Il faudra sans doute encore "plusieurs mois" pour parvenir à stabiliser la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, a avoué dimanche l'opérateur TEPCO, tandis que les ingénieurs ont essayé une nouvelle technique de colmatage de la cuve de maintenance. La veille, ils avaient échoué à colmater avec du béton la fuite d'eau fortement radioactive de la centrale en train de s'écouler dans le Pacifique.Pour Hidehiko Nishiyama, porte-parole de TEPCO (Tokyo Electric Power), "il faudra plusieurs mois avant que nous ne puissions ramener la situation sous contrôle et avoir une idée plus claire de l'avenir". Pour lui, "nous serons confrontés à un tournant crucial dans les prochains mois, mais ce ne sera pas fini".
Dans le même temps, l'opérateur a confirmé dimanche la mort de deux jeunes employés de la centrale le jour de la catastrophe. Ces deux salariés, âgés de 21 et 24 ans, étaient portés disparus depuis le séisme. Ils avaient été vus pour la dernière fois dans une des salles de contrôle et seraient partis mener une inspection dans le complexe. On ne sait pas pourquoi ils n'ont pas évacué les lieux.
Depuis, les radiations, débris et explosions successives dans la centrale avaient ralenti les recherches. Les cadavres n'ont été découverts que mercredi, après le drainage d'une importante quantité d'eau radioactive dans le secteur où l'on pensait qu'ils se trouvaient, et on dû être décontaminés, a précisé un autre porte-parole de TEPCO, Kazufumi Suzuki. L'annonce n'a été faite que dimanche, le temps d'avertir les familles.
Quant à la fissure découverte samedi, première fois qu'une source directe de contamination de la mer est identifiée, elle fait 20 centimètres de long. La cuve de maintenance où elle se trouve a été remplie de béton samedi, mais les employés n'ont pas réussi à le faire sécher.
Ils ont donc injecté dimanche un mélange de sciure, de papier journal et d'un polymère spécial dans une tuyauterie reliant la cuve au reste du système, espérant colmater la fuite grâce à ce matériau susceptible d'une expansion importante et capable d'absorber d'importantes quantités d'eau. On ne savait pas encore dimanche si la manoeuvre avait réussi.
Dans le même temps, les opérations de recherches, en cours depuis le séisme suivi du tsunami, s'arrêtent officiellement ce dimanche, même si des opérations limitées pourraient se poursuivre. Ces deux derniers jours, on a pu récupérer quelque 50 cadavres. En tout 12.000 décès sont confirmés, alors que 15.400 personnes sont toujours portées disparues. Dans le nord-est du pays, des dizaines de milliers de personnes sont sans abri, 200.000 foyers n'ont plus d'eau potable et 170.000 plus de courant
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110403.FAP7203/tepco-plusieurs-mois-seront-necessaires-pour-stabiliser-la-situation-a-fukushima.html
lundi 4 avril 2011
La Nouvelle-Calédonie renforce sa lutte contre le Chikungunya
Deux nouveaux cas autochtones de Chikungunya ont été identifiés en Nouvelle-Calédonie. Le gouvernement et les services de la DASS ont alors décidé d'intensifier leur lutte contre les moustiques vecteurs de la maladie
Transmis par le moustique Aedes Egypti, comme la dengue, le chikungunya entraîne des douleurs musculaires et articulaires, une forte fièvre, des maux de tête, et des éruptions cutanées. Il est recommandé aux personnes les plus fragiles, telles que les nourrissons, les femmes enceintes ou les personnes âgées, d'utiliser des protections anti-piqures.
http://www.maxisciences.com/chikungunya/la-nouvelle-caledonie-renforce-sa-lutte-contre-le-chikungunya_art13467.html
La maladie a été détectée pour la première fois en Nouvelle-Calédonie au début du mois. Il s'agissait alors d'un cas importé d'Indonésie. Mais comme le rapporte le site de la fondation Ushuaïa, cinq cas autochtones de chikungunya ont été recensés depuis, dans le même quartier, celui de la Vallée des Colons à Nouméa. "L'apparition de ces cas groupés est inquiétante et justifie l'implication forte de chacun ainsi que la mise en oeuvre de nouveaux moyens de lutte anti-vectorielle" a expliqué le gouvernement calédonien.
Des produits répulsifs ont alors été distribués aux habitants de la Vallée des Colons, tandis que des épandages ciblés de malathion, un insecticide, ont été réalisés dans le quartier, afin de contenir une possible épidémie. Les habitants sont en outre invités à surveiller les jardins, terrasses et balcons afin de détruire les gîtes larvaires.Transmis par le moustique Aedes Egypti, comme la dengue, le chikungunya entraîne des douleurs musculaires et articulaires, une forte fièvre, des maux de tête, et des éruptions cutanées. Il est recommandé aux personnes les plus fragiles, telles que les nourrissons, les femmes enceintes ou les personnes âgées, d'utiliser des protections anti-piqures.
http://www.maxisciences.com/chikungunya/la-nouvelle-caledonie-renforce-sa-lutte-contre-le-chikungunya_art13467.html
dimanche 3 avril 2011
Japon : nouveau bilan chiffré du séisme et du tsunami
Bilan, à la date du dimanche 3 avril 2011, de la catastrophe qui a frappé le Japon le 11 mars dernier, avec un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami, qui ont provoqué des crises nucléaire et humanitaire.
VICTIMES
Selon le bilan établi par la police japonaise ce dimanche à 1 h GMT, les autorités comptent 12 009 décès confirmés et 15 472 disparus. Le séisme de Kobé, en 1995, avait fait 6 434 morts.
SITUATION HUMANITAIRE
Plus de 163 710 personnes évacuées se trouvaient toujours dimanche dans des hébergements provisoires. Les autorités ont mis en place une zone d’exclusion dans un rayon de 20 km autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Plus de 70 000 personnes vivaient dans cette zone, très rurale. Les 136 000 personnes vivant dans un rayon compris entre 20 et 30 km ont pour consigne de rester calfeutrés chez eux ou de partir.
Le fournisseur d’électricité Tohuku Electric Power (Tepco) recensait 168 586 foyers privés d’électricité dans le Nord samedi 2 avril à 7 h GMT. Le ministère de la Santé estime qu’au moins 220 000 foyers étaient privés d’eau courante samedi dans huit préfectures du pays. Au total, 45 866 bâtiments ont été complètement détruits, a déclaré la police dimanche.
IMPACT ECONOMIQUE
Le gouvernement a évalué les dégâts du séisme et du tsunami entre 16 000 et 25 000 milliards de yens (entre 200 et 300 milliards de dollars environ). Dans l’estimation la plus haute, la catastrophe naturelle du 11 mars serait la plus coûteuse de l’histoire de l’humanité.
Ce coût englobe les dégâts sur les réseaux routiers, les habitations, les usines et d’autres infrastructures mais ne tient pas compte de l’effet sur l’activité économique des perturbations du réseau d’alimentation en électricité et de l’augmentation de la facture électrique liée à l’accident à la centrale de Fukushima. De même, le calcul n’intègre pas les conséquences sur les marchés financiers et sur le moral des affaires. À titre d’exemple, l’indice Nikkei a reculé de plus de 5 % depuis le 11 mars à la Bourse de Tokyo.
AIDE INTERNATIONALE
Selon le ministère des Affaires étrangères, 134 pays et 39 organisations internationales, dont l’AIEA, ont proposé leur aide au Japon
Japon : tentative de colmatage d'une fuite
Les ouvriers à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima tentaient dimanche de colmater une fuite d'eau contaminée dans l'océan Pacifique, alors que le gouvernement a averti que les émanations radioactives pourraient durer des mois.
Dans cette région du nord-est du Japon dévastée par un séisme et un tsunami géants, quelque 25.000 soldats japonais et américains ont achevé une campagne de trois jours de recherches intensives le long du littoral, qui n'ont permis de retrouver que 306 cadavres.
Trois semaines après la tragédie, le bilan toujours provisoire de la police s'établit à 12.020 morts confirmés et 15.512 disparus, dont les corps ont très probablement été emportés au large par le raz-de-marée. La centrale Fukushima Daiichi (N°1), située au bord de l'océan Pacifique à quelque 250 km au nord de la mégapole de Tokyo et de ses 35 millions d'habitants, était conçue pour résister à un tsunami de 6 mètres, mais pas à une vague géante de 14 mètres.
Japon : deux employés retrouvés morts à la centrale de Fukushima
La compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), gestionnaire de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé dimanche le décès de deux de ses employés. Juste après le tremblement de terre survenu le 11 mars, les deux hommes âgés de 21 et 24 ans étaient partis inspecter le bâtiment de la turbine du réacteur numéro 4. Ils sont morts de multiples blessures, a précisé Tepco.Leurs corps ont été découverts mercredi dans un environnement radioactif et ont dû faire l'objet de longues opérations de décontamination, a précisé l'agence Kyodo. Le décès des deux hommes, vraisemblablement survenu le 11 mars, n'a été officiellement confirmé que samedi.
Toujours un risque de catastrophe nucléaire. Plus de trois semaines après l'arrêt des circuits de refroidissement de la centrale, le risque d'une catastrophe nucléaire n'est toujours pas écarté à Fukushima. Des rejets radioactifs font craindre une pollution durable et étendue de l'environnement. Le PDG du conglomérat industriel américain General Electric (GE), Jeff Immelt, était au Japon samedi pour y rencontrer les dirigeants de Tokyo Electric Power (Tepco). GE est le concepteur des réacteurs (Mark I) de la centrale. Critiqué pour les problèmes d'étanchéité de ces réacteurs, le groupe avait répondu une semaine après le séisme que ces réacteurs étaient entièrement conformes aux normes de sécurité internationales. «Je pense que nous allons apprendre beaucoup sur l'industrie au travers de cette situation», avait indiqué Jeff Immelt lors d'une conférence à Washington jeudi.
Les Etats-Unis tirent les leçons. Des experts américains ont commencé à tirer les leçons du désastre nucléaire au Japon qui, selon eux, révèle deux faiblesses : la vulnérabilité des piscines de stockage de combustible irradié et l'autonomie insuffisante des systèmes électriques de secours de refroidissement. Le tsunami a endommagé deux des six piscines de refroidissement de combustible usé, a constaté Gregory Jaczko, directeur de la Commission américaine de réglementation nucléaire (Nuclear Regulatory Commission/NRC). Il a assuré qu'aux Etats-Unis, ces piscines comme les enceintes de confinement étaient «des structures solides» où le carburant irradié usagé pouvait être stocké «en toute sécurité» pour au moins un siècle. Au contraire, David Lochbaum, spécialiste de l'Union of Concerned Scientists (UCS), un organisme scientifique indépendant, souligne la fragilité de ces piscines qui contiennent selon lui, davantage de matériaux irradiés que les réacteurs eux-mêmes, tout en étant nettement moins sécurisées. Un réexamen de la sécurité des 104 réacteurs américains doit être lancé.
Baisse de la radioactivité dans l'air en France. Les concentrations mesurées en France d'éléments radioactifs provenant de la centrale japonaise de Fukushima sont en diminution dans l'air sur les derniers jours, selon l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN). L'IRSN souligne que les concentrations mesurées en France (air, végétaux, eau de pluie, lait) «sont très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée». En fonction des endroits, les concentrations les plus importantes ont été détectées «entre le 29 et le 31 mars. L'IRSN souligne par ailleurs que «la présence d'iode 131 est également confirmée dans les prélèvements d'eau de pluie, de lait et de végétaux» mais à des niveaux sans danger pour la santé et l'environnement. De l'iode 131 est notamment détecté à l'état de traces dans des échantillons de lait de vache prélevés en Essonne (0,09 becquerel/litre) et en Vendée (0,15 becquerel/litre)», précise l'Instituthttp://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/japon-deux-employes-retrouves-morts-a-la-centrale-de-fukushima-03-04-2011-1391069.php
Toujours un risque de catastrophe nucléaire. Plus de trois semaines après l'arrêt des circuits de refroidissement de la centrale, le risque d'une catastrophe nucléaire n'est toujours pas écarté à Fukushima. Des rejets radioactifs font craindre une pollution durable et étendue de l'environnement. Le PDG du conglomérat industriel américain General Electric (GE), Jeff Immelt, était au Japon samedi pour y rencontrer les dirigeants de Tokyo Electric Power (Tepco). GE est le concepteur des réacteurs (Mark I) de la centrale. Critiqué pour les problèmes d'étanchéité de ces réacteurs, le groupe avait répondu une semaine après le séisme que ces réacteurs étaient entièrement conformes aux normes de sécurité internationales. «Je pense que nous allons apprendre beaucoup sur l'industrie au travers de cette situation», avait indiqué Jeff Immelt lors d'une conférence à Washington jeudi.
Les Etats-Unis tirent les leçons. Des experts américains ont commencé à tirer les leçons du désastre nucléaire au Japon qui, selon eux, révèle deux faiblesses : la vulnérabilité des piscines de stockage de combustible irradié et l'autonomie insuffisante des systèmes électriques de secours de refroidissement. Le tsunami a endommagé deux des six piscines de refroidissement de combustible usé, a constaté Gregory Jaczko, directeur de la Commission américaine de réglementation nucléaire (Nuclear Regulatory Commission/NRC). Il a assuré qu'aux Etats-Unis, ces piscines comme les enceintes de confinement étaient «des structures solides» où le carburant irradié usagé pouvait être stocké «en toute sécurité» pour au moins un siècle. Au contraire, David Lochbaum, spécialiste de l'Union of Concerned Scientists (UCS), un organisme scientifique indépendant, souligne la fragilité de ces piscines qui contiennent selon lui, davantage de matériaux irradiés que les réacteurs eux-mêmes, tout en étant nettement moins sécurisées. Un réexamen de la sécurité des 104 réacteurs américains doit être lancé.
Baisse de la radioactivité dans l'air en France. Les concentrations mesurées en France d'éléments radioactifs provenant de la centrale japonaise de Fukushima sont en diminution dans l'air sur les derniers jours, selon l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN). L'IRSN souligne que les concentrations mesurées en France (air, végétaux, eau de pluie, lait) «sont très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée». En fonction des endroits, les concentrations les plus importantes ont été détectées «entre le 29 et le 31 mars. L'IRSN souligne par ailleurs que «la présence d'iode 131 est également confirmée dans les prélèvements d'eau de pluie, de lait et de végétaux» mais à des niveaux sans danger pour la santé et l'environnement. De l'iode 131 est notamment détecté à l'état de traces dans des échantillons de lait de vache prélevés en Essonne (0,09 becquerel/litre) et en Vendée (0,15 becquerel/litre)», précise l'Instituthttp://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/japon-deux-employes-retrouves-morts-a-la-centrale-de-fukushima-03-04-2011-1391069.php
Fukushima : la radioactivité relevée dans l'air en France en baisse
Les concentrations mesurées en France d'éléments radioactifs provenant de la centrale japonaise de Fukushima sont en diminution dans l'air sur les derniers jours, a annoncé samedi l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN). L'IRSN a rappelé, dans un communiqué, que les concentrations mesurées en France dans les différents milieux surveillés (air, végétaux, eau de pluie, lait) "sont très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée". L'IRSN confirme "une présence généralisée de traces d'iode 131 en France" mais "on note une tendance à la diminution de la radioactivité dans l'air" au cours des derniers jours, a précisé à l'AFP Jean-Marc Peres, responsable de la surveillance à l'Institut.
En fonction des endroits, les concentrations les plus importantes dans l'air ont été détectées "entre le 29 et le 31 mars", selon ce responsable. Dans le communiqué, l'IRSN souligne par ailleurs que "la présence d'iode 131 est également confirmée dans les prélèvements d'eau de pluie, de lait et de végétaux" mais à des niveaux sans danger pour la santé et l'environnement. "De l'iode 131 est notamment détecté à l'état de traces dans des échantillons de lait de vache prélevés en Essonne (0,09 becquerel/litre) et en Vendée (0,15 becquerel/litre)", précise l'Institut. Les premières traces d'éléments radioactifs issus de l'accident nucléaire de Fukushima, à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars, avaient été enregistrées le 24 mars en France, rappelle l'IRSN.
http://lci.tf1.fr/science/environnement/fukushima-la-radioactivite-relevee-dans-l-air-en-france-en-baisse-6345142.html
En fonction des endroits, les concentrations les plus importantes dans l'air ont été détectées "entre le 29 et le 31 mars", selon ce responsable. Dans le communiqué, l'IRSN souligne par ailleurs que "la présence d'iode 131 est également confirmée dans les prélèvements d'eau de pluie, de lait et de végétaux" mais à des niveaux sans danger pour la santé et l'environnement. "De l'iode 131 est notamment détecté à l'état de traces dans des échantillons de lait de vache prélevés en Essonne (0,09 becquerel/litre) et en Vendée (0,15 becquerel/litre)", précise l'Institut. Les premières traces d'éléments radioactifs issus de l'accident nucléaire de Fukushima, à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars, avaient été enregistrées le 24 mars en France, rappelle l'IRSN.
http://lci.tf1.fr/science/environnement/fukushima-la-radioactivite-relevee-dans-l-air-en-france-en-baisse-6345142.html
Japon: les clochards du nucléaire
80% des travailleurs du nucléaire au Japon sont en fait des sous-traitants, recrutés parmi les couches les plus paupérisées de la population japonaise. Enquête sur les "gitans du nucléaire
En France, où la sous-traitance dans le nucléaire est en plein développement, l'expression utilisée dans le jargon des employés d'EDF pour les désigner est moins poétique mais plus explicite: la "viande à rems". Sur le modèle de Toyota, les entreprises nippones ont recours depuis très longtemps à la sous-traitance, notamment dans la construction. Et les intermédiaires servant au recrutement des travailleur... Lire la suite sur LEXPRESS.fr
En plus d'une forte radioactivité qui les condamne à mort à brève échéance, les quelques 500 liquidateurs de Fukushima doivent travailler dans des conditions atroces et inhumaines. Ils recevraient seulement deux repas par jour, des biscuits le matin et du riz le soir, un maximum d'un litre et demi d'eau par personne, et dormiraient sur des nattes de plomb, à même le sol. Dans ces conditions, un patron confiait au journal Asahi qu'il ne pensait plus "pouvoir trouver d'autres salariés qu'y accepteraient d'y aller." Dans le journal tokyoïte Tokyo Shimbun, un ancien travailleur sous-traitant de Fukushima Daiichi ne cache pas sa colère au sujet des trois ouvriers contaminés aux jambes. Sur les trois irradiés, deux n'étaient même pas chaussés de bottes. Qui sont ces travailleurs du nucléaire et comment sont-ils recrutés?
Bien que les centrales possèdent leurs propres employés, environ 80% des travailleurs du nucléaire au Japon sont en fait des sous-traitants, recrutés parmi les couches les plus paupérisées de la population japonaise. Ces travailleurs pauvres et non qualifiés effectuent pour quelques jours, parfois quelques semaines, les tâches les plus dangereuses au coeur des centrales nucléaires. Parce qu'ils se déplacent de centrale en centrale, on les appelle au Japon les "gitans du nucléaire" (genpatsu jipushi), du nom d'un livre de Kunio Horie publié en 1984.En France, où la sous-traitance dans le nucléaire est en plein développement, l'expression utilisée dans le jargon des employés d'EDF pour les désigner est moins poétique mais plus explicite: la "viande à rems". Sur le modèle de Toyota, les entreprises nippones ont recours depuis très longtemps à la sous-traitance, notamment dans la construction. Et les intermédiaires servant au recrutement des travailleur... Lire la suite sur LEXPRESS.fr
samedi 2 avril 2011
Japon : le gouvernement rejette la proposition d'étendre la zone d'évacuation
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé mercredi un taux de radiation deux fois plus élevé que la norme dans le village d'Iitate à 40 kilomètres de la centrale accidentée. Au vu de ces données, l'Agence a appelé à organiser une évacuation de la zone jusqu'à 40 kilomètres aux alentours de la centrale.
Cet avis est partagé par Greenpeace dont les experts ont mesuré des taux de radioactivité jusqu'à 10 microsieverts par heure. L'ONG met en garde le gouvernement japonais de l'impact de telles doses sur les enfants et les femmes enceintes. Elle recommande également une extension d'au moins 10 kilomètres de la zone actuelle d'évacuation délimitée à un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale.Les recommandations ne semblent pas avoir été entendues par le gouvernement qui exclut toute proposition d'élargir la zone d'évacuation. Son porte-parole, Yukio Edano, a déclaré hier : "Je ne pense pas que ce soit quelque chose de nature à exiger une telle action". Selon l'Agence japonaise de sûreté nucléaire, les habitants de la région "peuvent être sereins". Pour l'heure, les mesures de radioactivité ne cessent d'augmenter dans l'océan Pacifique, près de la centrale. Tepco, l'opérateur de la centrale, a annoncé hier avoir mesuré un niveau d'iode 4.385 fois supérieur à la norme légale.
Pour prêter main forte au gouvernement japonais, Nicolas Sarkozy s'est rendu hier au Japon. Lors de sa rencontre avec le premier ministre japonais Naoto Kan, il a promis d'offrir aux Japonais l'aide de la France. Le président compte notamment fournir des robots conçus par Areva capables d'opérer dans une zone fortement irradiée grâce à leurs composants résistants.
Le chef d'ét... lire la suite de l'article sur Maxisciences
vendredi 1 avril 2011
Radioactivité : les plus grandes pompes à eau du monde envoyées à Fukushima
Le Premier ministre japonais a estimé vendredi que la population ne courait aucun risque d'être exposée à des taux dangereux de radioactivité si elle suivait les conseils des autorités. Deux jours après une recommandation de l'Agence internationale de l'énergie atomique d'élargir la zone d'évacuation autour de la centrale, Naoto Kan a souligné que son pays décidait «des zones en fonction des conseils et des propositions des experts.
Les plus grandes pompes à eau du monde envoyées à Fukushima. Fabriquées par la firme allemande Putzmeister, deux des trois plus grandes pompes à eau et à ciment du monde vont être envoyées sur le site de la centrale. Ces machines armées d'un bras flexible sont capables de s'élever à 70 mètres de haut, pour déverser de l'eau ou du ciment. «Nos machines sont conçues pour pomper du ciment mais elles peuvent aussi déverser de l'eau, c'est un des avantages de nos équipements», a expliqué la porte-parole de la firme, Kelly Blickle.
Pour l'heure, les responsables de Tepco n'ont pas précisé s'ils voulaient injecter du ciment dans les réacteurs.
Ces pompes, déjà utilisées en 1986 sur le site Tchernobyl, sont attendues dès la semaine prochaine à Fukushima. Ces gigantesques bras équipés montés sur des camions pèsent 80 tonnes et sont opérables de façon télécommandée à partir d'une distance de 2 km. Il faudra toutefois un chauffeur pour les placer près du réacteur. Déjà présent sur le site de Fukushima, une pompe du même type d'une capacité de 58 mètres est déjà en action, et deux autres de 52 mètres servent à l'entraînement.
Pas d'élargissement de la zone d'évacuation. Les autorités nippones ont fait évacuer un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima, conseillant aux habitants vivant à une distance de 20 à 30 km de rester cloîtrés chez eux ou de partir. Mais le gouvernement a exclu, jeudi, d'élargir dans l'immédiat la zone d'évacuation. Mercredi, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a pourtant prévenu qu'elle avait mesuré des niveaux de radiations « justifiant une évacuation » à 40 km au nord-ouest de la centrale. Le taux mesuré dans le sol par l'AIEA dans le village d'Iitate atteignait 2 mégabecquerels par mètre carré, soit le double du niveau à partir duquel l'agence onusienne recommande l'évacuation. L'organisation écologiste Greenpeace a également recommandé une extension d'au moins 10 km du périmètre d'évacuation, sur la base de ses propres mesures. Mais l'Agence japonaise de sûreté nucléaire, un organisme officiel, a de son côté affirmé que le niveau de radioactivité à Iitate n'imposait pas l'évacuation de milliers de personnes. Les résidents « peuvent être sereins », assure un responsable de l'Agence.
Tokyo maintient Tepco à flots. Le gouvernement japonais pourrait par ailleurs injecter des fonds publics dans la société Tepco, exploitante de la centrale accidentée de Fukushima, afin de l'aider à rester à flot en pleine crise nucléaire. Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a expliqué vendredi que l'Etat pourrait financer la compagnie pour l'aider à affronter les problèmes de la centrale Fukushima Daiichi (Fukushima N°1) et assurer un approvisionnement d'électricité suffisant à Tokyo, qu'elle dessert.
Mercredi, la direction de Tepco avait annoncé avoir reçu l'accord de plusieurs banques afin de recevoir des prêts totalisant 2 000 milliards de yens (17 milliards d'euros). Cela ne suffira pas à assurer la survie de la compagnie, au vu des multiples problèmes qu'elle rencontre, avait toutefois prévenu le président. Tepco doit assumer les coûts de l'intervention d'urgence à Fukushima et la compagnie va en outre devoir faire face à de colossales demandes d'indemnisation de la part des victimes, dont les personnes évacuées des environs de la centrale ou les paysans de la région dont les légumes sont désormais invendables.
Une nappe d'eau fortement contaminée. A 15 mètres de profondeur sous la centrale nucléaire de Fukushima, de l'iode 131 a été découvert dans une nappe d'eau. Un échantillon d'eau prélevé mercredi sous le réacteur 1 a ainsi révélé un taux de 430 becquerels par cm3, a précisé un porte-parole de la société Tepco, l'opérateur du site. Ce niveau est « 10 000 fois supérieur » à la norme légale a poursuivi l'opérateur, n'écartant pas, toutefois, la possibilité que ce taux soit révisé dans la journée de vendredi.
Afin de maintenir le combustible à une température inférieure au point de fusion, des centaines d'ouvriers, pompiers et soldats déversent jour et nuit des milliers de tonnes d'eau sur les réacteurs. Conséquence de ce « lessivage »: d'énormes quantités d'eau contaminée se sont infiltrées dans les galeries souterraines et ont ruisselé jusque dans l'océan Pacifique tout proche.
Inquiétudes pour l'eau de mer. Autre conséquence des ruissellements de l'eau, des prélèvements effectués à proximité de la centrale ont révélé, jeudi, un taux d'iode radioactif 4 385 fois supérieur à la norme légale. Ces taux d'iode 131, fournis par l'exploitant de la centrale Tepco, sont les plus importants depuis le début de la catastrophe. Ils étaient 1 250 fois supérieur à la norme samedi, 1 850 fois supérieur dimanche, puis avait chuté en début de semaine avant de nettement rebondir mercredi, à 3 355 fois la norme légale.
Tepco et l'Agence de sûreté nucléaire nippone assurent que la radioactivité relâchée dans le Pacifique se dilue avec les marées et que le risque sur les algues et les animaux marins n'est pas important. Selon d'autres spécialistes, ces rejets radioactifs seraient sans conséquence majeure à l'échelle planétaire, mais pourraient avoir un impact notable, voire durable, sur la vie marine au large de la centrale japonaise.
Tsunami : les recherches pour trouver des corps continuent. Des milliers de soldats japonais et américains ont débuté vendredi une vaste campagne de recherche de corps le long de la côte nord-est du Japon, frappée il y a trois semaines par un gigantesque tsunami. Les armées des deux pays alliés ont déployé 120 avions et hélicoptères, ainsi que 65 navires, pour chercher les 16 441 personnes portées disparues après la vague géante qui a dévasté la côte Pacifique de la grande île de Honshu, et qui sont probablement décédées. « Nous allons nous concentrer sur le long des côtes, les embouchures des fleuves et les territoires encore recouverts d'eau de mer », explique un responsable des Forces japonaises d'autodéfense, l'armée japonaise. La fouille ne pourra couvrir toutefois une zone de 30 km autour de la centrale accidentée de Fukushima, où le niveau de radiation est dangereux. Jusqu'à un millier de corps n'ont pas été ramassés autour de cette centrale. Selon un bilan provisoire, près de 28 000 personnes sont mortes ou portées disparues lors de cette catastrophe.http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/radioactivite-les-plus-grandes-pompes-a-eau-du-monde-envoyees-a-fukushima-01-04-2011-1388461.php
Les plus grandes pompes à eau du monde envoyées à Fukushima. Fabriquées par la firme allemande Putzmeister, deux des trois plus grandes pompes à eau et à ciment du monde vont être envoyées sur le site de la centrale. Ces machines armées d'un bras flexible sont capables de s'élever à 70 mètres de haut, pour déverser de l'eau ou du ciment. «Nos machines sont conçues pour pomper du ciment mais elles peuvent aussi déverser de l'eau, c'est un des avantages de nos équipements», a expliqué la porte-parole de la firme, Kelly Blickle.
Pour l'heure, les responsables de Tepco n'ont pas précisé s'ils voulaient injecter du ciment dans les réacteurs.
Ces pompes, déjà utilisées en 1986 sur le site Tchernobyl, sont attendues dès la semaine prochaine à Fukushima. Ces gigantesques bras équipés montés sur des camions pèsent 80 tonnes et sont opérables de façon télécommandée à partir d'une distance de 2 km. Il faudra toutefois un chauffeur pour les placer près du réacteur. Déjà présent sur le site de Fukushima, une pompe du même type d'une capacité de 58 mètres est déjà en action, et deux autres de 52 mètres servent à l'entraînement.
Pas d'élargissement de la zone d'évacuation. Les autorités nippones ont fait évacuer un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima, conseillant aux habitants vivant à une distance de 20 à 30 km de rester cloîtrés chez eux ou de partir. Mais le gouvernement a exclu, jeudi, d'élargir dans l'immédiat la zone d'évacuation. Mercredi, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a pourtant prévenu qu'elle avait mesuré des niveaux de radiations « justifiant une évacuation » à 40 km au nord-ouest de la centrale. Le taux mesuré dans le sol par l'AIEA dans le village d'Iitate atteignait 2 mégabecquerels par mètre carré, soit le double du niveau à partir duquel l'agence onusienne recommande l'évacuation. L'organisation écologiste Greenpeace a également recommandé une extension d'au moins 10 km du périmètre d'évacuation, sur la base de ses propres mesures. Mais l'Agence japonaise de sûreté nucléaire, un organisme officiel, a de son côté affirmé que le niveau de radioactivité à Iitate n'imposait pas l'évacuation de milliers de personnes. Les résidents « peuvent être sereins », assure un responsable de l'Agence.
Tokyo maintient Tepco à flots. Le gouvernement japonais pourrait par ailleurs injecter des fonds publics dans la société Tepco, exploitante de la centrale accidentée de Fukushima, afin de l'aider à rester à flot en pleine crise nucléaire. Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a expliqué vendredi que l'Etat pourrait financer la compagnie pour l'aider à affronter les problèmes de la centrale Fukushima Daiichi (Fukushima N°1) et assurer un approvisionnement d'électricité suffisant à Tokyo, qu'elle dessert.
Mercredi, la direction de Tepco avait annoncé avoir reçu l'accord de plusieurs banques afin de recevoir des prêts totalisant 2 000 milliards de yens (17 milliards d'euros). Cela ne suffira pas à assurer la survie de la compagnie, au vu des multiples problèmes qu'elle rencontre, avait toutefois prévenu le président. Tepco doit assumer les coûts de l'intervention d'urgence à Fukushima et la compagnie va en outre devoir faire face à de colossales demandes d'indemnisation de la part des victimes, dont les personnes évacuées des environs de la centrale ou les paysans de la région dont les légumes sont désormais invendables.
Une nappe d'eau fortement contaminée. A 15 mètres de profondeur sous la centrale nucléaire de Fukushima, de l'iode 131 a été découvert dans une nappe d'eau. Un échantillon d'eau prélevé mercredi sous le réacteur 1 a ainsi révélé un taux de 430 becquerels par cm3, a précisé un porte-parole de la société Tepco, l'opérateur du site. Ce niveau est « 10 000 fois supérieur » à la norme légale a poursuivi l'opérateur, n'écartant pas, toutefois, la possibilité que ce taux soit révisé dans la journée de vendredi.
Afin de maintenir le combustible à une température inférieure au point de fusion, des centaines d'ouvriers, pompiers et soldats déversent jour et nuit des milliers de tonnes d'eau sur les réacteurs. Conséquence de ce « lessivage »: d'énormes quantités d'eau contaminée se sont infiltrées dans les galeries souterraines et ont ruisselé jusque dans l'océan Pacifique tout proche.
Inquiétudes pour l'eau de mer. Autre conséquence des ruissellements de l'eau, des prélèvements effectués à proximité de la centrale ont révélé, jeudi, un taux d'iode radioactif 4 385 fois supérieur à la norme légale. Ces taux d'iode 131, fournis par l'exploitant de la centrale Tepco, sont les plus importants depuis le début de la catastrophe. Ils étaient 1 250 fois supérieur à la norme samedi, 1 850 fois supérieur dimanche, puis avait chuté en début de semaine avant de nettement rebondir mercredi, à 3 355 fois la norme légale.
Tepco et l'Agence de sûreté nucléaire nippone assurent que la radioactivité relâchée dans le Pacifique se dilue avec les marées et que le risque sur les algues et les animaux marins n'est pas important. Selon d'autres spécialistes, ces rejets radioactifs seraient sans conséquence majeure à l'échelle planétaire, mais pourraient avoir un impact notable, voire durable, sur la vie marine au large de la centrale japonaise.
Tsunami : les recherches pour trouver des corps continuent. Des milliers de soldats japonais et américains ont débuté vendredi une vaste campagne de recherche de corps le long de la côte nord-est du Japon, frappée il y a trois semaines par un gigantesque tsunami. Les armées des deux pays alliés ont déployé 120 avions et hélicoptères, ainsi que 65 navires, pour chercher les 16 441 personnes portées disparues après la vague géante qui a dévasté la côte Pacifique de la grande île de Honshu, et qui sont probablement décédées. « Nous allons nous concentrer sur le long des côtes, les embouchures des fleuves et les territoires encore recouverts d'eau de mer », explique un responsable des Forces japonaises d'autodéfense, l'armée japonaise. La fouille ne pourra couvrir toutefois une zone de 30 km autour de la centrale accidentée de Fukushima, où le niveau de radiation est dangereux. Jusqu'à un millier de corps n'ont pas été ramassés autour de cette centrale. Selon un bilan provisoire, près de 28 000 personnes sont mortes ou portées disparues lors de cette catastrophe.http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/radioactivite-les-plus-grandes-pompes-a-eau-du-monde-envoyees-a-fukushima-01-04-2011-1388461.php
Que faire des cadavres irradiés de Fukushima ?
Dans le nord-est du Japon dévasté par le séisme de magnitude 9 survenu le 11 mars et la vague géante qu'il a provoquée, de nombreuses villes ressemblent encore à des décharges à ciel ouvert, avec des voitures encastrées dans des immeubles en ruines, des bateaux en cale sèche involontaire au milieu des rues et des débris partout. Environ 28.000 personnes sont mortes ou portées disparues et plus de 172.400 autres vivent dans des abris de fortune, en attendant la construction de logements provisoires ou la réparation de leurs maisons. A ces paysages de désolation s'ajoute la menace lancinante de fuites radioactives en provenance de la centrale de Fukushima Daiichi, endommagée par le séisme et le tsunami. Les 70.000 personnes qui vivaient dans un rayon de 20 km autour de la centrale ont été évacuées et Yukio Edano, le secrétaire général du gouvernement, a lui-même admis vendredi que ces riverains ne pourraient pas revenir chez eux avant longtemps. C'est une mesure de "long terme", a-t-il dit. Pour l'heure, le gouvernement japonais ne juge pas nécessaire d'élargir cette zone ; l'Agence internationale de l'Energie atomique a pourtant relevé à 40 km de la centrale des niveaux de radioactivité supérieurs aux seuils censés déclencher une évacuation. Pour les experts nucléaires, des années et probablement des décennies seront nécessaires pour rendre les abords de la centrale de nouveau habitables.
Mais avant de les réoccuper, il faut leur rendre un aspect moins cauchemardesque. Et notamment retirer les cadavres, restés sur place depuis le tsunami. Des milliers de soldats japonais et américains (17.000 côté japonais, 7000 côté américain, selon le quotidien Yomiuri) ont débuté vendredi une vaste campagne de recherche de corps le long de la côte. Les armées des deux pays alliés ont déployé 120 avions et hélicoptères, ainsi que 65 navires, pour chercher les 16.441 personnes portées disparues après la vague géante qui a dévasté la côte Pacifique de la grande île de Honshu. "Nous allons nous concentrer sur le long des côtes, les embouchures des fleuves et les territoires encore recouverts d'eau de mer", a expliqué un responsable des Forces japonaises d'autodéfense, nom de l'armée du Japon. "Les corps emportés dans la mer à cette époque de l'année coulent dans un premier temps. Mais souvent ils remontent à la surface au bout de quelques semaines. Nos recherches viseront à les retrouver", a-t-il ajouté.
La fouille ne pourra couvrir toutefois la zone de 30 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, où le niveau de radiation est dangereux. Jusqu'à un millier de corps n'ont pas été ramassés autour de cette centrale car ils se trouvent dans la zone d'exclusion, estiment les journaux japonais. Les autorités avaient dans un premier temps prévu de récupérer et transporter ces cadavres en dehors de cette zone d'où les rescapés ont été évacués. Mais elles ont reconsidéré ce projet, a précisé l'agence Kyodo : les cadavres ont en effet été "exposés à de forts niveaux de rayonnements post-mortem". Les décontaminer sur place rendrait encore plus difficile leur identification ultérieure. Et les rendre tels quels aux familles causerait des dangers de pollutions aériennes radioactives lors de leur crémation.
http://lci.tf1.fr/monde/asie/2011-04/que-faire-des-cadavres-irradies-de-fukushima-6344032.html
Mais avant de les réoccuper, il faut leur rendre un aspect moins cauchemardesque. Et notamment retirer les cadavres, restés sur place depuis le tsunami. Des milliers de soldats japonais et américains (17.000 côté japonais, 7000 côté américain, selon le quotidien Yomiuri) ont débuté vendredi une vaste campagne de recherche de corps le long de la côte. Les armées des deux pays alliés ont déployé 120 avions et hélicoptères, ainsi que 65 navires, pour chercher les 16.441 personnes portées disparues après la vague géante qui a dévasté la côte Pacifique de la grande île de Honshu. "Nous allons nous concentrer sur le long des côtes, les embouchures des fleuves et les territoires encore recouverts d'eau de mer", a expliqué un responsable des Forces japonaises d'autodéfense, nom de l'armée du Japon. "Les corps emportés dans la mer à cette époque de l'année coulent dans un premier temps. Mais souvent ils remontent à la surface au bout de quelques semaines. Nos recherches viseront à les retrouver", a-t-il ajouté.
La fouille ne pourra couvrir toutefois la zone de 30 km autour de la centrale de Fukushima Daiichi, où le niveau de radiation est dangereux. Jusqu'à un millier de corps n'ont pas été ramassés autour de cette centrale car ils se trouvent dans la zone d'exclusion, estiment les journaux japonais. Les autorités avaient dans un premier temps prévu de récupérer et transporter ces cadavres en dehors de cette zone d'où les rescapés ont été évacués. Mais elles ont reconsidéré ce projet, a précisé l'agence Kyodo : les cadavres ont en effet été "exposés à de forts niveaux de rayonnements post-mortem". Les décontaminer sur place rendrait encore plus difficile leur identification ultérieure. Et les rendre tels quels aux familles causerait des dangers de pollutions aériennes radioactives lors de leur crémation.
http://lci.tf1.fr/monde/asie/2011-04/que-faire-des-cadavres-irradies-de-fukushima-6344032.html
L'ASN envisage un moratoire sur la construction de l'EPR de Flamanville
Face à la catastrophe nucléaire qui menace le Japon, l'ASN pourrait suspendre le chantier de l'EPR de Flamanville, rapporte le site d'Europe 1. "C'est un questionnement, une réflexion. On n'est pas sûr. Ca fait partie du champ des hypothèses", a en effet expliqué Thomas Houdré, directeur à la direction des centrales de l'ASN, confirmant les propos du président de l'Autorité, André-Claude Lacoste. Mercredi lors d'une audition au Parlement sur le sujet, celui-ci avait en effet déclaré : "Si la question d'un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce serait sur la construction de Flamanville 3". Et d'ajouter : "C'est typiquement le genre de réflexions que nous aurons à mener dans les mois qui viennent au sein de l'ASN".
Alors que la situation est toujours incontrôlable à Fukushima, le gouvernement français a lancé un audit du parc nucléaire français, qui à ce jour compte 58 réacteurs. Le chantier de l'EPR de Flamanville est l'un des plus avancés à ce jour dans le monde. Repoussée de deux ans par EDF, sa mise en service est prévue pour 2014. Mais aujourd'hui, c'est bien plus la centrale alsacienne de Fessenheim qui suscite toutes les inquiétudes. Située dans une zone à risques sismiques, elle est la plus ancienne de France. Sa fermeture est réclamée par nos voisins allemands et suisses, mais jusqu'ici cette demande a été rejetée par EDF et l'ASN, qui ne voient "aucune raison" justifiant une fermeture de la centrale.http://www.maxisciences.com/asn/l-039-asn-envisage-un-moratoire-sur-la-construction-de-l-039-epr-de-flamanville_art13605.html
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