mercredi 23 mars 2011

Brève émission de fumée au niveau du réacteur n°3 de Fukushima

De la fumée noire est brièvement sortie mercredi du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima-Daiichi, provoquant l'évacuation temporaire des ouvriers qui tentent d'éviter une catastrophe nucléaire au Japon
L'Autorité japonaise de sûreté nucléaire et industrielle a dit ignorer la cause de ce dégagement de fumée, qui provenait de l'enceinte abritant le réacteur.
Citant l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), l'agence de presse Kyodo a rapporté vers 08h40 GMT que la fumée se dissipait. Les premières volutes étaient signalées vers 07h30 GMT.
Cette émission de fumée, que les autorités ne classent pas comme incident sérieux, ne semble pas avoir augmenté la radioactivité autour de la centrale, bien au contraire.
L'Agence de sûreté nucléaire a fait état d'une radioactivité de 283,7 microsieverts après que la fumée a été vue, contre 435 microsieverts deux heures plus tôt.
Si de la fumée continue chaque jour, de façon ponctuelle, de s'élever au-dessus de la centrale, le gouvernement japonais a jugé mercredi qu'il n'était pas nécessaire d'élargir pour le moment la zone d'exclusion autour de la centrale, établie dans un rayon de 20 km.
Deux techniciens ont été blessés mercredi alors qu'ils tentaient de rétablir l'électricité dans le réacteur n°1.
Les six réacteurs de Fukushima-Daiichi sont reliés par des câbles au réseau électrique mais seule la pompe de refroidissement du réacteur n°5 a été relancée jusqu'à présent
http://fr.news.yahoo.com/4/20110323/tts-japon-nucleaire-centrale-ca02f96.html

Une colonne de fumée noire s'élève au-dessus du réacteur n°3, les ouvriers évacués du site

9h15: Le Japon se résigne à creuser des fosses communes
Dans plusieurs localités du littoral, les autorités ont entrepris de faire creuser des fosses communes, une décision inimaginable dans une nation où les défunts sont traditionnellement incinérés et leurs cendres placées dans des tombes familiales à proximité de temples. Mais face à l'ampleur du séisme et du tsunami du 11 mars dernier, les capacités des crématoriums sont dépassées. Et la pénurie de carburants aggrave la situation. Si nombre des routes endommagées ont été rouvertes à la circulation, le rationnement de l'essence empêche des familles de récupérer les corps des défunts. Les morgues sont débordées.
9h: La fumée noire émane de l'enceinte qui abrite le réacteur 3
La fumée noire qui s'élève au-dessus du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi provient de l'enceinte qui abrite le réacteur lui-même, a annoncé le directeur général adjoint de l'Autorité japonaise de sûreté nucléaire et industrielle. On en ignore encore les causes, a ajouté Hidehiko Nishiyama.
8h30: Une colonne de fumée noire s'élève au-dessus du réacteur n°3
L'opérateur Tepco a annoncé l'évacuation temporaire des ouvriers présents sur le site. Selon l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), il est impossible à ce stade de déterminer si la fumée s'échappe du réacteur lui-même ou du bâtiment contenant la turbine.
7h58: 17,4 milliards d'euros pour Tepco
Les banques japonaises vont prêter 2.000 milliards de yens (17,4 milliards d'euros) à la compagnie d'électricité Tepco, selon l'agence Jiji. Tokyo Electric Power (Tepco) a sollicité des prêts afin de pouvoir accélérer les travaux de remise en état de plusieurs centrales thermiques du nord-est de l'archipel et de la région de Tokyo, touchées par la catastrophe. L'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (N°1), victime d'accidents et de fuites radioactives, a aussi besoin d'argent pour payer la neutralisation de cette installation désormais hors d'usage.
7h27: Le séisme et le tsunami pourraient coûter 217,4 milliards d'euros
Le gouvernement japonais a estimé aujourd'hui que le séisme et le tsunami du 11 mars pourraient coûter jusqu'à 25.000 milliards de yens (217,4 milliards d'euros) à la troisième puissance économique mondiale. La Banque mondiale, citant des estimations privées, a déclaré lundi que le coût de la catastrophe atteindrait de 122 à 235 milliards de dollars, soit 2,5 à 4 points du produit intérieur brut, ce qui en fait déjà le désastre naturel le plus coûteux de l'histoire de l'humanité. La précédente catastrophe la plus onéreuse était le séisme de Kobé, en 1995, avec des dégâts estimés à 100 milliards de dollars.
7h20: La Bourse de Tokyo finit en baisse de 1,65%
La Bourse de Tokyo a fini en baisse mercredi sur des prises de bénéfices au lendemain d'une hausse de plus de 4%. L'indice Nikkei a terminé sur un recul de 1,65% ou 158,85 points, à 9449,47 points. Le Topix a cédé 7,03 points (0,81%) à 861,10 points. Avant la séance de mercredi, le Nikkei avait repris près de 17% par rapport à son plus bas du 15 mars mais il reste en retrait de plus de 8% par rapport à son niveau avant le tremblement de terre du 11 mars.

Radioactivité dans l'eau de Tokyo, les aliments japonais boudés

Des niveaux de radiation supérieurs aux seuils habituels avaient été déjà signalés samedi dans du lait et des légumes de la région de Fukushima, conduisant l'Organisation mondiale de la Santé à estimer lundi que la crise nucléaire était plus grave que prévu. Ce mercredi, les autorités japonaises à leur tour ont reconnu l'ampleur de la crise, alors que des traces d'iode présentant une faible radioactivité ont été décelées dans l'eau du robinet à Tokyo, rendant cette eau impropre à la consommation pour les bébés et prouvant que le problème s'élargit autour de la zone de Fukushima : le Premier ministre Naoto Kan a déconseillé la consommation de légumes à feuilles produits non loin de la centrale. Parmi ces aliments particulièrement exposés aux émissions radioactives figurent des brocolis, des épinards, des choux et des choux-fleurs. Sur un de ces légumes examiné lundi, le niveau de césium radioactif s'est révélé 160 fois plus élevé que le seuil de sûreté. Les autorités japonaises ont en outre ordonné l'arrêt de la vente de lait et de certains légumes produits dans quatre préfectures proches de la centrale nucléaire endommagée : Fukushima, Ibaraki, Tochigi et Gunma.
Des décisions qui ont eu un impact immédiat à l'étranger. La FDA, l'autorité sanitaire américaine, a annoncé la suspension des importations de lait, produits laitiers, fruits et légumes en provenance de ces quatre préfectures japonaises. La France a demandé à la Commission européenne d'imposer aux frontières de l'UE un contrôle harmonisé des importations de produits frais en provenance du Japon, une demande qui devrait être examinée ce mercredi. Il n'y a pas eu pour l'instant d'importations directes de produits frais de l'archipel vers la France mais certains aliments ont pu être introduits par le biais d'autres pays de l'UE. La France a déjà décidé la mise en place de contrôles systématiques sur les importations de produits frais, à savoir les coquillages et le poisson. Les importations de produits japonais en France se sont élevées à 8800 tonnes en 2010.
L'OMS veut rassurer
Sans attendre ces décisions, les consommateurs achetant habituellement des produits venus du Japon, notamment à travers l'Asie, ont commencé à réduire fortement leurs achats. Les ventes de denrées japonaises dans les supermarchés à travers l'Asie ont déjà nettement reculé et les clients désertent les restaurants de sushis. En Corée du Sud, magasins et consommateurs ne veulent prendre aucun risque malgré les tests effectués sur les importations japonaises. Deux des principaux supermarchés, Lotte Mart et Homeplus, ont suspendu les ventes de poissons japonais cette semaine. "Les douanes les ont déclarés propres à la consommation mais nous les avons éliminés car les consommateurs ont peur", a indiqué un porte-parole de la chaîne Homeplus. A Hong Kong, qui compte 600 restaurants japonais employant des milliers de personnes, la baisse de la fréquentation est sensible. "Nous constatons une chute d'activité et cela menace les revenus des gens qui travaillent" dans ces restaurants, s'alarme Yuen Fuk-wo, président du syndicat des employés de la restauration du territoire.
L'Organisation mondiale de la Santé a néanmoins estimé lundi que les autorités japonaises avaient réagi de façon appropriée et appelé la population à ne pas paniquer. Pavel Tkalich, un ingénieur qui a conseillé le gouvernement ukrainien à propos des dangers des radiations après Tchernobyl, a souligné que personne ne sait encore l'étendue de la contamination de la chaîne alimentaire au Japon et aux alentours. "Tout dépend de la quantité" des radiations dans les sols et dans l'eau, "mais l'information n'est pas encore claire", a-t-il déclaré.

Japon : renfort des contrôles sur le poisson

Epizoochorie : les sangliers et les cerfs sont utiles à nos forêts

Plusieurs chercheurs de l'INRA ont mené une enquête, intitulée Diplo, sur la dispersion des graines par les ongulés. En effet, de nombreuses plantes menacées de disparition ont réussi à recoloniser certaines forêts de France. Pour découvrir comment elles avaient pu se transporter dans ce nouvel environnement, les scientifiques ont voulu étudier la piste de l'épizoochorie, la dispersion des graines par les animaux, qui est déjà utilisée depuis de nombreuses années dans d'autres pays du monde. Dans l'hexagone, jusqu'à présent, les autorités étaient focalisées sur le rôle néfaste des chevreuils, cerfs et autres sangliers, qui font des dégâts considérables en dévastant les jeunes plantations d'arbres.


Cependant, l'étude de l'INRA vient de révéler que ces mêmes ongulés transportent sur leur pelage les graines de nombreuses plantes, qui ne peuvent être déplacées par le vent en raison de leur taille importante. Elles se fixent donc sur le poil et dans les pattes dans animaux, et sont redéposées des kilomètres plus loin lorsqu'ils se secouent ou se frottent contre les arbres. Cette dispersion a déjà permis la réintroduction du cynoglosse officinal, quasiment éteint, dans une forêt d'Arc-en-Barrois.


Les résultats de cette étude devraient permettre à l'avenir de mieux appréhender le rôle des cervidés et des sangliers dans la végétation française
http://www.maxisciences.com/epizoochorie/epizoochorie-les-sangliers-et-les-cerfs-sont-utiles-a-nos-forets_art12826.html

mardi 22 mars 2011

Japon : crainte d'une contamination alimentaire

Catastrophe de Fukushima : les réponses à vos questions

Nuage ou panache ?Dans le cas présent, on ne parle pas de nuage radioactif, comme pour Tchernobyl, mais de panache. Le panache est constitué par l'air contenant les particules et les gaz radioactifs qui sortent de la centrale de Fukushima. Lorsque la dilution s'est faite dans l'atmosphère, on ne parle plus de panache mais de couches d'air où des traces de particules peuvent être détectées.

On parle de nuage pour un phénomène météorologique normal lorsque une grande quantité de gouttelettes d'eau (ou de cristaux de glace) est en suspension dans l'atmosphère. Lorsque le panache est emporté dans de telles conditions, les gouttelettes se chargent de particules radioactives et peuvent tomber en pluie sur les territoires survolés. D'où le nom de "nuage radioactif".

Le panache contient des particules radioactives issues des rejets : des gaz rares (xénon, krypton...) et des particules en suspension dans l'air : iode, césium, strontium. Pour ce qui est du devenir de ces particules, elles vont continuer à se disperser. Certaines retomberont au sol, mais cela n'augmentera pas les valeurs de la radioactivité naturelle. Pour avoir un ordre d'idée, 25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, avec des rejets 1000 à 10000 fois plus importants que ceux de la centrale de Fukushima, aujourd'hui une très faible activité de césium 137 subsiste dans l'air, de l'ordre de 0,000001 Bq/m3.
La radioactivité en France
Pas de risque pour la santéDepuis plusieurs jours le directeur de l'Autorité de Sureté Nucléaire (autorité indépendante des politiques) et les scientifiques de l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire) sont catégoriques : Il n'y aurait aucun risque, ni pour la santé, ni pour l'environnement, et il n'y aurait donc aucune mesure de protection particulière à prendre, même pour les enfants ou les nouveau-nés. Pour affirmer cela, ils ont fait des calculs basés sur l'estimation des rejets de la centrale de Fukushima depuis le début de l'accident, estimation corroborée par les prélèvements effectués depuis au Japon. Et avec les prévisionnistes météo, ils ont fait une simulation du trajet pris par les particules, qui est disponible sur les sites de l'IRSN (revoir le point sur la situation dans le journal de 13 heures du 22 mars.)
Des particules diluées sur la France mercredi ou jeudiLargement dispersées par les vents dans l'Océan Pacifique, ces particules font le tour de la planète dans l'Hémisphère Nord. Elles sont passées sur la Californie vendredi dernier, où les taux mesurés ont été qualifiés de "minuscules" par les autorités américaines. Après les Antilles hier, ces particules diluées dans l'atmosphère atteindront la Métropole mercredi ou jeudi. Mais ces particules seront en si faible quantité que le réseau d'alerte, constitué de balises qui analysent l'air en permanence et sont très sensibles, ne devrait même pas les détecter !
La qualité de l'air sera mesuréeLe scientifiques de l'IRSN procéderont donc à des prélèvements d'air qu'ils analyseront durant une semaine pour obtenir des résultats très précis de ce qui sera réellement passé dans notre pays. On peut également penser que ce sera aussi fait par des laboratoires indépendants comme la Criirad (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes
sur la Radioactivité), qui ne manqueront pas de nous communiquer leurs résultats dès qu'ils seront disponibles.
La radioactivité au Japon La zone préoccupante autour de la centraleIl y a ce que l'on sait déjà, et ce que l'on ne sait pas encore. Une partie des balises et détecteurs a été endommagée par le séisme ou le tsunami, et on n'a donc pas toutes les informations sur la quantité précise de rejets émis par la centrale. Mais des prélèvements sont effectués régulièrement, et on sait que pour le moment la situation est préoccupante localement, dans les 30km autour de la centrale, probablement jusqu'à 100 km.
Des denrées alimentaires contaminéesDes dépôts de particules se sont faits au sol, et on a déjà retrouvé des légumes et du lait contaminés. Les végétaux et les légumes à feuille sont en effet les premiers à être touchés, avant que cela passe dans la chaine alimentaire et touche gibier ou animaux d'élevage. Sans oublier le poisson, car on a déjà constaté une forte hausse de la radioactivité dans la mer à proximité de la centrale, avec des valeurs 100 fois supérieures à la norme. Il est certain que cette radioactivité sera un problème que les japonais auront à gérer durant des dizaines d'années.
Pas de protection particulière à TokyoEnfin à Tokyo, on a retrouvé des traces d'iode dans le réseau d'eau potable, cela vient probablement des châteaux d'eau, mais la concentration reste extrêmement faible et ne présenterait à ce jour pas de risque pour la santé. La radioactivité relevée par les balises de mesure (dans l'air) reste faible, et ne nécessiterait pas non plus de mesure particulière de protection des populations.
L'état de la centrale nucléaire de Fukushima
Une remise en route qui sera longueSur place, les techniciens, qui travaillent dans des conditions très préoccupantes pour leur santé, tentent depuis plusieurs jours de rétablir l'électricité pour remettre en marche les circuits de refroidissement des réacteurs et des piscines de combustibles usés. Mais les installations ont été endommagées par le tsunami, puis par les explosions d'hydrogène qui se sont produites dans différents bâtiments la semaine dernière. Sans compter que pour refroidir les réacteurs, et diminuer au plus les rejets de vapeur radioactive, ils ont été arrosés avec des tonnes d'eau de mer. Remettre les installations en route prend donc du temps.
Une centrale définitivement condamnéeDans trois réacteurs, une partie du combustible (uranium) a fondu, avec en plus dans le réacteur n°3 un combustible à base de plutonium, donc encore plus dangereux. Le but pour l'exploitant est de stabiliser la situation en maintenant un refroidissement de ces réacteurs, ainsi que des piscines de combustible usé. Mais cette centrale est définitivement condamnée, et la région alentour aussi. Mais il est encore trop tôt pour savoir dans quel périmètre précisément.
Mais des enceintes toujours étanchesEnfin ce qui est rassurant, c'est que les enceintes de confinement des réacteurs seraient toujours étanches, ce qui signifie que tant que l'on ne procède pas à des rejets de vapeur comme la semaine dernière pour relâcher la pression, la radioactivité ne s'en échappe plus et reste à l'intérieur de ces enceintes de confinement, comme cela s'est passé pour l'accident de Three Mile Island en 1979. Le combustible qui a fondu devrait donc rester définitivement à l'abri dans les cuves des réacteurs. Dans quelques semaines, les ingénieurs étudieront s'il est nécessaire de construire une nouvelle protection autour de la centrale ou pas
http://lci.tf1.fr/science/nouvelles-technologies/crise-nucleaire-au-japon-les-reponses-a-vos-questions-6325010.html

Pas de danger pour la France avec le nuage radioactif ?

Contacté par FranceSoir.fr, Météo France a précisé lundi que le nuage radioactif lié à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon arriverait bien mercredi au-dessus de la France mais qu'il circulerait de manière « immédiate ». « Il ne va pas stagner, il va se déplacer dès mercredi tout en se diluant dans tout l'atmosphère. Les vents vont continuer, le nuage peut ainsi repartir vers le nord de l'Europe et l'Asie », explique-t-on à Météo France.

Sans savoir comment il va se fondre dans l'atmosphère, l'agence météorologique insiste sur le fait que la teneur en radioactivité de ce panache sera « faible » au moment où il survolera l'Hexagone. L'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) et Météo France ont simulé la dispersion atmosphérique (voir la vidéo ci-dessous) des rejets radioactifs depuis le 12 mars en utilisant comme traceur du nuage le Césium 137 (mesuré en Becquerels). Les concentrations attendues d’après cette modélisation pourraient être de l’ordre de 0,001 Becquerels/m3 en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer de l’hémisphère nord. À titre de comparaison, les valeurs mesurées au cours des jours suivant l’accident de Tchernobyl en France étaient de l’ordre de 1 à 10 Bq/m3 (le 1er mai 1986) et dépassaient les 100.000 Bq/m3 dans les premiers kilomètres autour de la centrale ukrainienne.

La contamination de Fukushima durera plusieurs dizaines d'années

Météo France précise également qu'il ne devrait pas pleuvoir en France mercredi, alors que lundi le Japon s'inquiétait de retombées de particules radioactives dues à de fines pluies au-dessus de la centrale de Fukushima et de Tokyo. Cependant les autorités japonaises ont précisé dans la journée que ces pluies ne présentaient pas de danger pour la santé humaine alors que des particules radioactives ont été retrouvées dimanche dans la région du Grand Tokyo, située à plus de 200 kilomètres au sud de Fukushima, et que le lait ainsi que deux légumes verts (épinard et kakina) de quatre préfectures proches de la centrale sont interdits à la vente pour un niveau anormalement élevé de radioactivité. Selon l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), la contamination de Fukushima durera plusieurs dizaines d'années.

« Aucune conséquence possible en terme de santé »

Le Conseil national de l'ordre des pharmaciens rappelait la semaine dernière que les pastilles d’iode, qui protègent pendant 24 heures la thyroïde des radiations, et prévient donc le risque de cancer, ne sont délivrées qu’à la demande expresse des autorités. Or, le président de l'ASN a déclaré lundi que « l'ordre de grandeur des retombées est de 1.000 à 10.000 fois moins que les retombés de Tchernobyl, il est donc tout à fait clair qu'à ce niveau de concentration, il n'y a aucune conséquence possible en terme de santé ». Ainsi aucune délivraison de pastilles d'iodes à la population n'a été mise en place ce lundi aux Antilles alors que le nuage devait survoler ces îles.

En Métropole, le président de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), Roland Desbordes, affirmait jeudi que même pour une exposition à de faibles doses de radioactivité, « le risque existe(ait) ». « Les organes de reproduction, la moelle, la thyroïde, sont particulièrement radiosensibles », expliquait-il tout en regrettant le fait que depuis Tchernobyl, les pharmaciens ne puissent toujours pas vendre à titre préventif des comprimés d'iode
http://www.francesoir.fr/actualite/societe/pas-danger-pour-france-avec-nuage-radioactif-84038.html
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Nouveau séisme au Japon et inquiétude nucléaire

Nuage radioactif : pas de risque sanitaire en vue sur la France

Fumée menaçante à Fukushima Daiichi

Nouvelle alerte à Fukushima, de la radioactivité détectée

Encore de la fumée...
Les choses semblaient pourtant s'améliorer depuis quelques jours à la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon). Mais, lundi, des fumées se sont échappées de deux réacteurs entraînant l'évacuation d'une partie du personnel qui travaille sans relâche depuis plusieurs jours pour remettre en service les systèmes de refroidissement des réacteurs
Aucune explication sur l'origine de cette émanation"A 15h55 (7h55 en France), nous avons reçu un rapport de la centrale indiquant qu'une fumée grise puis noire s'échappait du toit du réacteur 3. Nous avons ordonné l'évacuation temporaire des ouvriers qui se trouvaient à proximité", a annoncé l'opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco). Cette émanation s'est arrêtée peu après 18 heures, a déclaré ensuite l'Agence de sûreté nucléaire japonaise, qui a cependant simultanément fait état d'un panache de vapeur blanche, s'échappant du réacteur 2 à partir de 18h20. L'Agence n'a pas été en mesure d'expliquer l'origine de ces rejets. Il s'agit des premiers incidents notables signalés depuis mercredi dans la centrale de Fukushima 1 endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars. Le réacteur 3 est au centre des préoccupations depuis plusieurs jours. Gravement touché par une explosion qui a soufflé la partie supérieure du bâtiment, il est chargé de combustible MOX, un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium, plus long à refroidir et dont les rejets sont considérés comme particulièrement nocifs.
Opération retardéeL'Agence de sûreté nucléaire a annoncé dans un premier temps que la salle de contrôle du réacteur 2 pourrait être partiellement remise en service lundi, avant de concéder que cette opération pourrait être retardée à cause des fumées. Quatre des six réacteurs de la centrale ont été connectés à l'alimentation électrique, mais les équipements doivent être testés par les techniciens avant d'être alimentés, pour éviter un court-circuit. Selon la télévision publique NHK, ces vérifications pourraient encore prendre deux à trois jours.
Substances radioactives repérées dans l'eau Par ailleurs, des niveaux anormalement élevés de substances radioactives ont été détectés dans l'eau de mer près de la centrale de Fukushima, a annoncé Tepco dans la nuit de lundi à mardi. Les taux d'iode 131 et de césium 134 étaient respectivement 126,7 fois et 24,8 fois plus élevés que les normes fixées par le gouvernement, et le taux de césium 137 était 16,5 fois plus élevé que la normale, a précisé un responsable de Tepco, Naoki Tsunoda, assurant que ces niveaux de radioactivité ne constituaient pas une menace pour la santé humaine.
Des robots français pas adaptés En attendant le redémarrage d'une partie des équipements de refroidissement de la centrale, soldats et pompiers ont continué à asperger les réacteurs grâce à des canons à eau, afin de refroidir le combustible et d'éviter le rejet de quantités importantes de radioactivité dans l'atmosphère. Ils ont dû suspendre leurs opérations après l'apparition des fumées. Les autorités japonaises ont décliné l'offre française d'envoi de robots spécialisés pour intervenir à Fukushima, jugeant ces engins "inadaptés" à la situation, a annoncé lundi l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Le gouvernement a annoncé que la centrale Fukushima 1 serait définitivement fermée. Selon le journal Asahi Shimbun, Tepco prévoit une dizaine d'années de travail pour démanteler complètement le site, en raison du niveau élevé des radiations.
Lait et épinards interditsLa population nippone restait en alerte, notamment les 35 millions d'habitants de la région de Tokyo, qui craignaient que le vent du Nord soufflant sur la centrale ne propage des substances radioactives jusque dans la capitale, située à moins de 250 km au sud-ouest. Le gouvernement a tenté de rassurer, répétant que le niveau de radioactivité présent dans la pluie, l'eau du robinet, ou dans certains aliments autour des réacteurs endommagés par la catastrophe ne menaçait pas la santé. Il a néanmoins décidé d'interdire la vente du lait produit à Fukushima et la commercialisation des épinards et du kakina, un légume japonais à feuilles vertes, cultivés dans quatre préfectures proches de la centrale (Ibaraki, Tochigi, Gunma et Fukushima).

Sur la côte Pacifique du Nord-Est, dévastée par un séisme de magnitude 9 et par un tsunami de plusieurs mètres de haut, les secouristes poursuivaient leurs efforts pour tenter de retrouver des survivants. Le bilan, toujours provisoire, approchait des 22.000 morts et disparus, avec 8.805 décès confirmés et 12.664 personnes dont on reste sans nouvelles, selon les données actualisées lundi soir par la police

Fukushima : Tepco n'aurait pas effectué les contrôles suffisants

Quelques jours avant le séisme et le tsunami qui ont dévasté le Japon et ébranlé la centrale de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco) avait reconnu devant les autorités ne pas avoir effectué tous les contrôles nécessaires.
C'est un nouveau scandale pour l'entreprise Tepco. Ses aveux faits quelques jours avant la survenue du séisme et du tsunami au Japon, révèlent que les registres de contrôle de la centrale ont été faussés avant d'être confiés aux autorités.
En réalité, "le plan de contrôle des installations et la gestion de la maintenance étaient inappropriés" selon l'Agence de sûreté nucléaire (ASN), qui ajoute que "la qualité des inspections était insuffisante".
La nature de leur négligence s'élève à une trentaine de pièces au niveau des réacteurs qui n'ont pas subi les contrôles nécessaires. Tepco avoue notamment ne pas avoir vérifié depuis 11 ans la carte d'alimentation d'une valve de contrôle de température.
Pour l'heure l'ASN estime qu'"il n'est pas possible de dire dans quelle mesure les manquements constatés concernant l'entretien et le contrôle des installations ont influencé ou non la cascade de problème découlant du séisme". Une fois la crise nucléaire passée, l'Agence prévoit de mener des investigations plus poussées.
Tepco avait déjà en 2002 maquillé des rapports qui avait valu la démission de son PDG de l'époque.
http://www.maxisciences.com/catastrophe-nucl%e9aire-au-japon/fukushima-tepco-n-039-aurait-pas-effectue-les-controles-suffisants_art13331.html