mercredi 30 novembre 2011

La maison écolo qui se chauffe pour 50 € par an

Discrètement posée sur les collines de Nîmes, cette petite maison en bois réalise de sacrées performances énergétiques. Elle obéit à bon nombre de préceptes écologiques et le coût pour la chauffer est dérisoire. Pour l’exemple, la Capeb 30 y organisait hier une visite, ouverte aux professionnels et au grand public, dans le cadre de la sixième édition de la Semaine de la construction saine.
La construction de cette maison de 72 m2 il y a deux ans sur une jolie parcelle de 2 000 m 2 n’a coûté que 80 000 € à sa propriétaire, Catherine Serre. Enseignante en arts appliqués au lycée des métiers Mistral, celle-ci a tout de même assuré à peu près 40 % de la réalisation en autoconstruction, ce qui, évidemment, permet de belles économies.
"Je me suis occupée du gros œuvre, des enduits intérieurs, de l’électricité, de la plomberie", détaille-t-elle. Le reste, c’est l’entreprise spécialisée Domabois qui l’a exécuté : la structure, la toiture et les bardages en bois (du pin douglas du centre de la France), les murs constitués de caissons de bois garnis de ouate de cellulose soufflée, les panneaux de fibres de bois en isolation extérieure.
Chauffée pour l'hiver avec une stère de bois
"Je me suis chauffée l’hiver dernier avec un stère de bois, soit à peu près 50 €. Un feu tous les quatre jours suffit. Faire des économies d’énergie, c’est en soit une démarche écologique", revendique la propriétaire face aux baies vitrées qui font le plein des rayons du soleil bas de l’hiver.
Une démarche parfaitement globale, puisque, outre le chauffage au bois (un poêle en situation centrale dans un logement ouvert favorisant la circulation de la chaleur), l’habitation, posée sur des pilotis habillés de pierre sèche, est équipée de panneaux solaires thermiques pour l’eau chaude sanitaire, de toilettes sèches, d’un système de récupération de l’eau de pluie (pour le jardin)...
Et bientôt d’un système de phyto épuration pour traiter les eaux usées (hors WC). La totale quoi.
Une maison bioclimatique, en pierre du Pont du Gard et paille, à Saint-Bonnet-du-Gard, sera ouverte à la visite vendredi, à 14 heures. Réservations au 04 66 28 87 87. Covoiturage possible depuis Nîmes.
http://www.midilibre.fr/2011/11/29/la-basse-conso-a-1-600-eur-le-m2,422976.php

dimanche 20 novembre 2011

Orages : 4 départements en vigilance orange

Deux départements du Languedoc-Roussillon, l'Aude et les Pyrénées-Orientales, ainsi que la Corse-du-Sud et la Haute-Corse sont en vigilance orange en raison de "fortes précipitations orageuses", a annoncé dimanche Météo France. Selon Météo France, la situation pluvio-orageuse est "très localisée", mais nécessite "une vigilance particulière comte tenu de son intensité, des risques de stationnarité des orages et de la topographie des zones concernées".
Les pluies orageuses vont atteindre l'est du Roussillon dimanche soir et l'est de la Corse durant la journée de lundi. En cas d'orages, la vigilance orange invite notamment à limiter les déplacements et à éviter d'utiliser le téléphone et les appareils électriques.
Le centre de la station balnéaire de Banyuls-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales, s'est retrouvé sous les eaux dans la nuit de samedi à dimanche à cause d'un violent orage qui a également touché Cerbère, aux portes de l'Espagne, ont indiqué les pompiers. L'eau a recouvert les rues, montant jusqu'à mi-cuisse, inondant les rez-de-chaussée des habitations et des commerces et forçant les pompiers à intervenir au total 35 fois pour évacuer les habitants ou les transférer à l'étage. Les intempéries ont également provoqué des dégâts sur les routes et des chutes de pierres, ont dit les pompiers.
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/orages-4-departements-en-vigilance-orange-6831858.html

mercredi 16 novembre 2011

Pékin dessale l'eau de mer pour approvisionner ses 20 millions d'habitants

Des centaines de kilomètres de canalisation vont être installés pour relier la capitale chinoise aux usines de désalinisation...
D’ici cinq ans, Pékin pourrait être alimentée en eau de mer dessalée pour répondre à la demande croissante de ses habitants en eau, rapporte China Daily. Un projet vient d’être lancé par les autorités chinoises afin de relier la capitale à une nouvelle station de désalinisation située dans la baie de Bohai, grâce à des pipelines de 230km. La station coûtera 430 millions de yuans (48,9 millions d’euros) et devrait produire 100.000 mètres cubes d’eau par jour en 2012, puis un million de mètres cubes d’ici à 2015.
Il existe déjà 65 usines de dessalement en Chine, qui fournissent plus de 600.000 mètres cubes d’eau par jour. Mais avec une demande en eau potable qui avoisine les trois millions de mètres cubes quotidiens, Pékin a besoin de nouvelles sources. Toutefois, le dessalement de l’eau de mer présente l’inconvénient d’être très coûteux en énergie, et pourrait faire considérablement augmenter le prix de l’eau.
Autre inquiétude soulevée par ce projet: la pollution de la baie de Bohai, victime d’une marée noire en juin dernier, se retrouvera-t-elle dans les eaux de Pékin? Selon un expert de l’université de Tsinghua, rien à craindre: l’eau sera retraitée et ne présentera pas de risques pour la population.
http://www.20minutes.fr/article/823616/pekin-dessale-eau-mer-approvisionner-20-millions-habitants

samedi 5 novembre 2011

jeudi 3 novembre 2011

Ils ont fait leur révolution verte

Grenelle ou pas, certains ont franchi le pas tout seul : mariage 100% bio, couches lavables, produits de beauté faits maison, plantations sauvages dans les capitales européennes... voici quelques exemples d'initiatives personnelles qui, à défaut de changer la face du monde, ont au moins bouleversé leur quotidien.

A voir sur ce lien.....
http://lci.tf1.fr/developpement-durable-environnement/ils-ont-fait-leur-revolution-verte-6802150.html

mercredi 2 novembre 2011

La réduction des émissions de carbone dans l'air du temps

L'empreinte écologique de l'aéronautique et la responsabilité des compagnies aériennes dans les pollutions diverses de l'atmosphère et le réchauffement climatique étaient en débat au Festival du Vent de Calvi...
Passionnante discussion dans le cadre du Festival du vent de Calvi sur l'empreinte écologique de l'aéronautique, comprenez la responsabilité des compagnies aériennes dans les pollutions diverses de l'atmosphère et le réchauffement climatique. Une bonne occasion d'entendre des acteurs convaincus, responsables certes de nuisances lourdes, mais engagés dans plusieurs combats contre les pollutions avec parfois les moyens du bord.

«Si le trafic devait doubler voire tripler, les effets des trainées seraient catastrophiques»

Le président de Air Corsica, partenaire historique du Festiventu, Philippe Dandrieux n'a pas été le moins déterminé à s'exprimer sur la responsabilité des transporteurs aériens et à engager sa compagnie sur la réduction de la consommation de carburant. Avec quatre Airbus A330 et sept ATR (avion de transport régional) de capacité inférieure, Air Corsica a des résultats prometteurs. Les ATR volent plus bas, moins vite, et sont économes en carburant «en raison» selon Dominique Dumas, dirigeant du constructeur, «de la technologie du turbo propre qui permet d'économiser 50 % de la consommation d'un petit jet sur une même ligne.» Pour les Airbus, Philippe Dandrieux a expliqué que «sur un vol Ajaccio-Marseille, qui dure 50 minutes, des corrections de route et d'approche, permettaient aux pilotes de gagner 5 minutes et d'économiser 10% de carburant. De même, les changements de moteurs anciens permettent à chaque fois d'économiser encore 10% supplémentaires».
Les chiffres clés de l'empreinte écologique de l'aérien semblent encore approximatifs et discutés: responsable de 2 à 3% des émissions de CO2 pour les uns, plutôt 5 à 6% pour d'autres. Ce qui apparait clairement, c'est que ces estimations ne prennent pas non plus en compte les jolies «trainées de condensation» dans le ciel qui émerveillent souvent les enfants, mais contribuent aussi au réchauffement climatique. Globalement au niveau mondial, on s'attend au minimum à un doublement du trafic en 2025. Et en conséquence à une courbe identique en trafic passagers comme sur l'empreinte écologique. Il y a donc bien urgence à améliorer la consommation, la masse, en construisant des avions plus légers, mais aussi l'administration et la gestion des vols et des routes.
Pour Pierre Caussade, en charge du développement durable chez Air France, «si le trafic devait doubler voire tripler, les effets de ces trainées seraient catastrophiques. Elles sont liées au degré d'humidité dans l'air. Il y a donc heureusement des jours où il n'y en a pas. Mais le bon moyen de les éviter serait d'informer les compagnies aériennes suffisamment à l'avance, du taux d'humidité dans l'air, de sorte que les avions voleraient plus haut ou plus bas...» «Nous avons en effet une mauvaise connaissance et peu de données sur les trainées. Airbus, Air France et Météo France ont engagé un programme de travaux du nom de «Mosaïc». On sait, a dit Raphaël Shaffield, marketing manager chez le constructeur européen, que c'est un domaine dans lequel on peut agir. La durée de vie d'une trainée est au pire d'une journée, alors que les gaz à effets de serre dispersés dans l'atmosphère durent au moins une centaine d'années, plus pour certains».

Le train vivement critiqué

Laurent Magnin, président de la compagnie XL Airways a tenu un discours plus passionné et un peu plus «politique»: «Les consommateurs ont changé. Ils ont bougé et ils ont fait bouger les choses dans l'aérien. Plus les chiffres seront précis, mieux on se portera. Il faut fixer des règles de conduite identiques à l'ensemble des opérateurs. Actuellement, les compagnies paient des taxes dans certains pays, pas dans d'autres ! En vérité, c'est un gouvernement mondial sur la pollution dont nous avons besoin».
«En Europe, il y a plus de cinquante compagnies régionales. Chaque jour, la réduction du poids des sièges fait gagner 150 kilos à chaque vol dans chaque avion et produit des effets positifs. En outre les ATR présentent de nombreux avantages: ils ne volent pas sur de longue distance, pas en haute altitude, ni à grande vitesse». Dominique Dumas poursuit en rappelant qu'avec l'aérien, «on peut se satisfaire de trois ou quatre liaisons quotidiennes sur une ligne alors que sur le même trajet, le train propose une liaison toutes les heures pour des raisons de fréquence de desserte. Or, un TGV, c'est l'équivalent en passagers d'un 747. En vitesse de croisière, il produit beaucoup plus de bruit qu'un Airbus au décollage, l'emprise au sol et l'impact sur l'environnement ne sont pas négligeables, et la SNCF ne vous dira jamais quels sont les volumes d'herbicides qu'elle utilise pour l'entretien des voies». Laurent Magnin (XL Airways) considère que «on nous a enfumé avec toutes les comparaisons entre l'avion et les autres moyens de transport. Comme nous sommes confrontés à la défense d'intérêts, il faut mettre en place des moyens de comparaison indépendants. Y compris pour nous permettre, à nous transporteurs, d'être mieux informés. Les poids lourds par exemple, polluent quotidiennement de façon inouïe. La comparaison entre TGV et moyens porteurs comme les ATR, sur des distances courtes, ne me parait pas pertinente. Si on veut faire des comparaisons utiles, il faut analyser tout le champ d'impact de chaque moyen de transport, de sa conception à son démantèlement».
Jean-Stéphane Dévisse, de WWF, lui, «n'attend pas beaucoup des chiffres fournis par des défenseurs d'intérêts différents, en ajoutant que l'on ne connait pas les périmètres d'analyse de ces chiffres et de ces comparaisons. En revanche, nous sommes tous d'accord pour accepter l'idée que l'avion est un peu incontournable pour les insulaires. Mais la consommation en kérosène doit être compensée par le souci de faire des économies d'énergie dans d'autres secteurs d'activité polluants. La France a beaucoup développé le principe de précaution: il doit permettre d'agir sans attendre de tout savoir et de réduire ainsi les émissions. Le changement climatique, qui suscite beaucoup de polémique, peut se mesurer par les analogues climatiques. La Balagne aujourd'hui, par exemple, c'est la Sardaigne il y a 20 ans. Avec la courbe annoncée d'élévation de la température sur la planète de 3 à 4 degrés à la fin du siècle, La Balagne vivra avec le climat de la Mer Rouge aujourd'hui!»
«Il y a quand même, explique Pierre Caussade, des chiffres vérifiés et validés par les Administrations et les commissaires aux comptes. Par km et par passager, il est admis que le TGV produit 22 grammes de CO2, un autocar, 25, et un avion 240! Une tonne de carburant c'est environ 3,15 tonnes de CO2 potentielles. Sur l'ensemble du réseau Air France, nous consommons, c'est une moyenne, 3,7 litres de carburant par passager et par km. Mais ce chiffre peut descendre à 2,4 litres sur un vol Paris-La Réunion.» «Vous ne tenez pas compte de l'effet trainées rétorque Sandrine Mathy du Réseau Action Climat, et les consommations sont différentes sur les lignes courtes en raison de la part des décollages et des atterrissages.»

Des projets en stock pour diminuer l'empreinte carbone

Pour autant Air France pratique des essais de vols à émissions réduites. C'est le cas d'un test récent sur la ligne Toulouse-Paris, le projet «César», dont le vol a diminué de 50 % ses émissions de CO2 grâce à un bio-carburant à base d'huiles usagées retraitées, un allègement du poids de la cabine, une diminution du poids de chaque siège de 4,5 kilos. L'appareil monte en continu sans palier jusqu'à 34 000 pieds au lieu de 24 000, et descend sans palier selon une trajectoire parfaite. Cette réduction représente l'équivalent de six cents vols Paris-Toulouse chaque année.
Une fois encore montré du doigt par Laurent Magnin, «le train dit-il, perd un argent faramineux, et ce sont les contribuables qui paient, alors que l'avion, lui, n'est pas aidé. Le consommateur paie le vrai prix, et si les compagnies aériennes n'acquittent pas la T.I.P.P (taxe intérieure sur les produits pétroliers), c'est parce que ces mêmes compagnies prennent en charge les frais de contrôle et le coût des terminaux, coûts répercutés sur le prix des billets que le voyageur achète. Mais ce n'est pas tout: la SNCF a largement abandonné le fret depuis 25 ans et les effets sur la vie quotidienne sont énormes: sur l'utilisation des automobiles, sur le transports routiers, sur la saturation des réseaux de RER...»
«Les «politiques» doivent assumer leurs responsabilités et prendre des décisions volontaristes, reprend Laurent Magnin. Dans le passé, en fixant de nouvelles normes de consommation de carburant, ils ont de fait, condamné la «Caravelle», fleuron de l'aéronautique nationale, qui consommait 4000 litres de carburant pour transporter 99 passagers. Les constructeurs ont donc conçu l' Airbus A300 qui consomme 1000 litres de moins pour transporter 150 passagers.»
Raphaël Schaffield (Airbus) explique que «la réflexion doit porter sur toute l'architecture du système de transport aérien et terrestre. Air France bénéficie déjà des avancées technologiques, notamment l'allègement des sièges, sur plus de quatorze vols quotidiens qui ont réduit de 10% leurs émissions de CO2». «Le contrôle aérien peut encore améliorer ces performances en travaillant sur les routes» confirme Philippe Dandrieux (Air Corsica).
Pour revenir à l'altitude de croisière initiale du débat, Jean-Louis Caffier, a relancé l'espérance sur les pistes d'avenir. Peut-on mettre en oeuvre, demande-t-il, des solutions concrètes, sur des lignes régulières, le contrôle aérien présentant l'avantage de pouvoir appliquer des solutions très rapidement, en trois à six mois. Dominique Dumas (ATR) n'a pas de crainte: «La Finance ayant aussi des vertus, le poids financier du carburant oblige tous les acteurs de l'aérien à trouver des solutions». Tous s'accordent à dire in fine, que c'est l'intermodalité (plusieurs modes de transports organisés de façon cohérente pour les usagers) dans l'aérien qui offrira des solutions équilibrées et efficientes. Mais qu'il conviendra de travailler sur des données incontestables et transparentes.
Ce ne fut pas une conclusion mais une remarque faite par Sandrine Mathy (Réseau Action Climat) en cours de débat, et qui vaut interpellation du citoyen en forme de boutade sérieuse: «Si nous voulons diviser par deux les émissions de CO2 d'ici à 2050, soit deux tonnes par usager, cette économie représente un AR Paris-New York. Donc vous pouvez allez à New-York cette année, mais vous reviendrez un an plus tard!» Voilà qui donne un aperçu très parlant de la responsabilité individuelle qui pourrait ajouter ce bénéfice aux 80 millions de tonnes de CO2 économisés chaque année si les conditions et les normes de l'expérience "César" menée par Air France sur la ligne Paris-Toulouse était généralisées aux avions de la compagnie.
http://www.20minutes.fr/article/815424/reduction-emissions-carbone-air-temps