.
La limite a... lire la suite de l'article sur Libération.fr
Loin du Japon, pluies radioactives et écoles fermées
Alors que le Japon se débat toujours avec l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, les pays asiatiques voisins guettent avec plus ou moins d'inquiétude des traces de radioactivité. Les autorités chinoises ont ainsi détecté une très faible présence d'iode radioactif 131 sur des épinards, mais affirment que le niveau de contamination ne pose aucun risque pour la santé humaine. Ces traces ont été relevées sur des légumes cultivés en plein air dans les régions de Pékin et de Tianjin ainsi que dans la province du Henan. De récentes pluies ont provoqué une accumulation de particules radioactives sur les feuilles des épinards, d'après le ministère chinois de la Santé qui affirme "qu'il a été prouvé que laver les épinards à l'eau peut efficacement enlever les substances radioactives".
En Corée du Sud en revanche, le ton est plus alarmiste : de nombreuses écoles sont fermées, afin de répondre aux craintes de parents face à ces fameuses pluies qui pourraient contenir des éléments radioactifs. Alors que la pluie tombait sur la région, plus de 130 écoles primaires et maternelles de la province de Gyeonggi, autour de la capitale Séoul, ont été fermées pour la journée, sur décision du bureau provincial de l'éducation. La veille déjà, le bureau avait demandé d'annuler ou de réduire la durée de la classe en raison de "l'anxiété grandissante parmi les parents et les élèves".
Opération "d'inertage" en cours
Si cette radioactivité n'existe, sur le continent asiatique, que sous forme d'infimes traces, elle est nettement plus préoccupante dans le voisinage immédiat de la centrale et tout particulièrement en mer. Si aucune nouvelle fuite d'eau des réacteurs dans l'océan tout proche n'a été constatée depuis le colmatage d'une brèche, le risque de contamination de l'environnement marin n'est pas pour autant écarté. Les opérations de rejet volontaire en mer de 11.500 tonnes d'une eau qualifiée de "faiblement radioactive" par Tepco se poursuivent, pour la quatrième journée consécutive, en face de la centrale. L'évacuation de cette eau dans l'océan, où les radioéléments sont censés se diluer, est nécessaire afin de libérer des cuves de stockage destinées à être remplies d'eau hautement radioactive qui s'est accumulée dans les installations et les galeries techniques des réacteurs 2 et 3.
Cette eau polluée contient notamment de l'iode 131, dont la radioactivité se réduit de moitié tous les huit jours, et surtout du césium 137, qui lui reste actif pendant des décennies. Or les produits de la mer sont la base de la nourriture japonaise et les Japonais, très exigeants sur la sûreté alimentaire, risquent de ne plus en consommer s'il y a un risque pour la santé. "Le problème le plus important est la concentration élevée de césium le long des côtes où l'eau contaminée est déversée", explique Masayoshi Yamamoto, professeur de radiologie de l'université de Kanazawa. "Les petits poissons qui vivent près de la côte, comme les sardines ou les maquereaux, ainsi que les mollusques, risquent d'en absorber. Les substances radioactives pourraient également se déposer au fond de la mer où les poissons cherchent leur nourriture".
L'atmosphère n'est pas épargnée : des volutes de fumée blanche, probablement de la vapeur d'eau radioactive, continuent de s'échapper de trois des quatre réacteurs endommagés. Les barres de combustible dans le coeur du réacteur et dans les piscines de refroidissement doivent être arrosées jour et nuit à l'aide de pompes de secours en attendant que l'alimentation électrique et les circuits de refroidissement soient rétablis. Et pour prévenir un risque persistant d'explosion du bâtiment du réacteur n°1, où l'hydrogène s'est accumulé en quantité préoccupante, les techniciens de la centrale ont commencé ce jeudi à injecter de l'azote. Les deux premières explosions survenues les 12 et 14 mars avaient précisément été provoquées par l'accumulation d'un mélange hydrogène-oxygène. Mais l'opérateur Tepco se veut rassurant sur les premiers résultats de ses injections d'azote, qui est censé remplacer l'oxygène de l'air dans la zone menacée et écarter ainsi tout risque de déflagration : "le niveau de la pression a augmenté et ils ont confirmé que le gaz avait bien pénétré dans le réacteur", a indiqué un porte-parole de Tepco. Cette opération "d'inertage" devrait durer six jours pour un total de 6000 m3 d'azote injecté, selon Tepco, qui envisage de l'appliquer également aux réacteurs 2 et 3 dans les prochains jours.
Radioactivité : l'UE baisse le seuil fixé pour les aliments importés du Japon
L'Union européenne a décidé de revoir à la baisse le niveau de radioactivité autorisé dans les aliments provenant du Japon. L'UE s'aligne ainsi sur les seuils plus stricts imposés par le pays, a annoncé José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.
Les nouveaux seuils fixés ne le sont que temporairement, a en outre expliqué José Manuel Barroso. Ils pourront être modifiés en fonction des conclusions tirées après une consultation d'experts. "Nous allons interroger les experts au niveau européen, et, si nécessaire, nous fixerons des règles communes et uniformes à toutes les importations d'où qu'elles viennent" a-t-il indiqué.
http://www.maxisciences.com/radioactivit%e9/radioactivite-l-039-ue-baisse-le-seuil-fixe-pour-les-aliments-importes-du-japon_art13749.html
"Nous avons un règlement qui a été mis au point après Tchernobyl en fonction des avis scientifiques de l'époque (...). De manière transitoire, au vu de l'actualité nous avons décidé d'appliquer les valeurs japonaises qui sont plus basses que les nôtres", a déclaré José Manuel Barroso devant le Parlement européen, rapporte le site Sciences et Avenir. La limite européenne devrait donc passer pour les césium 134 et 137, de 1.250 becquerels par kilo (bq/kg) à 500 bq/kg. Quant à l'iode 131, son niveau limite sera fixé à 2.000 bq/kg, tandis que la concentration de strontium-90 sera limitée à 750 bq/kg.
Le président de la Commission européenne souligne que cette décision n'est qu'une "précaution" supplémentaire, et se montre rassurant en affirmant que les toutes les analyses jusqu'alors réalisées sur des aliments importés du Japon ont révélé des "niveaux de radioactivité négligeables, en tout cas très en-deçà des valeurs limites européennes ou japonaises".Les nouveaux seuils fixés ne le sont que temporairement, a en outre expliqué José Manuel Barroso. Ils pourront être modifiés en fonction des conclusions tirées après une consultation d'experts. "Nous allons interroger les experts au niveau européen, et, si nécessaire, nous fixerons des règles communes et uniformes à toutes les importations d'où qu'elles viennent" a-t-il indiqué.
http://www.maxisciences.com/radioactivit%e9/radioactivite-l-039-ue-baisse-le-seuil-fixe-pour-les-aliments-importes-du-japon_art13749.html
mercredi 6 avril 2011
Japon : la fuite d'eau radioactive dans l'océan est colmatée
La fuite d'eau hautement radioactive venant du réacteur 2 de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Dai-ichi (nord-est du Japon) et qui s'écoulait dans l'océan Pacifique, a été colmatée
L'agence de presse nippone Jiji en a fait l'annonce mardi soir (heure française).
L'opérateur du site Tepco avait constaté qu'une partie des substances radioactives s'échappaient dans l'océan à travers une brèche de 20 cm découverte dans une fosse reliée au réacteur 2.
Deux tentatives de colmatage à l'aide de ciment, puis d'un mélange de polymères, de papier journal et de sciure, avaient échoué au cours du week-end. Lundi, les ouvriers avaient décidé d'injecter du colorant blanc dans les nappes d'eau en amont afin de voir d'où provient l'eau qui s'écoule dans la fosse.
Plus de trois semaines après la tragédie, le bilan (toujours provisoire) de la police s'établit à 12 157 morts et 15 496 disparus, dont les corps ont très probablement été emportés au large, par le raz-de-marée.http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/japon-la-fuite-d-eau-radioactive-dans-l-ocean-est-colmatee-06-04-2011-1394962.php
L'agence de presse nippone Jiji en a fait l'annonce mardi soir (heure française).
L'opérateur du site Tepco avait constaté qu'une partie des substances radioactives s'échappaient dans l'océan à travers une brèche de 20 cm découverte dans une fosse reliée au réacteur 2.
Deux tentatives de colmatage à l'aide de ciment, puis d'un mélange de polymères, de papier journal et de sciure, avaient échoué au cours du week-end. Lundi, les ouvriers avaient décidé d'injecter du colorant blanc dans les nappes d'eau en amont afin de voir d'où provient l'eau qui s'écoule dans la fosse.
Plus de trois semaines après la tragédie, le bilan (toujours provisoire) de la police s'établit à 12 157 morts et 15 496 disparus, dont les corps ont très probablement été emportés au large, par le raz-de-marée.http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/japon-la-fuite-d-eau-radioactive-dans-l-ocean-est-colmatee-06-04-2011-1394962.php
Danger d'explosion à la centrale nucléaire de Fukushima
Fuites de matériaux contaminés (parmi lesquels l'eau qui sert à tenter de refroidir les réacteurs), bâtiments et systèmes de contrôle endommagés, et chaleur persistante des barres de combustibles : la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars, reste hors de contrôle. L'opérateur Tepco envisage désormais d'injecter de l'azote dans le réacteur 1 afin d'éviter une possible déflagration. Les experts présents dans la centrale craignent en effet que la quantité d'hydrogène continue à augmenter jusqu'à provoquer une explosion par contact avec l'oxygène dans l'air. Des explosions d'hydrogène ont déjà fortement endommagé le bâtiment extérieur de deux des six réacteurs de Fukushima Daiichi, sans toutefois porter atteinte au coeur de l'installation
Une nouvelle source d'inquiétude, alors qu'une fuite d'eau hautement radioactive qui se déversait dans l'océan en face de la centrale vient tout juste d'être colmatée. Après plusieurs jours d'efforts infructueux pour boucher une brèche de 20 cm dans une fosse technique située au bord de l'océan Pacifique, les techniciens de Tepco ont trouvé la solution mardi en injectant dans le sol du verre soluble (silicate de sodium), un agent chimique qui a pour propriété de se solidifier au contact de l'eau.
De l'eau contaminée toujours rejetée en mer
Un volume important d'eau très contaminée, provenant du réacteur 2, s'échappait jusqu'alors jour et nuit de cette fosse, à un rythme estimé à sept tonnes par heure. Cette fuite était à l'origine d'une élévation importante du taux d'iode radioactif 131 dans les prélèvements d'eau de mer, à proximité de la centrale. Mais le risque de contamination de l'environnement marin n'est pas pour autant écarté, soulignent les experts. Les opérations de rejet en mer de 11.500 tonnes d'eau faiblement radioactive, selon Tepco, se sont en effet poursuivies ce mercredi, pour la troisième journée consécutive, en face de la centrale et à 250 kilomètres seulement de la mégapole de Tokyo et de ses 35 millions d'habitants.
L'évacuation de cette eau dans l'océan, où les radioéléments sont censés se diluer, est nécessaire afin de libérer des cuves de stockage destinées à être remplies d'eau hautement radioactive qui s'est accumulée dans les installations et les galeries techniques des réacteurs 2 et 3. Cette eau polluée contient notamment de l'iode 131, dont la durée de vie se réduit de moitié tous les huit jours, et surtout du césium 137, qui lui reste actif pendant des décennies. Les experts craignent que la chaîne alimentaire marine ne soit contaminée en amont, à travers le plancton qui est consommé par les poissons.
Afin de rassurer la population, le gouvernement a fixé un taux limite de radioactivité pour les produits de la mer, similaire à celui établi pour les légumes. Au-delà de 2000 becquerels/kg pour l'iode 131 et de 500 becquerels pour le césium 137, les poissons seront considérés comme impropres à la consommation. Reste que les rejets massifs d'eau polluée dans l'océan risquent de peser encore sur les exportations de produits frais du Japon. L'Inde a décrété mardi une interdiction totale des importations de produits alimentaires japonais, pour une durée de trois mois éventuellement renouvelable. Il s'agit du premier pays à appliquer une telle décision, alors que la Chine, Taïwan, Singapour, la Russie et les Etats-Unis ont limité leurs interdictions aux produits venant de certaines régions du Japon. L'Union européenne, qui a introduit depuis le 24 mars des contrôles à l'entrée des produits venant de ces régions, a décidé d'abaisser le niveau de radioactivité autorisé en s'alignant sur les normes du Japon, déjà très sévères. L'UE appliquait jusqu'ici les plafonds de radioactivité fixés en 1987, après Tchernobyl.
Fukushima: opération azote
Tepco, envisage d'injecter de l'azote dans le réacteur 1 afin d'éviter une possible explosion
Les experts présents dans la centrale craignent en effet que la quantité d'hydrogène continue à augmenter jusqu'à provoquer une explosion par contact avec l'oxygène dans l'air.
Des explosions d'hydrogène ont déjà fortement endommagé le bâtiment extérieur de deux des six réacteurs de Fukushima Daiichi
Cette opération "d'inertage" pourrait être menée dès mercredi, a ajouté la société. Elle doit durer plusieurs jours. Gaz inerte, l'azote est régulièrement utilisé dans les zones de stockage sensibles pour faire chuter le taux d'oxygène dans l'air et remplacer ainsi une partie de l'atmosphère.
Le retour des craintes d'explosion intervient alors que Tepco a réussi mercredi matin à colmater une fuite d'eau hautement radioactive qui se déversait dans l'océan Pacifique. Mais les rejets volontaires d'eau contaminée se poursuivaient mercredi, aggravant le risque d'une pollution de la chaîne alimentaire marine.
Un volume important d'eau très contaminée, provenant du réacteur 2, s'échappait jour et nuit de cette fosse, à un rythme estimé à sept tonnes par heure. Cette fuite était à l'origine d'une élévation importante du taux d'iode radioactif 131 dans les prélèvements d'eau de mer, à proximité de la centrale.
Les opérations de rejet en mer de 11.500 tonnes d'eau faiblement radioactive, selon Tepco, se poursuivaient mercredi, pour la troisième journée consécutive, en face de la centrale et à 250 kilomètres seulement de la mégapole de Tokyo et de ses 35 millions d'habitants. L'évacuation de cette eau dans l'océan, où les radioéléments sont censés se diluer, est nécessaire afin de libérer des cuves de stockage destinées à être remplies d'eau hautement radioactive qui s'est accumulée dans les installations et les galeries techniques des réacteurs 2 et 3.
Les experts craignent que la chaîne alimentaire marine ne soit contaminée en amont, à travers le plancton qui est consommé par les poissons.http://info.france2.fr/japon-seisme/fukushima-operation-azote-68246442.html
Des explosions d'hydrogène ont déjà fortement endommagé le bâtiment extérieur de deux des six réacteurs de Fukushima Daiichi
Cette opération "d'inertage" pourrait être menée dès mercredi, a ajouté la société. Elle doit durer plusieurs jours. Gaz inerte, l'azote est régulièrement utilisé dans les zones de stockage sensibles pour faire chuter le taux d'oxygène dans l'air et remplacer ainsi une partie de l'atmosphère.
Le retour des craintes d'explosion intervient alors que Tepco a réussi mercredi matin à colmater une fuite d'eau hautement radioactive qui se déversait dans l'océan Pacifique. Mais les rejets volontaires d'eau contaminée se poursuivaient mercredi, aggravant le risque d'une pollution de la chaîne alimentaire marine.
Un volume important d'eau très contaminée, provenant du réacteur 2, s'échappait jour et nuit de cette fosse, à un rythme estimé à sept tonnes par heure. Cette fuite était à l'origine d'une élévation importante du taux d'iode radioactif 131 dans les prélèvements d'eau de mer, à proximité de la centrale.
Les opérations de rejet en mer de 11.500 tonnes d'eau faiblement radioactive, selon Tepco, se poursuivaient mercredi, pour la troisième journée consécutive, en face de la centrale et à 250 kilomètres seulement de la mégapole de Tokyo et de ses 35 millions d'habitants. L'évacuation de cette eau dans l'océan, où les radioéléments sont censés se diluer, est nécessaire afin de libérer des cuves de stockage destinées à être remplies d'eau hautement radioactive qui s'est accumulée dans les installations et les galeries techniques des réacteurs 2 et 3.
Les experts craignent que la chaîne alimentaire marine ne soit contaminée en amont, à travers le plancton qui est consommé par les poissons.http://info.france2.fr/japon-seisme/fukushima-operation-azote-68246442.html
Japon : la fuite d'eau radioactive dans l'océan est colmatée
La fuite d'eau hautement radioactive venant du réacteur 2 de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Dai-ichi (nord-est du Japon) et qui s'écoulait dans l'océan Pacifique, a été colmatée. L'agence de presse nippone Jiji en a fait l'annonce mardi soir (heure française).L'opérateur du site Tepco avait constaté qu'une partie des substances radioactives s'échappaient dans l'océan à travers une brèche de 20 cm découverte dans une fosse reliée au réacteur 2.
Deux tentatives de colmatage à l'aide de ciment, puis d'un mélange de polymères, de papier journal et de sciure, avaient échoué au cours du week-end. Lundi, les ouvriers avaient décidé d'injecter du colorant blanc dans les nappes d'eau en amont afin de voir d'où provient l'eau qui s'écoule dans la fosse.
Plus de trois semaines après la tragédie, le bilan (toujours provisoire) de la police s'établit à 12 157 morts et 15 496 disparus, dont les corps ont très probablement été emportés au large, par le raz-de-marée.http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/japon-la-fuite-d-eau-radioactive-dans-l-ocean-est-colmatee-06-04-2011-1394962.php
Deux tentatives de colmatage à l'aide de ciment, puis d'un mélange de polymères, de papier journal et de sciure, avaient échoué au cours du week-end. Lundi, les ouvriers avaient décidé d'injecter du colorant blanc dans les nappes d'eau en amont afin de voir d'où provient l'eau qui s'écoule dans la fosse.
Plus de trois semaines après la tragédie, le bilan (toujours provisoire) de la police s'établit à 12 157 morts et 15 496 disparus, dont les corps ont très probablement été emportés au large, par le raz-de-marée.http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/japon-la-fuite-d-eau-radioactive-dans-l-ocean-est-colmatee-06-04-2011-1394962.php
Radioactivité: première norme pour les produits de la mer au Japon
Le gouvernement japonais a pour la première fois mis en place mardi une norme sur la quantité de radioactivité autorisée dans les produits issus de la mer.
Le secrétaire général du gouvernement Yukio Edano a précisé que la norme des légumes sera désormais appliquée aux produits de la mer. "Nous mènerons des inspections strictes", a-t-il promis.
Cette décision survient alors que des poissons pêchés vendredi au large de la préfecture d'Ibaraki, située à mi-chemin entre la centrale de Fukushima et Tokyo, contenaient des niveaux d'iode supérieurs à la nouvelle limite autorisée. Selon le ministère japonais de la Santé, du césium a également été détecté juste en dessous de cette norme."Même si le gouvernement dit que le poisson ne présente aucun risque, personne ne voudra acheter des produits de la mer venant de Fukushima", a observé Ichiro Yamagata, un pêcheur qui vivait non loin de la centrale nucléaire et qui a depuis fui à Tokyo. "Nous ne pourrons probablement plus y pêcher pendant plusieurs années".
La centrale, située à 250km au nord-est de Tokyo, fuit dans le Pacifique depuis le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.
Si la préfecture de Fukushima qui entoure la centrale n'est pas une zone de pêche importante, les pêcheurs de la région sont néanmoins de plus en plus inquiets. La pêche est totalement interdite à proximité du complexe nucléaire.
"Nos pêcheurs ont perdu leurs bateaux de pêche, leurs embarcadères et leurs bâtiments" dans le séisme et le tsunami et ils doivent maintenant subir les conséquences des fuites radioactives, écrit le président de la fédération locale de pêche Tetsu Nozaki dans une lettre faxée à TEPCO, l'opérateur de la centrale. AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20110405/twl-japon-seisme-nucleaire-peche-2f4e741.html
mardi 5 avril 2011
Une radioactivité plusieurs millions de fois supérieure à la normale dans le Pacifique près de Fukushima
Une radioactivité plusieurs millions de fois supérieures à la limite légale a été mesurée ces derniers jours le long des côtes japonaises près de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, a-t-on appris mardi auprès de TEPCO.
La centrale de Fukushima est fissurée et de l'eau radioactive s'écoule directement dans le Pacifique, dont le rivage n'est distant que de quelques dizaines de mètres. Une brèche de 20cm a été découverte ce week-end dans le béton d'une fosse de maintenance.
Lundi, TEPCO a commencé à rejeter 11.500 tonnes d'eau radioactive accumulée dans les installations accidentées par le tsunami du 11 mars. La procédure devrait durer deux jours. AP
http://www.ap.org/termsandconditions
L'opérateur de la centrale a précisé que des échantillons prélevés le 2 avril dans l'eau de mer près d'un des réacteurs contenait de l'iode à des niveaux 7,5 millions de fois supérieurs à la limite admise. Deux jours plus tard, ce chiffre était de cinq millions. TEPCO a affirmé dans un communiqué que cette contamination n'aurait pas un "impact immédiat" sur l'environnement.
Ces prélèvements ont été effectués dans des zones plus rapprochées de la centrale qu'auparavant, et ne reflètent donc pas nécessairement une aggravation de la situation. D'autres mesures à quelques centaines de mètres du complexe affichaient des niveaux un millier de fois supérieurs à la limite légale.La centrale de Fukushima est fissurée et de l'eau radioactive s'écoule directement dans le Pacifique, dont le rivage n'est distant que de quelques dizaines de mètres. Une brèche de 20cm a été découverte ce week-end dans le béton d'une fosse de maintenance.
Lundi, TEPCO a commencé à rejeter 11.500 tonnes d'eau radioactive accumulée dans les installations accidentées par le tsunami du 11 mars. La procédure devrait durer deux jours. AP
http://www.ap.org/termsandconditions
Fukushima. Le déversement d'eau radioactive dans le Pacifique se poursuit
Les opérations de déversement d'eau radioactive dans l'Océan Pacifique entrent dans leur deuxième journée. Dans la foulée, l'action de Tepco s'écroule à la bourse de Tokyo.
8H00. En face de la centrale, les opérations de déversement en mer se poursuiventCe déversement devrait durer cinq jours.
7H21. Le titre de Tepco Electric Power (Tepco) dévisse de 11,53% à la mi-séanceL'action de Tepco plonge à un niveau historique à la Bourse de Tokyo, en raison du déversement débuté hier à 10H00 GMT dans l'océan Pacifique, de milliers de tonnes d'eau radioactive provenant des réacteurs nucléaires. L'action abondonne 51 yens pour tomber à 391 yens. Le cours de Tepco a dévissé de plus de 80% depuis le 11 mars.
LUNDI 4 AVRIL11.500 tonnes d'eau faiblement radioactive ont été rejetées dans l'océan Pacifique hier au Japon, près de Fukushima. Ceci afin de permettre la réparation des circuits de refroidissement des réacteurs de la centrale nucléaire accidentée. Le représentant de Tepco, propriétaire de la centrale, a rappelé que de l'eau hautement contaminée s'était accumulée dans les salles des machines, en particulier dans celle du réacteur 2, avec un taux de radioactivité supérieur à 1.000 millisieverts par heure, ce qui empêche toute activité humaine. «Il est nécessaire de la transvaser dans des réservoirs prévus pour le traitement des déchets. Mais ils sont actuellement remplis de 10.000 tonnes d'eau faiblement radioactive. Il faut rejeter cette eau afin de faire de la place», a-t-il expliqué, affirmant qu'il n'y aura pas de conséquences sur la santé humaine. Une partie de l'eau contaminée s'écoule dans l'océan par une brèche de 20cm découverte dans une fosse surplombant la mer.
Greenpeace prévoit une analyse indépendante
Greenpeace a jugé hier «parcellaires et contradictoires» les informations données sur les risques radioactifs et annoncé «une analyse indépendante et des conseils clairs aux populations». Le vice-ministre en charge des Affaires environnementales, Hideki Minamikawa, a de son côté laissé entendre que cette série de catastrophes pourrait influer sur la politique climatique du Japon. Plus de trois semaines après le séisme suivi d'un tsunami, le bilan toujours provisoire de la police s'établit à 12.157 morts confirmés et 15.496 disparus, dont les corps ont très probablement été emportés au large par le raz-de-marée.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/fukushima-le-deversement-d-eau-radioactive-dans-le-pacifique-se-poursuit-05-04-2011-1257509.php
8H00. En face de la centrale, les opérations de déversement en mer se poursuiventCe déversement devrait durer cinq jours.
7H21. Le titre de Tepco Electric Power (Tepco) dévisse de 11,53% à la mi-séanceL'action de Tepco plonge à un niveau historique à la Bourse de Tokyo, en raison du déversement débuté hier à 10H00 GMT dans l'océan Pacifique, de milliers de tonnes d'eau radioactive provenant des réacteurs nucléaires. L'action abondonne 51 yens pour tomber à 391 yens. Le cours de Tepco a dévissé de plus de 80% depuis le 11 mars.
LUNDI 4 AVRIL11.500 tonnes d'eau faiblement radioactive ont été rejetées dans l'océan Pacifique hier au Japon, près de Fukushima. Ceci afin de permettre la réparation des circuits de refroidissement des réacteurs de la centrale nucléaire accidentée. Le représentant de Tepco, propriétaire de la centrale, a rappelé que de l'eau hautement contaminée s'était accumulée dans les salles des machines, en particulier dans celle du réacteur 2, avec un taux de radioactivité supérieur à 1.000 millisieverts par heure, ce qui empêche toute activité humaine. «Il est nécessaire de la transvaser dans des réservoirs prévus pour le traitement des déchets. Mais ils sont actuellement remplis de 10.000 tonnes d'eau faiblement radioactive. Il faut rejeter cette eau afin de faire de la place», a-t-il expliqué, affirmant qu'il n'y aura pas de conséquences sur la santé humaine. Une partie de l'eau contaminée s'écoule dans l'océan par une brèche de 20cm découverte dans une fosse surplombant la mer.
Greenpeace prévoit une analyse indépendante
Greenpeace a jugé hier «parcellaires et contradictoires» les informations données sur les risques radioactifs et annoncé «une analyse indépendante et des conseils clairs aux populations». Le vice-ministre en charge des Affaires environnementales, Hideki Minamikawa, a de son côté laissé entendre que cette série de catastrophes pourrait influer sur la politique climatique du Japon. Plus de trois semaines après le séisme suivi d'un tsunami, le bilan toujours provisoire de la police s'établit à 12.157 morts confirmés et 15.496 disparus, dont les corps ont très probablement été emportés au large par le raz-de-marée.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/fukushima-le-deversement-d-eau-radioactive-dans-le-pacifique-se-poursuit-05-04-2011-1257509.php
Fukushima : un drone photographie les dégâts à la centrale
La société Air photo service a dévoilé il y a quelques jours des photos aériennes prises à l'aide d'un drone. L'aéronef a survolé la centrale nucléaire de Fukushima au Japon pour réaliser des clichés témoignant de l'ampleur des dégâts.
Bien que tous les regards soient portés depuis le vendredi 11 mars sur la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, rares sont les images qui montrent avec autant de précision l'état des réacteurs au coeur des préoccupations. Le drone envoyé par l'agence Air photo service a réalisé une série de clichés faisant état des dommages de la centrale. Murs écroulés, toits soufflés par les explosions, la situation semble réellement critique.
Suite au violent séisme de magnitude 9 et au tsunami qui a suivi, trois des réacteurs de la centrale de Fukushima alors en opération avaient été immédiatement mis à l'arrêt et toute l'alimentation électrique de la centrale avait été coupée. Depuis, l'arrêt total des systèmes de refroidissement oblige les techniciens présents sur le site à bombarder d'eau les réacteurs afin d'éviter la fusion des combustibles.L'eau de refroidissement répandue en masse sur les réacteurs ruisselle jusqu'à l'océan Pacifique provoquant une hausse de la radioactivité dans les milieux marins proches de la centrale. Les efforts se déploient pour tenter d'empêcher la catastrophe nucléaire alors que de toutes parts s'échappent des rejets radioactifs. Goshi Hosono, conseiller spécial du Premier ministre japonais, a précisé hier qu'il faudrait "probablement plusieurs mois avant de stopper les fuites radioactives".
Visualisez les clichés pris par Air photo service sur Maxisciences en cliquant ci-dessous :
http://www.maxisciences.com/catastrophe-nucl%e9aire-au-japon/la-centrale-accidentee-de-fukushima-vue-du-ciel_art13663.html
lundi 4 avril 2011
11 500 tonnes d'eau radioactive rejetées dans l'océan
Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, a décidé de rejeter 11.500 tonnes d'eau faiblement radioactive dans l'océan pour permettre aux ouvriers de réparer les circuits de refroidissement des réacteurs et d'éviter une catastrophe pire que Tchernoby en 1986.
Depuis plusieurs semaines, jour et nuit, des dizaines de milliers de tonnes d'eau sont déversées sur les installations endommangées de la centrale. Les ouvriers, pompiers et soldats sont parvenus à empêcher les barres de combustible d'entrer en fusion et éviter une catastrophe nucléaire encore plus grave. Mais ce "lessivage" a provoqué d'énormes inondations dans les bâtiments et les galeries souterraines, qui sont envahis par des milliers de
tonnes d'eau radioactive, ce qui entrave les travaux de remise en état du réseau électrique et des circuits de refroidissement.
Selon Tepco, de l'eau hautement contaminée s'est accumulée dans les salles des machines, en particulier dans celle du réacteur 2, avec un taux de radioactivité supérieur à 1.000 millisieverts par heure, ce qui empêche toute activité humaine. "Il est nécessaire de la transvaser dans des réservoirs prévus pour le traitement des déchets. Mais ils sont actuellement remplis de 10.000 tonnes d'eau faiblement radioactive. Il faut rejeter cette eau afin de faire de la place", a expliqué l'opérateur.
Le représentant de Tepco a affirmé que ces rejets n'auraient pas de conséquence sur la santé. "Un adulte peut être exposé à une radioactivité d'environ 0,6 millisievert pendant un an s'il consomme chaque jour des algues et des produits de la mer de cette région. Dans l'environnement naturel, les gens sont exposés à des radiations de 2,4 millisieverts par an", a-t-il déclaré. Pour Tepco, cette étape doit permettre aux ouvriers de réparer les circuits de refroidissement des réacteurs et d'éviter une catastrophe pire que Tchernoby en 1986.
http://www.midilibre.com/articles/2011/04/04/A-LA-UNE-11-500-tonnes-d-eau-radioactive-rejetee-dans-l-ocean-1581545.php5
Depuis plusieurs semaines, jour et nuit, des dizaines de milliers de tonnes d'eau sont déversées sur les installations endommangées de la centrale. Les ouvriers, pompiers et soldats sont parvenus à empêcher les barres de combustible d'entrer en fusion et éviter une catastrophe nucléaire encore plus grave. Mais ce "lessivage" a provoqué d'énormes inondations dans les bâtiments et les galeries souterraines, qui sont envahis par des milliers de
tonnes d'eau radioactive, ce qui entrave les travaux de remise en état du réseau électrique et des circuits de refroidissement.
Selon Tepco, de l'eau hautement contaminée s'est accumulée dans les salles des machines, en particulier dans celle du réacteur 2, avec un taux de radioactivité supérieur à 1.000 millisieverts par heure, ce qui empêche toute activité humaine. "Il est nécessaire de la transvaser dans des réservoirs prévus pour le traitement des déchets. Mais ils sont actuellement remplis de 10.000 tonnes d'eau faiblement radioactive. Il faut rejeter cette eau afin de faire de la place", a expliqué l'opérateur.
Le représentant de Tepco a affirmé que ces rejets n'auraient pas de conséquence sur la santé. "Un adulte peut être exposé à une radioactivité d'environ 0,6 millisievert pendant un an s'il consomme chaque jour des algues et des produits de la mer de cette région. Dans l'environnement naturel, les gens sont exposés à des radiations de 2,4 millisieverts par an", a-t-il déclaré. Pour Tepco, cette étape doit permettre aux ouvriers de réparer les circuits de refroidissement des réacteurs et d'éviter une catastrophe pire que Tchernoby en 1986.
http://www.midilibre.com/articles/2011/04/04/A-LA-UNE-11-500-tonnes-d-eau-radioactive-rejetee-dans-l-ocean-1581545.php5
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