Selon la ministre de l'Ecologie, cela permettrait de redresser les entreprises vertes françaises...
La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a défendu dans un entretien à l'AFP «le patriotisme écologique» pour redresser les entreprises françaises de l'économie verte, juste avant l'ouverture vendredi de la conférence environnementale voulue par François Hollande. Des mesures d'urgence pour les filières éolienne et solaire hexagonales, actuellement en difficulté, doivent être annoncées samedi au terme de deux jours de tables rondes consacrées à l'avenir énergétique et environnemental de la France. «Cela confine à l'absurde que le développement des énergies renouvelables contribue à creuser le déficit de la balance commerciale alors qu'on a des savoir-faire», a fait valoir Delphine Batho à l'AFP.
Made in France
La ministre a notamment suggéré que la production en France soit un critère dans les appels d'offres dans les énergies renouvelables, comme le suggère un rapport commandé par le gouvernement. Il s'agirait «d'intégrer dans les marchés publics et les appels d'offres des clauses liées à la création de valeur ajoutée en France (...) et j'y suis éminemment favorable», a déclaré Delphine Batho, se contentant de dire que cette proposition «pourrait» être entérinée samedi.
La prise en compte du «made in France» figurait déjà dans le premier grand appel d'offres français dans l'éolien en mer, qui avait essentiellement consacré des groupes français, EDF et Alstom principalement, mais aussi Areva. Selon des sources concordantes, l'appel d'offres pour deux champs éoliens en mer supplémentaires (Le Tréport et Noirmoutier, en plus des 4 projets déjà retenus) doit d'ailleurs être lancé samedi, une information que Delphine Batho s'est refusée à confirmer.
«Un cadre réglementaire pérenne»
La ministre s'est rendue mercredi à Ormes (Loiret), au siège de Vergnet, pionnier français de l'éolien actuellement en difficulté. Spécialisé dans les zones cycloniques avec une éolienne rabattable en cas d'ouragan, ce constructeur a vu s'effondrer ses importants marchés outre-mer, notamment à cause de contraintes réglementaires. «Les entreprises ont surtout besoin de visibilité à long terme, avec un cadre réglementaire pérenne et stable», a dit Delphine Batho à l'AFP. «Il y a eu une instabilité réglementaire et tarifaire qui a créé des mouvements de stop and go», a-t-elle déploré.
Deux mois après la conférence sociale et cinq ans après le Grenelle, François Hollande ouvre vendredi le chapitre écologique de son quinquennat avec une conférence de deux jours censée relancer le dialogue environnemental, à la peine, entre Etat, ONG, entreprises, syndicats et élus. Un grand débat sur la transition énergétique doit suivre à l'automne et s'étaler en 2013. La ministre a rejeté les accusations de ceux qui voient ces grandes discussions comme une perte de temps face à l'urgence écologique: «Le débat, ce n'est pas pour enliser les décisions. Surtout quand on doit faire des choix qui engagent bien au-delà du quinquennat». Alors que les ambitions environnementales s'effacent avec l'enlisement dans la crise économique, Delphine Batho a aussi invité à voir l'écologie non pas comme «une contrainte mais comme un facteur de compétitivité». «Dans la situation économique actuelle, il n'y a pas 36 politiques qui peuvent jouer un effet de levier sur la croissance. Il y a la politique du logement, et il y a tout ce qui est lié à la croissance verte», selon elle
http://www.20minutes.fr/politique/1002544-batho-prone-patriotisme-ecologique-avant-conference-environnementale
Les barres de combustible usagées pourraient être une bombe à retardement...
La menace plane toujours au-dessus de la centrale de Fukushima-Daiichi. Depuis plusieurs mois, des inquiétudes fuitent sur les combustibles usagés stockés dans une piscine du réacteur numéro 4 de la centrale japonaise. Depuis un an et demi, 264 tonnes de barres radioactives baignent dans un bassin situé à trente mètres du sol, simplement recouvertes d’une bâche en plastique. En cas de typhon ou de séisme, une catastrophe serait difficilement évitable.
Dix fois Tchernobyl
Le Nouvel Observateur rapporte ainsi les propos d’un universitaire, le professeur Koichi Kitazawa, président de l’Agence japonaise pour les Sciences et la technologie (JST): «Après avoir écouté des centaines de témoins, ma conviction est faite. A la centrale de Fukushima, le pire est peut-être à venir. A cause de la piscine du réacteur 4, un nouvel accident peut se produire n'importe quand, qui menacerait la survie même de mon pays. Je prie pour que, dans les semaines à venir, une violente tornade saisonnière ne s'abatte pas sur la centrale.» Selon les estimations, ce serait dix fois la radioactivité dégagée lors de l’accident de Tchernobyl qui pourrait être relâchée. L'Institut de recherche nucléaire universitaire de Kyoto parle même de «5.000 fois la bombe nucléaire d’Hiroshima».
Les Japonais tremblent et les experts ne sont pas rassurants pour le reste de la planète. «La piscine du réacteur 4 menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl», écrivait Jean-Jacques Delfour, professeur à l'université de Toulouse dans une tribune pour le Monde.fr. De son côté, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN) estime que «l’état de la piscine s’améliore». Certes, la radioactivité de l’iode 131 a quasiment disparu, et celle du césium 137 a diminué avec le temps. De plus, Tepco aurait renforcé la structure du bâtiment qui soutient la piscine, explique Thierry Charles, directeur de la sûreté à l’IRSN, au Monde.fr: «Selon les calculs de résistance effectués par les ingénieurs japonais, il faudrait maintenant un séisme extrêmement puissant pour la dégrader et entraîner la mise à l'air libre des combustibles.»
Combustibles en sursis
Thierry Charles estime que les combustibles étant beaucoup moins chauds qu’en février 2011, les équipes de la centrale auraient plus de temps pour intervenir en cas de catastrophe naturelle qui laisserait les barres de combustible dans un volume d’eau insuffisant pour poursuivre leur refroidissement. Elles risquent alors de fondre et de provoquer des explosions au contact avec l’air ou de s’enfoncer dans la cuve du réacteur. Tepco a entrepris de déplacer les 1.535 barres de combustible usagé dans un site plus sûr. «Ils seront entreposés dans une autre piscine, au sol cette fois-ci en attendant de trouver un centre de stockage», poursuit Thierry Charles. En espérant que leur déménagement, prévu avant la fin 2013 et qui devrait durer un à deux ans, n’arrive pas trop tard
http://www.20minutes.fr/article/1001426/fukushima-inquietudes-autour-piscine-reacteur-4
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont reparties à la baisse en 2011 dans l'Union européenne (-2,5%), après une année 2010 marquée par une hausse de 2,4%, selon une estimation de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).
L'AEE précise que les 15 membres de l'UE les plus anciens, engagés dans le protocole de Kyoto, ont même enregistré une baisse de 3,5% de leurs émissions de GES.
Ces baisses ont été réalisées en dépit d'une augmentation de la consommation de charbon et d'une hausse du PIB, souligne l'Agence. Mais l'hiver a été relativement doux dans plusieurs pays européens, ce qui a contribué à réduire les besoins de chauffage des foyers et donc la consommation de gaz naturel, explique l'AEE.
La consommation d'énergies renouvelables a aussi continué à croître en 2011, contribuant ainsi à la réduction d'émissions de gaz à effet de serre.
En 2011, les 15 membres européens signataires du protocole de Kyoto affichent un niveau d'émissions de GES de 14,1% inférieur à 1990, année de référence pour le protocole qui fixait pour ces pays un objectif de réduction de 8% à l'horizon 2008-2012.
Les émissions de GES des 27, qui ne sont pas engagés collectivement par Kyoto, se sont élevées en 2011 à 14,1% en dessous du niveau de 1990. Leur objectif, non contraignant, est d'atteindre une baisse de 20% d'ici 2020 comparé à 1990.
L'Agence européenne pour l'environnement, basée à Copenhague, publiera en octobre le détail pays par pays des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE.
Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, impose des objectifs chiffrés à 35 pays développés.
Mais cet accord, le seul contraignant au niveau international, ne couvre qu'une partie des émissions globales (un peu plus d'un quart) du fait de sa non ratification par les Etats-Unis et de l'absence d'objectifs contraignants pour la Chine, l'Inde et le Brésil, devenus de très gros émetteurs.
Les négociations pour parvenir à un nouvel accord devant prendre le relais du protocole de Kyoto ont été engagées mais piétinent, certains pays comme le Canada, la Russie ou le Japon ayant même refusé de prendre de nouveaux engagements chiffrés.
http://www.20minutes.fr/article/999117/emissions-gaz-effet-serre-baisse-25-ue-2011
Il y a quelques semaines avait lieu à Paris le premier concours Design Zéro Déchet. Les étudiants devaient trouver un moyen de diminuer les quantités d’emballages et les autres déchets générés par les produits qui seront mis sur le marché à l’avenir.
Voici à quoi pourrait donc ressembler la journée 0 déchet du futur :
1- Elle commencerait sous la douche. On se laverait avec une pastille de savon, et on se laverait les cheveux avec un shampoing hydrosoluble. C’est-à-dire qu’au contact de l’eau, l’emballage se solubilise et laisse échapper la dose nécessaire. En magasin, il est proposé en ruban de 10 pastilles avec des parfums différents.
2- Arrivé au travail, on se mettrait au boulot à son bureau en bois. Avec un seul tronc d’arbre, on peut en fabriquer 28 ! Les pieds sont fait avec l’écorce. Et les casiers à partir des chutes de bois de la scierie. Ce projet a remporté le 3èmeprix du jury.
3- A l’heure du déjeuner, on pourrait manger une salade emballée dans une feuille de riz comestible. La fourchette serait une « fourchette-bracelet »réutilisable comme bijou. Le tout transporté dans une pièce de tissu japonaise, le Furoshiki, qui devient aussi une serviette réutilisable.
4- A l’heure des courses, fini le sac plastique. Place désormais au sac +. 1erprix du concours. Il peut se transformer en cabas ou en cagette pour les fruits et légumes. Et peu même devenir un pichet pour les jus ou le lait.
Et enfin pour éviter le gaspillage alimentaire (7kg par an et par habitant), un ticket de caisse intelligent pourrait faire son apparition : le Ticketoc. Il informerait sur l’état de fraîcheur des produits achetés. Et en caisse il pourrait même donner droit à une réduction si la date de péremption des produits achetés est proche.
La liste des lauréats et d’autres idées sur www.syctom-paris.fr
CHRONIQUE NATURE : LA JOURNEE ECOLO DE DEMAIN
L'énergie nucléaire a un "brillant avenir" et mérite un "vrai débat", a plaidé vendredi l'ex-dirigeante du groupe nucléaire Areva, Anne Lauvergeon, estimant que cette source d'énergie était indispensable pour couvrir les besoins futurs en énergie de la planète.
"L'énergie nucléaire, c'est une énergie pas chère, qui n'émet pas de CO2, et (est) domestique. C'est donc une énergie qui, dans le mix énergétique de l'avenir, a un rôle à jouer et qui, pour paraphraser M. Montebourg, a un avenir brillant", a déclaré Mme Lauvergeon.
L'ancienne présidente d'Areva s'exprimait lors d'une réunion-débat organisée par le mouvement patronal Ethic.
"Est-ce qu'on peut se passer du nucléaire dans l'équation actuelle? Collectivement, mondialement, planétairement parlant, non. Après, c'est à chaque pays de décider de son mix énergétique", a-t-elle ajouté.
Historiquement, le nucléaire a été développé en France "sans vrai débat", "rapidement" et par "quelques élites", et "je pense que le nucléaire a intérêt au débat", a-t-elle reconnu.
"Mais il faut que ce soit un vrai débat, qui ne soit pas kidnappé et phagocyté par des gens qui sont plus des idéologues que des praticiens", a poursuivi "Atomic Anne".
Mme Lauvergeon a notamment souhaité que les opposants au nucléaire disent "par quoi on le remplace", et rappelé notamment que les énergies renouvelables, qui fonctionnent de manière intermittente, nécessitaient d'être complétées par d'autres sources d'énergies.
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait déclenché fin août une polémique avec les écologistes en qualifiant le nucléaire de "secteur d'avenir".
Mme Lauvergeon a également évoqué ses désaccords avec l'ancien président Nicolas Sarkozy sur le nucléaire en Libye, et sur l'organisation de la filière avec le PDG d'EDF Henri Proglio, déjà amplement détaillés dans un livre cinglant publié au printemps (La femme qui résiste, paru en avril chez Plon).
"Dans le monde, normalement, l'entreprise a intérêt à vendre tout à n'importe qui, et puis vous avez un gouvernement, normalement, qui est là pour vous empêcher de vendre tout à n'importe qui. Et là on s'est retrouvé à front renversé, dans un système où il fallait absolument vendre un réacteur nucléaire à M. Kadhafi, et nous chez Areva qui ne voulions pas", a-t-elle notamment affirmé.
Elle a critiqué le fait qu'EDF, après l'arrivée à sa tête d'Henri Proglio fin 2009, ait obtenu la casquette de chef de file de la filière française pour les exportations de centrales nucléaires, affirmant que c'était comme de confier à Air France la tâche de vendre des Airbus à Lufthansa ou British Airways.
"Cela a totalement perturbé le jeu au niveau international (...) et en pratique, le résultat est clair: depuis l'arrivée du nouveau management chez EDF en 2009, il n'y a pas eu de réacteur vendu. Donc la recette n'a pas fonctionné", a-t-elle dit, jugeant "temps de mettre fin à cet imbroglio".
Mme Lauvergeon, ancienne sherpa de François Mitterrand, a été évincée en juin 2011 de la présidence d'Areva par le gouvernement Fillon. Elle est devenue depuis présidente du conseil de surveillance du quotidien Libération et du fonds A2i (Agir pour l'insertion dans l'industrie).
http://www.20minutes.fr/article/999163/anne-lauvergeon-nucleaire-brillant-avenir-merite-vrai-debat
Pour passer une rentrée en bonne santé, il va falloir nettoyer! Saviez-vous qu'un salarié français sur cinq a déjà contracté une maladie sur son lieu de travail ou via un de ses collègues? Des bureaux, aux ascenseurs, en passant par la machine à café ou le photocopieur, les niches à bactéries ne manquent pas...
1.000 euros! C’est le prix que coutent chaque année à une entreprise l’absence et la baisse de productivité d’un salarié lorsqu’il est malade. En cause: une armée de bactéries invisibles qui circulent dans nos locaux ou sur notre matériel professionnel.
Les problèmes au bureau:
- L’open space est le temple des microbes! Une fois les cloisons des bureaux supprimées, les virus circulent librement.
- Des restes alimentaires issus de vos sandwichs se retrouvent sur votre clavier, ce qui attire toutes sortes de bactéries.
- Lorsqu’on oublie de se laver les mains en sortant des toilettes, on peut déposer des matières fécales sur son ordinateur!
Les gestes à adopter pour améliorer votre utilisation informatique (et pour garantir le bon état du matériel):
- Première chose: évitez de manger ou boire au-dessus de votre clavier. Après le repas et avant de retourner à votre poste, lavez-vous les mains (avec du gel savon sans rinçage, par exemple).
- Si votre ordinateur passe de mains en mains et que le mal est fait, nettoyez tout! Commencez par éteindre votre appareil et dépoussiérez le clavier.
- Retirez les saletés coincées entre les touches, à l’aide d’un coupe-papier ou d’un couteau. Si elles s’accrochent, retournez votre ordi en le secouant délicatement.
- Ensuite, passez un coup d’aspirateur pour enlever la poussière. Si vous n’en possédez pas, pensez aux bouteilles d’air compressé (disponibles dans les magasins d’informatique ou sur Internet).
- Dernière étape: frotter les touches avec un tissu ou un coton-tige imbibé d’alcool.
Source chiffres: Etude sur «la Gestion du bien-être et de la santé des salariés sur leur lieu de travail», réalisée en 2012, au sein de 250 sociétés françaises de toute taille, pour le groupe Kimberly-Clark Professional, spécialisé dans le conseil et les produits d’hygiène.
http://www.20minutes.fr/article/996683/ordi-roi-bacteries
Une proposition de loi est déposée mercredi au Parlement pour lutter contre le gaspillage d'électricité...
Faire payer cher le gaspillage, c’est le principe de la tarification progressive de l’énergie qui fait l’objet d’une proposition de loi déposée ce mercredi au Parlement par François Brottes, président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Promise par François Hollande pour lutter contre la précarité énergétique et encourager les économies d’énergie, cette mesure sociale et écologique consisterait à facturer moins cher les premiers kWh consommés et à définir des paliers de consommation correspondant à des tarifs différents.
Japon et Californie pour exemple
La tarification progressive serait une première en Europe. Les seuls exemples de tarifs différenciés se trouvent au Japon et en Californie, qui ont adopté deux systèmes différents. Au Japon, les ménages payent un tarif fixe auquel s’ajoute chaque mois un montant variable défini au niveau national en fonction de la demande globale d’énergie et de la part d’énergie solaire et de fioul dans la production d’électricité. En plus de ce surcoût, une tarification différente est appliquée selon le niveau de consommation: au-delà de 300kWh consommés par mois, le prix de l’électricité est 35% plus élevé que pour la première tranche, en dessous de 120kWh.
En Californie, le système est encore plus complexe. Chaque jour est un cas particulier: selon la température et s’il s’agit d’un jour ouvré ou non, une consommation de référence est définie. La facturation des kWh se fait en pourcentage de cette consommation de base. Ceux qui utilisent plus de 300% de cette référence paieront leur électricité presque trois fois plus cher que ceux qui se resteront dans les clous.
Les passoires devront se déclarer
En Californie et au Japon, l’instauration des tarifs progressifs a permis une baisse de la consommation d’énergie des ménages. Mais en France, il va falloir trouver une manière d’inciter à la sobriété énergétique sans pénaliser les ménages modestes, souvent logés dans des «passoires énergétiques». Pour cela, il pourrait être nécessaire de faire du cas par cas en demandant aux ménages de déclarer l’état de leur logement afin de les situer sur une échelle de consommation de base. La généralisation des compteurs «intelligents», de type Linky, pourraient aussi permettre d’affiner la facturation de chaque foyer.
«Les besoins de base comme le chauffage, l’eau chaude, l’éclairage, doivent être bien distingués des choses moins indispensables et du gaspillage, estime Benoît Faraco, porte parole de la Fondation Nicolas Hulot. Il faut une différence substantielle de 50% au minimum entre le niveau de base et le niveau de malus pour faire comprendre que l’énergie est un bien précieux qu’il faut économiser». La Fondation Nicolas Hulot, qui a travaillé sur le sujet, espère que la tarification progressive sera accompagnée d’un plan d’aide contre la précarité énergétique passant par des aides à la rénovation, à l’isolement des logements ou au renouvellement des équipements tels que les chaudières. La transition énergétique et écologique prendra encore du temps et dépendra des décisions politiques qui seront prises après l’examen de la proposition de loi, en octobre.
http://www.20minutes.fr/article/996641/tarification-progressive-energie-idee-difficile-mettre-place
Pour nourrir les neuf milliards d'habitants que la Terre comptera en 2050 alors que les ressources hydrauliques auront diminué, il est nécessaire de mettre au point dès maintenant des techniques permettant d'accroître la production agricole avec moins d'eau, ont conclu des spécialistes réunis à Stockholm.
Pendant la semaine internationale de l'eau qui s'est déroulée dans la capitale suédoise, experts, entreprises et ONG ont montré que l'adoption de techniques de planification de l'exploitation des ressources hydrauliques permettait de faire face aux besoins alimentaires croissants.
L'Université de Cambridge a ainsi créé avec PepsiCo, i-crop, une plate-forme complète qui permet aux cultivateurs de déterminer avec précision l'irrigation nécessaire à leurs champs grâce à la collecte sur Internet de différentes données, notamment météorologiques et sur l'état de la terre.
Le programme, lancé en 2010, se met à jour tous les quarts d'heure. Il a permis de diminuer de 8% l'utilisation d'eau et d'augmenter de 13% la production de pommes de terre.
I-crop présente "un intérêt mondial pour la sécurité alimentaire", a indiqué à l'AFP Ian Hope-Johnstone, directeur du département Agriculture durable de PepsiCo.
Utilisé actuellement pour la culture de pommes de terre, principalement en Europe occidentale, le programme pourrait être adapté aux pays en voie de développement.
"Il y a une occasion" à saisir, a pour sa part confirmé un professeur de Cambridge chargé du programme, David Firman.
Certaines composantes d'i-crop devront être adaptées aux conditions climatiques, aux types de cultures et à la nature des terres, et les zones voulant recourir au programme devront être équipées d'infrastructures suffisantes, a toutefois précisé l'universitaire.
Le Stockholm Environment Institute vient pour sa part de mettre au point un système, ECONWEAP, qui adapte l'offre hydraulique aux besoins de l'agriculture. Il permet d'optimiser la répartition de l'eau dans un champ en fonction des variations des températures et des précipitations.
"ECONWEAP garantit que les choix de consommation d'eau sont compatibles avec l'offre actuelle dans chaque région au cours de l'année - mais il attribue aussi l'eau selon le modèle hydrologique afin de maximiser les avantages socio-économiques", a écrit une des responsables du projet, Laura Forni.
Actuellement utilisé en Californie, il est transposable dans n'importe quel bassin.
Dans les pays en voie de développement, la mise en place de tels programmes n'est possible que si les gouvernements sont présents, a souligné à l'AFP un responsable de l'ONG WaterAid, Dave Hillyard.
Au Burkina-Faso, l'implication de l'Etat dans la gestion des ressources en eau vise à améliorer l'agriculture et la vie des cultivateurs.
"Nous essayons de montrer aux agriculteurs que, outre [l'adoption de] techniques, ils doivent utiliser l'eau de manière plus efficace (...) et améliorer la manière dont ils cultivent", a déclaré le ministre burkinabé de l'Agriculture, de l'Eau et de la Pêche Laurent Sedego.
http://www.20minutes.fr/article/995219/cultiver-moins-eau-nourrir-neuf-milliards-terriens
Depuis le Grenelle de l'environnement, la France a fait des efforts mais pourrait nettement mieux faire notamment concernant l'agriculture biologique, les émissions de gaz à effet de serre et l'usage des pesticides, selon un rapport commandé par le ministère de l'Ecologie.
Ce rapport, réalisé sous l'autorité de Thierry Wahl, inspecteur des Finances, doit être publié dans sa version finale avant la conférence environnementale des 14 et 15 septembre.
Le "rapport d'étape" obtenu jeudi par l'AFP propose trente indicateurs permettant de mesurer le chemin parcouru pour atteindre les objectifs fixés pour 2020 par le Grenelle.
Parmi les thèmes choisis figurent le bâtiment, l'urbanisme, les transports, l'énergie, le climat, la biodiversité, l'eau, l'agriculture, les risques sanitaires, les déchets...
Pour un nombre "significatif" d'indicateurs, "l'évolution est satisfaisante", relève le texte. Mais pour quelques-uns, "les évolutions sont plus préoccupantes".
On progresse bien vers l'objectif, voire mieux, dans 11 domaines. La production d'ordures ménagères non recyclées est ainsi passée de 391 kg par habitant et par an en 2007 à 374 en 2009. Encore un petit effort pour atteindre l'objectif de 363 kg en 2013. Le recyclage se développe en parallèle, passé de 31% en 2006 à 35% en 2010: l'objectif 2012 est donc déjà atteint depuis deux ans.
Bonne avancée aussi dans les transports, où les émissions de gaz à effet de serre sont en baisse depuis 2002. La consommation d'énergie dans les transports stagne, les émissions moyennes de voitures neuves baissent régulièrement, et la part du transport collectif intérieur des voyageurs augmente.
La situation s'est améliorée, mais pas assez pour atteindre la cible 2020, dans d'autres secteurs: la part des logements basse consommation dans la construction neuve, la part des énergies renouvelables dans l'énergie consommée (10% en 2006, 13,1% en 2011, 23% espérés en 2020), ou encore le nombre de kilomètres de digues rénovées pour la sûreté (seulement 100 sur un objectif de 1.200)...
Pas d'amélioration significative en revanche pour les aires marines protégées, qui sont loin de l'objectif de 10% des eaux nationales, et encore moins pour la part de l'agriculture biologique: 2% en 2006, 3,9% en 2011, alors qu'on en espère 20% en 2020. On est loin du compte aussi pour les émissions de gaz à effet de serre: pour un indice 100 en 1990, on est à 93,4 en 2010, alors que l'objectif visé est de 80 en 2020 et de 25 en 2050.
Enfin, la situation s'est aggravée depuis le Grenelle pour la part des surfaces artificialisées, qui n'a fait que progresser, grignotant les espaces naturels ou cultivés, avec un impact sur le cycle de l'eau et sur les crues.
De même pour l'usage des pesticides, qu'on devait réduire de moitié de 2008 à 2018. De fait, ils représentaient 68,8 de "doses unités" (quantification qui leur est particulière) en 2008, et on en est à 70,6 en 2010, pour un objectif 2018 de 34,4.
Pas brillant non plus pour la concentration de particules fines dans l'air, qui après avoir baissé de 2007 à 2009, a nettement progressé depuis.
http://www.20minutes.fr/article/993457/environnement-france-progres-doit-mieux-faire