vendredi 15 juin 2012

Tournez la page, pour un nouveau monde en marche

Le livre «Un nouveau monde en marche», sorti le 4 juin, aborde l'idée d'une nouvelle société à travers plusieurs pistes de réflexion. La non-violence ou le changement individuel pourrait ainsi apporter plusieurs réponses à l'impasse dans laquelle se trouve l'humanité...
Vers une société non-violente, écologique et solidaire. C’est ce à quoi tend le livre «Un Nouveau Monde en Marche», en rayon depuis lundi. Une invitation à «réfléchir à un nouveau monde», en abordant plusieurs thèmes comme l’écologie, l’agriculture, l’économie, ou le développement personnel.
On a aimé: l’écriture à plusieurs mains
Les auteurs Etienne Godinot, secrétaire de Gandhi International, et Laurent Muratet, directeur Marketing et Communication d’Alter Eco, ont convié des «gens d’horizons différents qui partagent les mêmes valeurs, mais avec des mots différents», explique ce dernier. «Le livre est une synthèse de ces pensées là».
L’ouvrage est ainsi ponctué par plusieurs entretiens avec des philosophes, économistes, peintres, mais aussi par les interventions de personnalités comme Stéphane Hessel, Akhenaton, Pierre Rabhi ou Christophe André. Que du beau monde!
On encore plus aimé: les bonnes idées à piocher
Au fil des pages, l’idée est de s’inspirer des grands défis du millénaire qui y sont abordés. La ligne directrice? Il est nécessaire d’avancer vers «un nouveau rapport avec les autres, un nouvel ordre économique alternatif, solidaire et spirituel», explique Etienne Godinot. Bref, une véritable remise en question.
On a moins aimé: apprendre à désobéir
Des pistes d’action pour agir concrètement sont proposées par les auteurs. Etienne nous invite par ailleurs à passer le message sur la révolution silencieuse en succombant à la désobéissance civile: «Pour déraciner la violence, il faut créer le conflit pour aboutir à un consensus». Le fameux «Peace and love» des sixites est donc bien révolu!
Les 3 bonnes idées à retenir:
1) Le concept de non-violence qui est «une réponse dans les domaines de l’écologie, de la pauvreté et de la course à l’armement», selon Etienne Godinot.
2) Un changement individuel et collectif, à commencer par l’équilibre entre les rapports de force. «Le petit producteur de thé au Sri Lanka disparaît face aux cultures intensives», illustre Laurent Muratet.
3) Un nouveau rapport au vivant. Pour Laurent à nouveau, «il faut prendre le temps de la mesure, prendre conscience de ses besoin. C’est l’idée de méditer tous les jours. La résistance aujourd’hui est de comprendre que le solutions viendront de l’intériorité, de soi».
Une marche en Inde pour un nouveau monde

http://www.20minutes.fr/article/952389/tournez-page-nouveau-monde-marche

jeudi 14 juin 2012

Les émissions de CO2 chinoises, un secret bien gardé

Selon une étude parue le 10 juin, les émissions de la Chine seraient 20% plus importantes que ce que le pays déclare...
Un brouillard épais règne sur les chiffres des émissions de gaz à effet de serre chinoises. Alors que la ville de Wuhan s’est retrouvée ce lundi plongée dans un immense nuage jaunâtre, une étude internationale publiée dimanche dans le journal Nature Climate Change suggère que les émissions chinoises pourraient être supérieures de 20% à ce qui a été calculé jusqu’à présent.

Un écart qui correspond aux émissions du Japon

En comparant les données du bureau national des statistiques chinois et les rapports des trente provinces entre 1997 et 2010, les scientifiques ont identifié un écart de 1,4 milliard de tonnes de CO2. «Cela entraîne des incertitudes plus grandes que jamais sur les statistiques chinoises», explique Dabo Guan, chercheur à l’université de Leeds, interrogé par Reuters. Selon les statistiques officielles, la Chine a émis 7,69 millions de tonnes de CO1 en 2010, mais en agrégeant les données des provinces, on arrive à un total de 9,08 millions de tonnes.
Selon les chercheurs, l’écart proviendrait d’estimations faussées sur la quantité de charbon utilisée dans les petites installations énergétiques. Certaines entreprises réduisent sciemment leurs calculs pour échapper à une taxe instaurée sur la consommation de charbon. Une initiative qui risque de rendre encore plus obscurs les calculs et fausser les prévisions des scientifiques: l’écart constaté de 1,4 milliard de tonnes correspond aux émissions annuelles d’un pays comme le Japon et pourrait avoir de grandes répercussions sur la rapidité du changement climatique.

http://www.20minutes.fr/article/951647/emissions-co2-chinoises-secret-bien-garde

mercredi 13 juin 2012

Mozambique: Du manioc pour remplacer le charbon dans les réchauds

Le manioc, aliment traditionnel en Afrique, pourrait aussi devenir une source d'énergie...
D'ordinaire, le manioc finit dans l'assiette, mais chez Maria Douca au Mozambique, il sert de carburant dans son nouveau réchaud, couvé des yeux par les promoteurs danois et américain de ce projet bio-innovant. Alors que de nombreux pays africains s'évertuent à réduire les montagnes de bois de chauffe englouti pour la cuisson des aliments, ce poêle a un avantage: il est sans charbon pour l'utilisateur et, pour ses vendeurs, il peut générer de précieux crédits carbone hautement monnayables. Le mécanisme est simple: une entreprise d'un pays industrialisé investit dans un projet réduisant les émissions de CO2 dans un pays en développement. En échange, elle obtient des crédits carbone revendus à des industriels ayant besoin de réduire leur bilan carbone. Ici, le trio qui opère est le groupe danois Novozymes, la banque Bank of America Merrill Lynch et une société américaine de capital-risque Cleanstar.

Changer les méthodes de cuisson est difficile

A Maputo, 200 réchauds ont été écoulés en avril-mai. Mais Joseph Hanlon, fin connaisseur de l'économie locale, reste sceptique. «Les pays en développement croulent sous les centaines, voire les milliers de tentatives d'améliorer les poêles. Ça marche à petite échelle mais n'est jamais largement adopté. Et il y a beaucoup de raisons à ça. Changer les méthodes de cuisson est difficile. Les appareils trop techniques marchent rarement», dit-il. Mais «celui-ci est le premier vraiment complet. Du point de vue de l'environnement, il apporte une vraie réduction des gaz à effet de serre», affirme Abyd Karmali, directeur pour le marché carbone chez BoA Merrill Lynch. Même enthousiasme chez Novozymes, qui produit l'éthanol de manioc dans une raffinerie du port de Beira où les agriculteurs sont invités à vendre leur surplus. Son président Steen Riisgaard compte essaimer ailleurs, au Kenya, Tanzanie et Ouganda. Pour que ça marche, dit-il à l'AFP, «il faut que chaque maillon de la chaîne soit gagnant économiquement sinon ça s'effondre».
Au Mozambique, environ 85% de l'énergie vient du bois. Pour cuisiner, les habitants utilisent un poêle à charbon posé à même le sol dehors. C'est une source de maladie respiratoire, mais aussi un gouffre financier pour les ménages, le prix du charbon ayant doublé en trois ans. «J'avais des problèmes avec mes yeux quand je cuisinais par terre. Mes yeux se mettaient à pleurer et j'avais des problèmes d'asthme», dit Maria, qui approche de la soixantaine. Désormais, pour faire le thé, cuire des oeufs ou préparer un légume, elle peut cuisiner à l'intérieur de ses quatre murs. Le nouvel appareil en inox ressemble à un réchaud de camping. Il est alimenté avec des bouteilles d'un à cinq litres d'éthanol de manioc, en vente dans un seul magasin de Maputo à l'enseigne Cleanstar. Conquise, Maria a acheté un deuxième réchaud malgré son coût d'environ 20 euros, une somme qui suffit pour faire vivre huit personnes pendant une semaine. Bien que subventionné, le prix reste trois à cinq fois plus cher qu'un poêle à charbon ordinaire.

Les biocarburants ne font pas l’unanimité

Au départ, le gouvernement du Mozambique était hésitant face au projet. Les biocarburants, comme l'éthanol de manioc, sont considérés comme un facteur aggravant de la crise alimentaire à l'origine de troubles violents dans plusieurs pays. Le Mozambique, pays dont les surfaces boisées couvrent la moitié de la superficie totale (800.000 km2), utilise moins de 10% de ses terres arables, le plus faible taux d'occupation agricole de toute l'Afrique australe. Résultat, en dépit de l'importance de l'agriculture vivrière qui occupe 80% de la main d'oeuvre, le pays doit importer de la nourriture, et la malnutrition reste répandue. Les autorités se sont finalement laissées convaincre estimant qu'«il n'y a pas de contradiction entre produire de la nourriture et produire pour l'agro-industrie», selon le ministre de l'Agriculture, Jose Pacheco. «Notre pays est vaste», dit-il. De son côté, Maria a réduit de moitié sa consommation de charbon. Elle continue de l'utiliser pour griller la viande ou les gros plats mijotés. «Question d'habitude, dit-elle. On a toujours utilisé le charbon».

http://www.20minutes.fr/article/949301/mozambique-manioc-remplacer-charbon-rechauds

mardi 12 juin 2012

dimanche 10 juin 2012

«L'océan en voie d’épuisement», un film choc

DOCUMENTAIRE - Ce film de Rupert Murray est aussi connu sous le titre «The End of the Line». Cette adaptation du livre du même nom, écrit par le journaliste anglais Charles Clover, dresse un constat alarmiste de la situation dans les océans et les mers du globe...

De la Grande-Bretagne au Sénégal, en passant par la Chine, le Japon, les Etats-Unis, le Canada, l’Alaska ou encore les Bahamas, des images saisissantes du pillage des ressources marines ne manquent pas d’interpeller le spectateur.
Lors de la projection-débat de lancement de la version française du film, le 29 mai dernier au cinéma Lincoln à Paris, nous avons également entendu des chiffres à peine croyables…
Les ressources halieutiques
En 1988, les stocks de poissons ont commencé à baisser. La prise de conscience n’a eu lieu qu’en 2002. Il est fort probable que les ressources halieutiques soient épuisées en 2048. Les pêches hors quota représentent 25 milliards de dollars par an (environ 20 milliards d’euros). Sept millions de tonnes de créatures marines sont pêchées accidentellement par an dans le monde. Elles constituent ce que l’on appelle des prises accessoires. Les pêcheurs capturent 61.000 tonnes de thon rouge par an, alors qu’il ne faudrait en pêcher que 10.000 tonnes pour assurer le renouvellement de l’espèce. 50% des morues en mer du Nord sont pêchées illégalement.
L’aquaculture
40% des poissons pêchés finissent en farine pour nourrir d’autres poissons. Mais les poissons d’élevage ne tolèrent pas plus que 2/5 de farines dans leur alimentation. Il faut 5 kg d’anchois pour produire un kilo de saumon d’aquaculture.
Les zones de pêche
Il existe 4.000 réserves marines protégées sur la planète, soit 0,6% des mers et des océans. Le reste est totalement exploitable par les pêcheurs. 1% des navires capturent 50% des poissons. Pêcher 1 kg de poisson nécessite 1,4 à 2,6 kg de fioul. Le plus grand chalut du monde peut contenir 13 avions 747.
La consommation française
Les Français consomment 34 kg de produits de la mer par an, dont 25 kg de poisson. Mais la France ne couvre seulement que 38% de ses besoins en produits halieutiques.
Certaines grandes marques s’approvisionnent durable
Greenwashing, course aux profits écolos, ou réel engagement? Toujours est-il que certaines des plus grandes enseignes alimentaires s’engagent depuis quelques années en faveur de la pêche durable.
Le géant nord-américain de la grande distribution, Wall Mart, s’est engagé depuis 2006 à vendre uniquement du poisson frais et congelé certifié Marine Stewardship Council (MSC) (un label qui assure une gestion durable de la mer en validant la viabilité de pêcheries) dans ses magasins d’Amérique du Nord.
Côté fast-food, McDonald’s, s’est engagé en 2011 à ce que 13 millions de consommateurs dans 39 pays d’Europe puissent manger des Filet-O-Fish dont le poisson soit certifié MSC.
Les marques d’aliments pour animaux domestiques, Whiskas, Pedigree, Cesar et Sheba, se sont engagées en 2010 à n’utiliser que du poisson issu de la pêche et de l’aquaculture durables d’ici 2020. Certains produits sont déjà certifiés MSC. A noter que ces marques ont déjà banni l’utilisation de thons rouges, de thons patudo et d’espadons, des espèces en danger, dans la fabrication de leurs produits.
Mélanie Laurent: «Qu’est-ce qui nous empêche de sortir de la crise avec de beaux projets écolo?»

http://www.20minutes.fr/article/949489/l-ocean-voie-depuisement-film-choc

samedi 9 juin 2012

La filière bio franchit le cap du million d'hectares

Les surfaces bio ont progressé de 15 % en France en 2011
Plus de bio dans les champs et dans les paniers : le bilan de l'année 2011, présenté par l'Agence Bio, est positif pour l'agriculture biologique française. Même si elle ne représente encore que 3,5 % de la surface agricole, la bio a franchi en mai le seuil du million d'hectares, soutenue par une demande constante. « Dans un contexte économique difficile, l'intérêt des consommateurs pour le bio se confirme avec une hausse de 11 % des ventes de produits alimentaires par rapport à 2010 », commente Elisabeth Mercier, présidente de l'Agence Bio.
Du pain et du vin bio
En 2011, les ventes de bio ont atteint 4 milliards d'euros, soit 2,4 % du marché alimentaire total. Les produits stars restent le lait et les œufs, qui représentent 20 % des ventes. Spécialités françaises, le pain et le vin bio ont le vent en poupe : fin 2011, 7,4 % du vignoble national était cultivé en bio et le nombre de boulangeries proposant des pains à base de farine bio s'est accru de 30 %. La viande, encore à la traîne, rattrape peu à peu son retard : le nombre d'éleveurs bio a augmenté de 20 % et 6,9 % des poules sont élevées selon les principes bio. «Les consommateurs de bio sont sensibles au bien-être des animaux », commente Elisabeth Mercier.

Bio, mais surtout local
Si les achats de bio se font toujours en majorité dans les grandes surfaces, la tendance du local pourrait changer la donne : « Un producteur bio sur deux pratique la vente directe au consommateur, à la ferme ou sur le marché », chiffre Elisabeth Mercier. Et les importations sont en recul, même si 38 % des produits qui arrivent sur le marché français sont destinés à combler un manque de volume. Elisabeth Mercier nuance : « On tend à l'équilibre pour de nombreux produits, comme le lait ou les pommes. » Malgré tout, l'objectif du Grenelle de l'environnement d'atteindre 6 % de surface bio en 2012 semble désormais enterré.


http://www.20minutes.fr/article/947555/filiere-bio-franchit-cap-million-hectares

vendredi 8 juin 2012

Un important gisement de gaz découvert au large des côtes israéliennes

Ce nouveau gisement pourrait considérablement freiner les importations de gaz en provenance d'Egypte...
Après Tamar et Leviathan, le gisement de gaz découvert par l’entreprise israélienne Israel Opportunity Resources au large d’Haïfa serait le troisième plus important du pays si les estimations de sa capacité sont exactes. D’après le communiqué publié par l’entreprise dimanche, 190 milliards de mètres cubes seraient exploitables. «Il s'agit d'estimations initiales après un forage d'appréciation effectué en début d'année, mais la probabilité que ces estimations se concrétisent est très importante», selon Amit Mor, spécialiste des ressources énergétiques, cité par l’AFP.

Danger pour la biodiversité méditerranéenne

Avec le gisement de Tamar, qui contient 250 milliards de mètres cubes de gaz, et celui de Leviathan, estimé à 480 milliards de mètres cubes, Israël pourrait s’affranchir des importations de gaz en provenance d’Egypte, soumises à des interruptions liées à des attaques contre les gazoducs. Mais les forages offshore inquiètent les écologistes: le WWF condamnait ainsi début 2011, lors de la découverte du gisement de Léviathan, «le forage aveugle» en Méditerranée orientale, «haut lieu de la biodiversité».
Cette zone de la Méditerranée abrite «un écosystème marin unique et délicat, d’une grande richesse biologique, où l’on retrouve des espèces rares d’éponges, de vers, de mollusques et de coraux d’eaux froides, dont certains sont âgés de plusieurs milliers d’années. Une fois qu’un forage a été réalisé dans un micro-écosystème unique, celui-ci peut mettre un millénaire ou plus avant de croître à nouveau», alertait le WWF, qui demande que les «normes environnementales les plus hautes soient définies» pour les forages gaziers et pétroliers en Méditerranée orientale».

http://www.20minutes.fr/article/947003/important-gisement-gaz-decouvert-large-cotes-israeliennes

mercredi 6 juin 2012

La France va interdire le pesticide Cruiser pour protéger les abeilles

Le gouvernement s'est prononcé pour l'interdiction du pesticide Cruiser OSR du groupe suisse Syngenta, utilisé pour les cultures de colza et accusé de contribuer au déclin des colonies d'abeilles, une décision saluée par les écologistes et les apiculteurs.
"J'ai averti le groupe qui commercialise le Cruiser que j'envisage de retirer l'autorisation de mise sur le marché", a déclaré vendredi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.
Cette décision fait suite à un avis de l'Anses (l'agence sanitaire pour l'alimentation et l'environnement), sollicitée par son prédécesseur Bruno Le Maire, qui relève l'impact néfaste sur les abeilles d'une des molécules actives du Cruiser, le thiaméthoxam, montré par deux études récentes.
Les abeilles qui consomment du nectar contenant cette molécule à faible dose seraient susceptibles de troubles de comportement affectant leur capacité à revenir à leur ruche. Cet effet pourrait contribuer au déclin des colonies concernées, a précisé le ministre.
Le gouvernement français a dans le même temps saisi la Commission européenne sur le sujet.
Dans son avis, l'Anses souligne l'"approche originale" des chercheurs, qui ont suivi les abeilles en leur apposant des puces à radio-identification. Ils ont pu constater qu'à une dose sublétale, c'est-à-dire au-dessous de la dose jugée mortelle, le thiaméthoxam avait un effet néfaste sur leur retour à la ruche.
L'Anses reconnaît que les doses utilisées étaient supérieures aux doses usuelles, mais estime qu'une exposition à cette dose "ne peut être totalement exclue dans des circonstances particulières". Elle relève aussi que d'autres études vont dans le même sens.
- Un hectare sur deux traité au Cruiser -
Syngenta, numéro un mondial de l'agrochimie, dénonce une étude basée sur une "méthode non validée et très éloignée de la pratique". "Il y a matière à discuter et nous allons revenir vers le ministère rapidement", a déclaré un porte-parole, précisant qu'un hectare sur deux (soit 650.000 hectares) est protégé par du Cruiser en France.
Le groupe dispose de 15 jours pour faire part de ses observations, avant que l'interdiction définitive ne soit prononcée.
Défenseurs de l'environnement et apiculteurs ont applaudi à la nouvelle.
"C'est super!", a lancé le député PS Gérard Bapt, qui avait demandé cette interdiction. Les apiculteurs, "heureux", ont alerté sur l'urgence d'une interdiction effective, à quelques semaines du traitement des semences pour la prochaine récolte. "C'est enfin un pas dans la bonne direction", a souligné France nature environnement (FNE).
Tous ont souhaité aussi que tous les types de Cruiser, utilisé aussi pour le maïs, les pois et les betteraves, soient interdits. "L'utilisation généralisée des insecticides en enrobage de semences représente un danger pour la biodiversité dans son ensemble", a estimé Claudine Joly de FNE.
Générations Futures a jugé la décision du ministre "positive et hautement symbolique", en rupture avec celles de son prédécesseur.
Du côté des agriculteurs, la vision est radicalement différente. Gérard Tubery, président de la Fédération des producteurs d'oléagineux et de protéagineux s'est étonné d'une décision "disproportionnée par rapport aux conclusions du rapport de l'Anses", qui pénalise les Français par rapport à leurs concurrents européens.
De son côté, la Coordination rurale et l'Organisation de producteurs de grains s'étonnent qu'une autorisation de mise sur le marché délivrée il y a un peu plus d'un an puisse être retirée aussi rapidement.
Rappelant que les abeilles et les bourdons contribuent à la pollinisation de 80% des plantes à fleurs produisant fruits ou légumes, M. Le Foll a souligné que des alternatives existaient pour la protection du colza. "Si le retrait de l'autorisation est confirmé, les agriculteurs auront donc des solutions", a-t-il affirmé.
http://www.20minutes.fr/economie/945343-france-va-interdire-pesticide-cruiser-proteger-abeilles

mardi 5 juin 2012

Réveil green : un peu de conscience dans mon café au lait !

Geste machinal, plaisir maximal, le café au lait du matin : c’est sacré. Et c’est tous les jours ou presque ( hors jours fériés, hors jour où vous avez la mauvaise idée d’arrêter le café, hors jour terrible où vous n’avez plus de café). Et si on commençait bien la journée en mettant un peu de conscience dans notre café au lait ?

Le café, c’est : un bonheur ET de plus en plus un cauchemar pour la planète avec l’augmentation des exploitations intensives de café. Aujourd’hui de nombreuses terres de cultures de café souffrent de l’usage d’engrais et de pesticides autrefois rares. Vous, les accros de l’or noir végétal, qui allez boire au minimum 360 cafés, dans l’année prenez une nouvelle résolution de printemps : que votre Arabica, Robusta, Arabusta, déca de l’un ou l’autre, soit dorénavant green !

Mode d’emploi :

1 – adoptez le café bio

Adoptez le café bio ! Produit dans le respect de la terre et des agriculteurs, ce n’est pas une nouvelle, le café bio n’en est pas moins bon pour autant. Si vous ne goûtez guère les cafés bio 1ers prix des supermarchés discount, n’hésitez pas à farfouiller dans les grandes surfaces qui proposent aujourd’hui un large panel de cafés bio. ». Les grandes marques s’y mettent, comme Jacques Vabre avec son « Récolte bio ». Dans vos magasins bio on trouve aussi d’excellents cafés "quotidiens". Pas de grand bouleversement donc pour passer au café bio, juste une pensée écolo au moment de saisir de son paquet de café habituel. Testez en plusieurs, il y a bien un café bio au moins que vous aimerez ! Et si c'est possible pensez aussi équitable (café Max Havelaard par exemple).

2 – Passez à l’écopad

Inconditionnel de la dosette, stop au gaspillage ! Vous utilisez 10 fois plus d’emballage avec une dosette pour 250 g de café que pour un paquet unique de 250 g. Vous croyez que vos dosettes en aluminium Nespresso sont recyclées ? Allons bon : elles sont « recyclable » d’accord, mais recyclées… ça reste à voir. Allez-vous vraiment les porter en magasin ? Bon, je ne vous demande pas ici de renoncer à votre vice, non, pas du tout. Optez plutôt pour la dosette… rechargeable : l’Ecopad. Un concept disponible depuis plusieurs années qui a bien du mal à percer malheureusement. Le hic, il faut avoir une Senseo….

3- Versez du lait bio bio ou laits végétaux

si vous ne jurez que par le café au lait... Oubliez les dosettes de crèmes, pour les mêmes raisons recyclages, et passez au lait bio. Et si possible produit pas trop loin de chez vous: le café lui-même, produit sous les Tropiques parcourt déjà assez de km de pour régaler vos papilles. Là encore, pas de grands changements d'habitudes. Un geste simple, 50 centimes de plus. Pour les vegan, intolérants au lactose ou amateurs de végétaux, passez aux laits végétaux dans votre café au lait! Ne craignez pas de dénaturer la saveur de votre café avec les laits végétaux. Le lait de soja pur par exemple se marrie très bien au café. Le lait de riz aussi. Testez!

Dernier petit conseil : n’abusez pas du café ! Après six grandes tasses, vous risquez les hallucinations. C’est prouvé ! Et n'oubliez pas de recycler le marc.
Greenzer

dimanche 3 juin 2012

Kenya: Le Nord du pays redynamisé par le pétrole et l'énergie éolienne

Le nord du Kenya pourrait devenir un moteur pour la première puissance économique d'Afrique de l'Est...
Pauvre, aride, peuplé de rares nomades, le nord du Kenya a été ignoré pendant des décennies. Le pétrole et l'énergie éolienne en feront peut-être demain le moteur de la première puissance économique d'Afrique de l'Est. «Le Kenya a longtemps été divisé entre une région à haut potentiel et une autre à bas potentiel, selon une politique gouvernementale tout à fait délibérée», relève Mzalendo Kibunjia, président de la Commission nationale pour la cohésion et l'intégration. «Mais aujourd'hui, la région à bas potentiel est en train de devenir celle à haut potentiel», ajoutait ce responsable lors d'un récent colloque sur l'avenir du nord du Kenya, organisé à Loyangalani, au bord du lac Turkana, une des régions les plus chaudes et les plus désolées d'Afrique.
Il y eut d'abord début mars le lancement de ce qui est présenté comme le projet d'infrastructure le plus ambitieux d'Afrique: un oléoduc, une voie ferrée et une autoroute traversant le nord du Kenya jusqu'au port de Lamu, au bord de l'océan Indien, pour offrir une fenêtre maritime au Soudan du Sud -- et à son pétrole -- ainsi qu'à l'Ethiopie, voisins enclavés du Kenya. Coût: 18 milliards d'euros. Quelques jours plus tard, la société britannique Tullow Oil annonçait avoir trouvé une quantité très prometteuse de pétrole sur son site de Ngamia 1 au nord-ouest du Turkana, potentiellement plus importante que partout ailleurs en Afrique de l'Est. Enfin, un consortium de sociétés européennes et africaines doit lancer dans les prochains mois au Turkana la construction du plus important parc éolien d'Afrique, susceptible de subvenir à 20% des besoins énergétiques du Kenya.

Cinq ans pour rattraper le retard

Quelques mois qui suffiront peut-être à bouleverser la configuration historique du Kenya: l'immense nord du pays, à peu près la moitié de la superficie du pays de 582.600 km2, n'est peuplé que par 10% des 38,6 millions d'habitants. Les trois comtés de l'extrème nord du pays sont, de loin, les plus pauvres du pays. 94,3% des habitants du Turkana vivent sous le seuil de pauvreté, contre 22% dans la capitale Nairobi, selon le dernier recensement de 2009. Un habitant du Turkana doit parcourir en moyenne 52 km pour accéder au premier hôpital, contre 5 km à Nairobi.
«Si on fait du bon travail, il suffit de cinq ans» pour permettre au nord du Kenya de rattraper son retard, assure le député de la circonscription de Laisamis (nord), Joseph Lekuton. D'autant plus qu'une nouvelle Constitution adoptée en 2010 va décentraliser dès l'an prochain d'importants budgets vers les régions. Mais déjà à Lamu, la population s'inquiète d'être submergée par la main d'oeuvre importée pour construire le port en eau profonde censé être trois fois plus grand que celui de Mombasa (sud), le plus important d'Afrique de l'Est à ce jour. La spéculation immobilière fait déjà rage autour des champs pétroliers du Turkana, avec certains ministres aux avant-postes.

http://www.20minutes.fr/article/944479/kenya-nord-pays-redynamise-petrole-energie-eolienne

samedi 2 juin 2012

Japon: La radioactivité empoisonne la vie quotidienne des Japonais

Avant le 11 mars 2011, la vie des ménagères japonaises était simple: elles se contentaient d'acheter des produits du terroir japonais et d'éviter les aliments importés de Chine, pour être totalement sûres de ne pas empoisonner la maisonnée. Mais l'accident nucléaire de Fukushima a remis en cause toutes les idées reçues dans ce pays jalousement attaché à la qualité de son riz, de son poisson ou de ses légumes, et obsédé par la sécurité alimentaire.
Malgré les contrôles et les garanties des producteurs comme des autorités, beaucoup de Japonais se méfient de la contamination radioactive, dont nul ne connaît l'ampleur exacte. Impossible, en effet, de contrôler la totalité des aliments mis sur le marché. Alors, certains n'hésitent pas à débourser plusieurs milliers de yens (plusieurs dizaines d'euros) en sortant du supermarché pour mesurer la radioactivité de leur panier de courses. Ce service est proposé par certaines municipalités. Des entreprises privées, comme Bekumiru (littéralement: «Voir les becquerels»), proposent quant à elles des appareils de mesure de la radioactivité en libre-service.

Tests de radioactivité

A Kashiwa, une ville des environs de Tokyo située à 200 km de la centrale mais où une radioactivité anormale a été mesurée en certains points, les locaux de cette entreprise ne désemplissent pas et le téléphone n'arrête pas de sonner. «Les gens qui habitent ici sont particulièrement inquiets», confirme le directeur, Motohiro Takamatsu. Les tests se font sur rendez-vous. Le personnel a suivi un mois de cours intensifs avec des experts. «Les clients viennent avec des légumes, un bol de riz, de l'eau ou tout autre aliment. Ils font eux-mêmes les mesures. Ca les rassure», souligne Motohiro Takamatsu.
Il suffit de placer un échantillon dans un récipient que l'on introduit ensuite dans un appareil muni d'un capteur, puis d'appuyer sur le bouton «start» d'un instrument qui ressemble à une caisse enregistreuse. Vingt minutes plus tard, le résultat s'affiche. Un document placé à côté de chaque machine renseigne sur les limites légales de becquerels par kilogramme pour les légumes, les condiments et les autres matières les plus courantes. «Beaucoup de gens viennent avec du riz, mais aussi de l'eau ou de la terre», précise Motohiro Takamatsu.

Regagner la confiance des consommateurs

«Je cultive des légumes dans la cour de l'école maternelle et comme les petits sont susceptibles de les manger, je viens ici régulièrement pour rassurer les parents. Forcément, ils sont inquiets», témoigne Ryotaka Iwasaki, qui en est à sa deuxième visite. «Si ce lieu n'existait pas, je serais ennuyé, cela coûterait sans doute trop cher de confier les tests à un organisme spécialisé». «Je suis venue mesurer le riz que je cultive. Il a été autorisé à la vente après des tests, mais je préfère vérifier par moi-même, pour être certaine», confie pour sa part la sexagénaire Mitsue Suzuki, une cultivatrice des environs.
Dans l'espoir de regagner la confiance, un important groupe de grande distribution nippon, Aeon, réalise ses propres tests sur la nourriture qu'il vend. Selon son directeur-général adjoint, Yasuhide Chikazawa, la fixation d'un «seuil de sécurité» par les autorités n'a pas de sens pour les consommateurs. «Seuls des produits présentant une radioactivité très faible au point d'en être indétectable pourront rivaliser avec leur homologues étrangers», justifie-t-il. La politique de «tolérance zéro» d'Aeon a d'abord rencontré l'opposition de producteurs des zones contaminées, précise Motohiro Chikazawa. «Mais ils ont finalement réalisé que c'était la meilleure façon de les protéger.»

http://www.20minutes.fr/article/944329/japon-radioactivite-empoisonne-vie-quotidienne-japonais

vendredi 1 juin 2012

Après le carbone, l'azote menace l'environnement

Ce gaz, qui constitue la majorité de l'air que nous respirons, peut être nocif pour l'environnement s'il est produit en excès...
On en respire tous les jours à pleins poumons, et pourtant l’azote pourrait être mauvais pour l’environnement. Lorsque le cycle naturel de l’azote est perturbé, notamment par les engrais chimiques qui apportent des nitrates aux cultures pour accélérer leur développement, de nombreux dégâts, de l’eutrophisation des eaux à la perte de biodiversité, peuvent se produire dans l’environnement.
Dans une interview au journal New Scientist, Allison Leach, scientifique à l’université de Virginie, explique pourquoi nous devrions nous pencher sur notre «empreinte azote»: «Nous sommes inquiets au sujet de l’azote réactif, confie-t-elle, c’est-à-dire tout l’azote qui n’entre pas dans la constitution de 80% de notre atmosphère. Ces autres formes d’azote peuvent circuler dans les eaux, l’air et la terre et avoir des impacts négatifs en cascade sur l’environnement et la santé humaine.»

Les élevages émettent trop d’azote

Pollution atmosphérique, pluies acides, pertes de biodiversité… L’azote serait responsable de nombreux dégâts. Les principaux coupables seraient les engrais azotés, qui apportent des nitrates en excès dans les sols et provoquent l’eutrophisation des eaux. Les plages bretonnes, où les algues vertes se développent rapidement grâce aux nitrates qui flottent dans les rivières, sont un des exemples des perturbations que peut provoquer l’excès d’azote provenant de l’agriculture. Certains processus industriels augmentent également la concentration d’azote dans l’air. D’après l’European Nitrogen Assessment de 2011, la France émettrait ainsi 40kgs d’azote excédentaire par hectare et par an. Les Pays-Bas atteignent plus de 120kgs.
Allison Leach a développé un «calculateur azote» qui permet à chacun de mesurer sa part d’émissions azotées: comme pour le carbone, ce sont les gros mangeurs de viande qui obtiennent les plus mauvaises notes. Car pour produire un steak, il faut nourrir un bœuf avec une grande quantité de végétaux souvent produits à grands renforts d’engrais. Et les élevages produisent de grandes quantités de lisier, riches en nitrates. Pour résoudre le problème, une limitation de l’usage des pesticides et une meilleure gestion des épandages seraient nécessaire. A titre individuel, Allison Leach conseille de réduire sa consommation de viande. A condition de ne pas se rabattre sur des légumes cultivés avec des engrais chimiques.

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